Marché boursier : La prime de risque s’apprécie



Marché boursier : La prime de risque s’apprécie
Quel sera le niveau de la prime de risque de la Bourse pour les trois prochains mois? Quelle est la méthode de calcul la plus adaptée pour le marché marocain? Telles sont les principales interrogations auxquelles tentent de répondre les analystes d’Attijari Intermédiation (ATI). Dans leur seconde édition trimestrielle de la prime de risque du marché qui représente la rémunération supplémentaire exigée par un investisseur pour la détention d’un actif au rendement incertain par rapport à un actif sans risque (souverain), la tendance est clairement à la hausse sur les trois méthodes (prospective, historique et par sondage). Ainsi, le mode de calcul par sondage qui a été retenu par ATI, vise à déterminer la rentabilité annuelle exigée par les investisseurs en Bourse sur un placement supérieur à 5 ans. Cette méthode qui consiste en l’envoi à un échantillon d’investisseurs préétabli d’un questionnaire précis, fait ressortir une progression de 1,4% de la prime de risque qui s’établit à 9% au terme de 2011. Celle-ci représente la moyenne des primes calculées pour chaque catégorie d’investisseurs. ATI a ainsi déterminé quatre catégories d’intervenants sur le marché (institutionnels/OPCVM/Banques, acteurs de référence, particuliers et investisseurs étrangers) avec des pondérations différentes. Ces pondérations tiennent compte du niveau d’interventionnisme de chaque catégorie sur le marché ainsi que de l’appréciation que se fait ATI de leur qualité. La catégorie «acteurs de référence», à titre d’exemple, comprend des personnes ayant assez de recul sur le marché leur permettant d’apprécier une prime de risque relativement réaliste. «A cet effet, nous lui avons appliqué une pondération de 20%», est-il indiqué dans l’étude.
Cette approche par le sondage semble, selon la société de Bourse, être la plus adaptée au marché marocain. «Elle fait l’objet d’un consensus des différents acteurs et tient compte de plusieurs aspects», soutient ATI. Elle intègre, en effet, l’impact du contexte politique, régional et international sur l’aversion au risque des différents intervenants sur le marché. La perception future des investisseurs quant à l’évolution future du climat économique et des réalisations des sociétés cotées est également prise en compte dans cette méthode. Méthode qui intègre, aussi, la limite du marché en terme de diversification à l’international et le manque d’opportunités de placement et d’arbitrage localement.
A l’inverse, les méthodes historique et prospective reposent respectivement sur la différence entre la rentabilité du Masi et celle des obligations souveraines ainsi que sur l’actualisation des résultats nets prévisionnels du marché paraissant non représentatives de la totalité des spécificités du marché boursier. Elles ne prennent pas en compte que «l’acte d’investir revêt une dimension de plus en plus psychologique et subjective».


l'economiste


         
 
                         
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