Les plus importantes augmentations des prix sont celles des produits alimentaires !



Les plus importantes augmentations des prix sont celles des produits alimentaires !
L’indice de l’inflation alimentaire a augmenté de 4% au mois d’août par rapport au même mois de 2010. Les poissons et fruits de mer en hausse de 11,8% et les légumes de 11,4%. A l’inverse, les indice des télécoms ou de l’immobilier sont en baisse.
 
En dépit de l’envolée des prix des matières premières, le taux d’inflation au Maroc reste contenu à des niveaux relativement bas, puisqu’il excède rarement les 2% en moyenne annuel. Mais il y inflation et inflation, car si les prix des télécoms ou de l’immobilier baissent, ceux des produits alimentaires ne connaissent pas d’accalmie.
Par exemple, à fin août 2011, l’indice des prix alimentaires avait augmenté de 3,1% par rapport au mois précédent (au lieu de 1,4% pour l’indice global), de 4% par rapport au mois d’août 2010 (au lieu de 2,2% pour l’indice global) et de 1,7% sur les huit premiers mois de 2011 par rapport aux huit premiers mois de 2010 (contre 1,1% pour l’indice global). Manifestement, c’est l’alimentation (qui représente 41,4% du panier de la ménagère moyenne) qui constitue pour ainsi dire l’essentiel de l’inflation.
Tout le monde a pu constater ces derniers temps, en particulier depuis l’amorce de l’envolée des cours des matières premières sur le marché mondial, que malgré les efforts de l’Etat pour amortir le choc de ces augmentations sur la bourse du citoyen, les prix des produits alimentaires, industriels notamment, ont crû parfois de façon significative. C’est le cas en particulier des pâtes alimentaires, fabriquées à partir d’une matière première, le blé dur, non concerné par la subvention. Nizar Baraka, ministre des affaires économiques et générales, qui était notre invité la semaine dernière pour un débat sur la compensation (voir page 16), avait raison de souligner, à ce propos, la «forte dépendance» de la population, la classe moyenne singulièrement, aux subventions. Sans celles-ci, a-t-il révélé, l’inflation aurait été de 4,9% en 2010 au lieu de 0,9%.
Sauf que ces subventions touchent moins les produits alimentaires, si l’on excepte la farine nationale de blé tendre et même, depuis deux ans, la farine de luxe, ainsi que le sucre ; le gros de la compensation allant aux produits énergétiques. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’indice des prix de l’eau, de l’électricité, des combustibles et du logement (réunis dans un même poste de dépense) sont restés quasiment stationnaires. L’indice des prix du transport est lui carrément en baisse : -0,1% entre août 2011 et août 2010 et -0,3% sur les huit premiers mois de cette année par rapport à la même période de 2010. Les communications sont également en baisse, et très fortement, mais cela n’a rien à voir évidemment avec la compensation, mais principalement avec l’innovation et la concurrence qui caractérisent ce secteur.
La facture de l’enseignement évolue tout aussi rapidement, mais sa part dans les dépenses est faible
En revanche, là où l’action publique fait défaut, les hausses de prix sont très importantes. C’est le cas de l’enseignement : 4,6% en août 2011 et le même mois de 2010 et 4,6% sur les huit premiers mois de cette année par rapport aux mêmes mois de 2010. C’est un niveau très élevé et qui dépasse de loin celui de l’alimentation. A ceci près que les pondérations (le poids dans le panier de dépenses, pour simplifier) des deux ne sont pas les mêmes : pendant que l’enseignement représente en moyenne 6% des dépenses d’un ménage moyen, l’alimentation, comme déjà indiqué, dépasse les 40%. Encore heureux que le deuxième poste de dépense dans le groupe «alimentation», c’est-à-dire le pain et les céréales, reste “couvert” par la compensation !
Pour le reste des produits alimentaires, les prix, on le sait, sont déterminés par le marché ; et là les variations sont très fortes. Ceux qui ont l’habitude (ou la contrainte) de faire le marché, savent de quoi il retourne. Entre juillet et août de cette année, les prix des poissons et fruits de mer ont subi une hausse de 11,8%, les légumes 11,4% et les fruits 5,2%, selon le dernier indice des prix à la consommation publié par le Haut commissariat au plan (HCP). Et cette hausse ne concerne pas que la période estivale : cette tendance, en particulier pour le poisson et les légumes, est apparue depuis quelque temps déjà. Cela fait en effet un bail que la pomme de terre à 2 DH/kg, ou les navets à 4/5 DH le kg, pour ne prendre que ces deux exemples, ont déserté les étalages des marchands de légumes ! D’autres exemples parlant peuvent être évoqués. Depuis trois ans les prix du café et du thé se sont appréciés dans des proportions allant de 15% à 25%.
Si donc, à considérer l’indice global de l’évolution des prix, l’on est dans une situation de…désinflation, c’est principalement en raison de la quasi-stagnation des prix des produits non alimentaires.Sur le plan psychologique, le consommateur retient moins les baisses de prix, des produits électroménagers ou de communications par exemple, qui sont plutôt assimilés à de simples corrections tant ils étaient inaccessibles par le passé, que les hausses, parfois fulgurantes, des produits alimentaires. Mais il ne s’agit pas que de perception : c’est que les dépenses en alimentation relèvent du quotidien et, en deçà d’un certain seuil, elles sont incompressibles.


la vie eco

 


         
 
                         
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