Management des risques : Trop cher pour les patrons!



Peu de sociétés d’assurance ont un plan de continuité des activités.
Sa mise en place, trop coûteuse.

Les résultats du secteur de l’assurance, au premier semestre 2009, ont révélé une bonne tenue de l’activité malgré la conjoncture économique. La profession réalise en effet un chiffre d’affaires de 11,4 milliards de DH soit une croissance de 11,4% par rapport à la même période l’année dernière.
Le secteur est porté essentiellement par l’assurance non vie. Quant à l’assurance vie, elle continue sur une croissance à deux chiffres contribuant à hauteur de 3,1 milliards du chiffre d’affaires. Finalement, et si le principal risque pour les assureurs venait de l’intérieur? «Aujourd’hui, les situations de crise interne sont considérées comme des risques majeurs», relève Fouad Douiri, président du directoire de RMA-Watanya. Celui-ci intervenait lors du séminaire de la FNACAM sur le «Risk Management», organisé la semaine dernière à Casablanca.
Les leçons du passé, notamment l’incendie de l’usine de matelas Rosamor ou celui du siège social du Crédit Lyonnais en 1996, rappellent l’importance de la mise en place du plan de continuité des activités (PCA).
Cependant, peu de dirigeants franchissent le pas. Ceux-ci s’en tiennent à la lourdeur et au coût de sa mise en place. D’autant plus que sa valeur ajoutée est quasi nulle. Mais pour autant, le PCA permet notamment de se prémunir contre les pertes qui peuvent dans certains cas engendrer la cessation d’activité.
Pour les entreprises cotées à la Bourse, la mise en place de ce dispositif s’impose doublement. D’abord en termes de business, autrement dit, la réactivité de l’entreprise en cas de sinistre majeur (le Crédit Lyonnais a redémarré ses activités vitales, en 24 heures, dans un site de repli, après l’incendie du siège social). D’un autre côté, il permet notamment de réduire l’impact du sinistre sur l’image de l’entreprise.
Depuis 2007, la mise en place d’un plan de continuité des activités (PCA) est obligatoire pour les établissements bancaires. Pour les sociétés d’assurance et de réassurance, l’obligation se situe tout au moins au niveau de la mise en place d’un Plan de secours informatique (PSI), une composante du PCA. L’objectif étant d’assurer une continuité des opérations métiers en cas de survenance d’un incident.

Risques
Selon une enquête de l’Association marocaine de risk management (Amrim) publiée en 2008, 24% des patrons ne possèdent aucune cartographie des risques. L’enquête révèle que les risques opérationnels (défaillance des collaborateurs, du matériel, etc.) sont les plus identifiés, soit 44% des cas. Pour 40% des dirigeants interrogés, le principal organe concerné par la fonction de risk management reste la présidence.
Par contre, le sondage révèle que 48% des chefs d’entreprises sont sensibles à la nécessité d’outiller leur entreprise contre le risque

leconomiste.com


         
 
                         
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