Les mesures de la CGEM en faveur de la création de l'emploi



Le patronat veut ouvrir un large débat sur la question de l'emploi et la lutte contre le chômage.
La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) parle, dans le cadre de sa «Vision 2020», de la création entre 2,5 et 3,5 millions d'emplois par an. Cette annonce a été faite par le patronat, mercredi dernier, à l'occasion de la présentation de sa vision 2020. Il s'agit, d'une «feuille de route pour l'entreprise marocaine et un référentiel lui permettant de contribuer efficacement au développement économique du Royaume», a annoncé le patron des patrons, Mohamed Horani, à cette occasion.

Il est à signaler que les propositions de cette Vision 2020 « comprennent 50 mesures, 95 actions dont 15 seront portées directement par la CGEM à court terme à la fois au niveau des chantiers structurants et sur la gouvernance public-privé », a fait savoir Mohamed Horani. En ce qui concerne la création d'emplois et la réduction du chômage, ce sont vingt mesures qui sont dans le pipe du patronat. Dans ce sens, les rédacteurs des propositions patronales en la matière (document rédigé par les membres de la commission emploi et relations sociales de la CGEM et dont nous avons copie) commencent par se poser quelques questions : « Tout le monde s'accorde à dire que le chômage est devenu une priorité nationale et que la situation ne peut plus durer. La question alors est pourquoi avons-nous du mal à sortir de ce fléau? Les mesures prises par les différents gouvernements ont-elles été efficaces? Le monde économique est-il suffisamment mobilisé ?»
La CGEM estime qu'il est temps de mettre cette préoccupation au centre du débat national auprès de l'ensemble des acteurs. En particulier les opérateurs économiques et politiques et les partenaires sociaux.

A travers ce débat, la CGEM souhaite les mettre tous face à leur responsabilité. «Nous ne pouvons plus mettre notre destin entre les mains des seuls investisseurs étrangers pour la création d'emploi», souligne le patronat dans son document. Il estime qu'il est même urgent de rétablir la confiance entre le monde économique, l'administration et les partenaires sociaux pour lutter efficacement et durablement pour la création d'emploi. Il propose ainsi de réinventer une «nouvelle forme d'intermédiation» dans le cadre du marché du travail avec une «flexibilité» mieux organisée qui soit accessible aux entreprises.

La CGEM s'est même fixé les défis à relever dans ce sens: « imaginer le travail de demain, changer le rapport au travail pour les salariés, avoir une vision nouvelle de l'entrepreneuriat et de l'entreprise, accepter le rôle fondamental des partenaires sociaux, ne plus former des compétences ou des filières dont le pays n'a plus besoin, voilà nos véritables défis pour les années à venir », lit-on sur ledit document. Le patronat débroussaille les pistes qui pourraient aider à la création d'emplois durables. Pistes qu'il propose au débat public afin d'inventer d'autres voies. Ses propositions sont le fruit, apprend-on, d'un benchmarking, d'expériences et de travail sur le terrain de la commission de la CGEM.

Ainsi, les entrepreneurs parlent de huit « préalables pour une lutte efficace contre le chômage ». Il s'agit de la reconnaissance nationale du rôle et de la mission de l'entreprise comme moteur principale de la croissance et de la création de l'emploi. L'acceptation formelle et le respect par les opérateurs économiques du principe de la non-précarité des salariés dans le développement de l'entreprise. L'acceptation de la flexibilité comme outil de management nécessaire pour le développement de l'emploi et de l'entreprise par l'Etat, l'administration et les partenaires sociaux. Inciter l'entreprise à assumer son rôle de formateur. Mettre l'emploi au cœur du dialogue social entre les entreprises et les partenaires sociaux.

Considérer l'employabilité des salariés comme un élément essentiel de lutte contre le chômage. Adopter le civisme économique en tant qu'état d'esprit permanent. Prendre en considération l'adaptabilité du code du travail en fonction de l'évolution de l'économie. Pour cela, la CGEM propose sept axes de réflexion. Il s'agit de créer de nouveaux contrats pour aider les entreprises privées à recruter. Repenser l'intermédiation pour fluidifier le marché du travail. Flexibiliser le marché de l'emploi en privatisant le placement des chômeurs. Développer l'accès à la formation pour tous. Alléger la fiscalité des salaires pour les jeunes diplômés. Adapter l'éducation et la formation aux besoins de l'entreprise. Développer les formations (bac+2) et en alternance pour plus de compétitivité.

Ainsi, la CGEM entend apporter des propositions pour réduire le taux du chômage qui, estime-t-elle, représente un grave problème étant donné que 18 % des jeunes diplômés sont au chômage. Elle propose le slogan « tous pour l'emploi » en tant qu'urgence pour « passer d'une vision idéologique à une vision pragmatique de l'économie de marché ».

Le matin


         
 
                         
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