Les ministères de l’Industrie et de l’Agriculture jouent la carte de la synergie



Les ministères de l’Industrie et de l’Agriculture jouent la carte de la synergie
Les deux départements ministériels ont décidé de coordonner leurs actions pour assurer la réussite des projets et chantiers menés conjointement.

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies et celui de l’Agriculture et de la Pêche maritime ont décidé de mettre la main dans la main pour mener de front leurs projets communs. En effet, étant donné que leurs périmètres d’action se joignent parfois et qu’ils interviennent dans des chantiers conjoints, les deux ministères ont décidé de coordonner leurs actions en vue d’assurer une meilleure réussite des projets et chantiers menés conjointement.

Ce qui peut être considéré comme un début de l’instauration d’une synergie dans l’action gouvernementale concernant certains domaines. En fait, le manque d’harmonisation dans les stratégies sectorielles a souvent été critiqué, puisqu’il génère une importante déperdition des efforts. Cette coopération concerne plusieurs chantiers présentés lors d’une rencontre, tenue à ce sujet entre les ministres de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, M. Abdelkader Aâmara, et de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, lors d’une réunion de travail, tenue récemment à Rabat. Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de mutualiser leurs efforts en vue de la concrétisation effective desdits chantiers. Il s’agit d’abord du projet de réforme des marchés de gros.

Concrètement, les deux ministres ont convenu d’associer leurs efforts afin de mettre en œuvre les actions nécessaires à l’implémentation du schéma d’orientation des marchés de gros de fruits et légumes, réalisé dans le cadre du plan Rawaj. De même, ils se sont mis d’accord pour lancer les démarches menant à l’opérationnalisation de ce plan à travers la mise en place de marchés de gros pilotes dans les prochains mois. Cette réforme, menée avec le concours du ministère de l’Intérieur, vise la modernisation des marchés de gros au niveau national.

Coordination

La coopération entre les deux départements porte également sur les abattoirs de viande rouge qui font l’objet d’un plan de mise à niveau. Ils ont notamment souligné l’importance d’accélérer les démarches visant à faciliter l’implantation des abattoirs privés. Ce qui devra se concrétiser par la mise en œuvre des contrats-programmes lancés avec les professionnels du secteur agricole dans le cadre du Plan Maroc Vert.
Ils joindront aussi leurs efforts en matière de la promotion des exportations des produits agricoles et agro-alimentaires. Ce qui donnera lieu à une coordination des actions promotionnelles en faveur du secteur, de renforcer les synergies et d’assurer un meilleur encadrement des opérateurs concernés.

Ce n’est pas tout. Les deux responsables se sont engagés à mettre en place un Comité de coordination interdépartemental qui se chargera de coordonner la position du Maroc lors des négociations commerciales et d’assurer le suivi de la mise en œuvre et l’analyse de l’impact des accords conclus. Par ailleurs, 425.000 tonnes de viandes rouges sont produites au Maroc annuellement. Ce chiffre devrait atteindre 450.000 tonnes à l’horizon 2014. Le Maroc dispose de 179 abattoirs municipaux, 674 tueries rurales, 12 unités de découpe et 35 unités de charcuterie.

Ce marché devra se développer à l’avenir, si l’on met en œuvre les mesures prévues par le Plan Maroc Vert. En fait, en ce qui concerne la filière bovine, la nouvelle stratégie agricole nationale prévoit l’augmentation de l’offre en volume et l’amélioration de la qualité. Objectif : 310.000 tonnes, soit 9 kg/an/habitant à l’horizon 2020. De même, les auteurs de ce plan tablent sur une meilleure accessibilité (prix, distribution) pour les consommateurs.

Contrat-programme

Deux axes de développement ont été retenus dans le contrat-programme signé entre le gouvernement et la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (FIVIAR) et qui court jusqu’à 2014.
Il s’agit du développement de modèles de productivistes, de l’agrégation sociale et de la valorisation des viandes et l’amélioration des conditions concernant l’identification du cheptel et traçabilité. On prévoit aussi la promotion de la consommation et de la qualité, la mise en œuvre de la réglementation régissant la filière viandes rouges et la mise à niveau de la réglementation des abattoirs (12 abattoirs à concéder et 8 privés intégrés).

Repères

L’évolution de la production des viandes rouges est due à l’augmentation des volumes de viandes bovines (+3 %) et à celle des viandes ovines (12,6 %).
Pour la filière ovine, l’objectif stratégique est l’augmentation de l’offre en volume et l’amélioration de la qualité. En chiffre, on vise 200.000 tonnes, soit 5 kg/an/hab à l’horizon 2020. De même, on prévoit de doubler, tripler les revenus des éleveurs.

Lahcen Oudoud, Le matin


         
 
                         
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