Les professionnels de l'huile d’olive, sont en guerre contre le vrac



Les professionnels de l'huile d’olive, sont en guerre contre le vrac
Comment se comportent les Marocains face «aux produits de qualité » issus de l’olivier ? C’est la grande question qui a dominé le débat organisé hier mardi à Casablanca sur la filière oléicole. Tout particulièrement, l’appréciation que fait le consommateur des produits conditionnés: olives de table et huiles vierge et extra vierge. Ceci, à la lumière d’une étude réalisée par Meda Consulting au profit de la Fédération Interprolive. Selon son manager, Abderrahman Ramdaoui, l’enquête a été effectuée sur deux ans auprès d’un échantillon de 100 ménages. Elle a principalement ciblé les jeunes et moins jeunes. Des sondages basés sur des dégustations de différentes catégories d’huile ont été également réalisés lors de la dernière édition du Salon international de l’Agriculture de Meknès. 

Le constat qui se dégage, a trait au poids de la tradition. «Les adultes ayant toujours la préférence pour le gout acide de l’huile d’olive», est-il relevé. En revanche, les jeunes n’ont pas une bonne appréciation de l’huile d’olive, en vrac ou conditionnée. Chez cette population, l’huile d’olive n’est pas perçue comme une matière grasse bien qu’une grande sensibilité est ressentie quant aux aspects nutritionnels et sanitaires. Ce qui dénote une méconnaissance des propriétés et spécificités des produits de l’olivier.   

Pour ce qui est des olives de table, la préférence du vrac porte à croire que les questions de salubrité et d’hygiène sont mal comprises. De plus, le commerce moderne semble être marginal dans l’approvisionnement des ménages. Sans oublier aussi que la consommation des produits oléicoles reste essentiellement domestique. L’enquête révèle en effet, que la restauration collective utilise peu ces produits.
D’où la nécessité d’élaborer des orientations stratégiques de communication.

L’étude retient plusieurs axes. A commencer par des spots publicitaires, l’affichage et les débats scientifiques sur les vertus nutritionnelles des produits oléicoles. Elle suggère aussi des actions de sensibilisation vers les milieux scolaires et estudiantins. L’objectif est d’amener les consommateurs qui préfèrent le vrac à s’orienter vers les produits à la traçabilité assurée. «Mais encore faut-il encourager le développement des marques et combattre le vrac», dénonce Hassan Débagh, président de la Fédération des industries de la conserve des produits agricoles du Maroc. Ce qui est une entreprise fort laborieuse tant que la loi sur la sécurité sanitaire des produits alimentaires n’est pas mise en application. Reste aussi le problème du financement des actions de communication préconisées par l’étude. Cela dépend de la promulgation de la loi sur l’interprofession dont l’un des aspects concerne la promotion aussi bien à l’intérieur qu’à l’export.

L'economiste


         
 
                         
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