Les sociétés d’intérim dénoncent l'anarchie



Anarchie, pratiques illégales et législation inadaptée à la réalité de l'économie nationale sont autant de facteurs décriés par les professionnels du secteur de l'intérim.
Le secteur de l'intérim au Maroc souffre d'une situation anarchique qui freine son développement. Plusieurs problèmes se posent et bloquent le dynamisme de cette activité qui emploie près de 150 000 personnes. Les professionnels tirent la sonnette d'alarme et appellent à une réorganisation de ce secteur prometteur. «L'état des lieux du secteur du travail intérimaire est catastrophique. Ces dernières années, l'emploi informel gagne de plus en plus du terrain et se développe d'une manière inquiétante. Les abus sont légion et mettent en péril aussi bien les salariés que les entreprises employeuses», déclare à ALM Dominique Ney, directeur général d'Adecco Maroc, l'une des sociétés leaders du marché.
Ce développement anarchique du travail intérimaire est également dénoncé par l’Association des entreprises de travail temporaire transparentes et organisées (AETTO). Son président, Jamal Belahrach, s'indigne: «Le manque de transparence totale des entreprises affecte sensiblement le travail dans ce secteur. Nombreuses sont les sociétés qui ne déclarent pas leurs salariés à la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale), entre autres. En outre, il y a un laisser-aller. Les sociétés spécialisées dans le travail intérimaire pullulent sans contrôle».
En principe, la société de travail temporaire doit déclarer ses intérimaires à la CNSS, les rémunérer sur la base de la grille de l'entreprise client et leur payer les charges patronales et les allocations familiales. La société est également tenue de souscrire une assurance contre les accidents du travail. Toutefois, les abus sont légion.
Autre facteur par les opérateurs du secteur, les dispositions du code du travail. «La législation en matière de travail intérimaire ne correspond pas à la réalité de l'économie nationale. Son seul avantage est qu'elle reconnaît officiellement le travail intérimaire», indique M. Belahrach. C'est l'article relatif à la durée du contrat qui suscite plus de critiques. Selon le code du travail, le contrat de travail temporaire est conclu pour six mois non renouvelables. Pour les acteurs du secteur, cette disposition pose un sérieux problème pour le développement du travail intérimaire au Royaume.
Ils appellent ainsi à une révision des textes et à une réorganisation de tout le secteur. «Il faut mettre en place des mesures et des règlements qui immunisent le secteur contre les pratiques illicites. Des mesures qui protègent aussi bien les intérêts des travailleurs intérimaires en leur garantissant de bonnes conditions de travail que ceux des entreprises employeuses en leur permettant d'avoir un partenaire fiable et transparent», souligne M. Belahrach avant de conclure que «l'intérim représente un moyen efficace pour la résorption du chômage et son évolution est fortement tributaire de sa réorganisation».

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