Meriem Bensalah, La future chef du patronat



Meriem Bensalah, La future chef du patronat
Sauf coup de théâtre, Meriem Bensalah Chaqroun devrait être la première femme marocaine à diriger la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), le 16 mai prochain, jour de l'assemblée générale élective du patronat. La directrice générale des Eaux minérales d'Oulmès est candidate unique au poste de président de la CGEM, après le retrait des autres postulants, qui à l'instar du président sortant, Mohammed Horani et Abdelillah Hifdi, président de la Fédération nationale des transports routiers, ne tarissent pas d'éloges à propos de cette leader au brillant parcours.

Soutien inconditionnel
Sur l'insistance de plusieurs chefs d'entreprises, de présidents de fédérations et d'unions régionales de la CGEM, Mohammed Horani, qui a évité d'évoquer le bilan de son premier mandat à la tête du patronat pour ne pas anticiper l'assemblée générale, était parti pour briguer un second mandat mais à condition qu'il n'y ait pas un autre postulant.
Ayant appris la candidature de Meriem Bensalah Chaqroun, le président sortant, en militant de la parité genre au sein de la CGEM, a renoncé à sa candidature afin de soutenir la première femme marocaine à briquer la poste.
Félicitant M. Horani qui a “conduit brillamment la CGEM durant toute cette période agitée (crise économique, ndlr)”, Abdelillah Hifdi, président de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) a pour sa part confié avoir retiré sa candidature juste après avoir appris celle de Mme Bensalah Chaqroun.

Un signal fort au gouvernement et au monde
Meriem Bensalah sera donc la première femme à la tête de la CGEM, une entité fondée depuis près de 65 ans.
Abdelillah Hifdi y voit “un signal fort” envoyé par l'entreprise marocaine au gouvernement, mais également au monde entier. “Dans notre région arabo-africaine ce sera la première fois qu’une femme va être à la tête du patronat. C’est donc un signal très fort à l’extérieur du Maroc”, s'est réjoui M. Hifdi.
Pour lui, “avec la candidature unique de Meriem Bensalah Chaqroun, la CGEM va gagner en cohésion et en force... Le premier signal de Meriem Bensalah Chaqroun a été de choisir comme vice-président Salahedine Kadmiri qui préside la commission PME-PMI.”
Abdelillah Hifdi n'a pas manqué, à dessein, de lancer un appel à la future présidente de la CGEM, afin de lever les clivages entre entreprises selon la taille de celles-ci.

“J’aimerai qu’on ne reproduise pas le modèle français qui a vu la création d’ une Confédération générale des PME en laissant le MEDEF pour les grandes entreprises. La CGEM doit travailler sur les dossiers de la PME, garantir l’accès au financement et drainer l’informel vers le secteur formel.” Abdelillah Hifdi, président de la FNTR.
Mais qui est Meriem Bensalah Chaqroun, qui va diriger la CGEM dans une conjoncture économique encore difficile?

Une femme au brillant parcours
La future chef du patronat marocain est diplômée de l’Ecole supérieure de commerce de l’Université Paris 9 Dauphine et de l’Université de Dallas aux Etats-Unis, où elle a obtenu un MBA en finances. Meriem Bensalah est actuellement la directrice générale des Eaux minérales d’Oulmès, filiale du holding familial Holmarcom qu’elle a intégré en 1990.

En 2005, elle a été classée 21e du Top 50 des entrepreneuses arabes par le célèbre magazine américain Forbes.
À l’époque, elle avait réalisé un chiffres d’affaires de 70 millions de dollars avec les Eaux minérales d’Oulmès.
Meriem Bensalah est aussi membre du Conseil monétaire de la Bank-Al Maghrib. Elle est également présidente du Conseil euro-méditerranéen pour la médiation et l’arbitrage.  Elle a par ailleurs été présidente du Festival de Casablanca et commissaire de la Journée mondiale de la Terre célébrée à Rabat en 2010.
Mme Bensalah Chaqroun dirigera-t-elle la CGEM avec autant de brio? Il faudra attendre trois années pour en connaître le bilan, mais sa tâche se présente d'emblée comme étant ardue.
Il s'agit en effet pour la future présidente dans un contexte de crise économique, de renforcer la CGEM dans son rôle de représentation et de défense des intérêts des entreprises; d'agir dans le sens de la levée des clivages entre entreprises, sans oublier l'amélioration du climat des affaires, ou encore la réforme du Code du travail et la loi sur la grève. Le tout, en maintenant des relations jusqu'ici cordiales entre le nouveau gouvernement et la confédération des entrepreneurs.

“Ce gouvernement a tellement promis de choses. J’ai peur qu’ils nous entraînent dans une surenchère de charges sociales sans fin. Il faut qu’ils revoient leur copie pour une meilleure gestion des équilibres dans notre société. Tout ce qui est possible on le fera, mais les entreprises sont très impactées par la conjoncture de crise que nous connaissons.” Abdelillah Hifdi.


Au fait maroc



         
 
                         
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