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Les liquidités bancaires sous pression
Les tensions sur les liquidités bancaires s’intensifient. Comme nous l’annoncions dans notre édition du 20 février 2012, le besoin des banques a atteint des sommets historiques. A fin janvier, le déficit de liquidité se chiffre à 43,6 milliards de DH. Ce montant représente la différence entre les dépôts auprès des banques et les crédits qu’elles distribuent. C’est dire que le gap est colossal. Même en progression, l’évolution de l’épargne n’arrive toujours pas à dépasser la croissance des crédits. Pour continuer à en fournir, les banques se sont ruées sur le marché certificats de dépôt avec un montant total levé en 2011 de 3,6 milliards de DH. En parallèle, pour tenter de desserrer l’étau sur les établissements de crédit, Bank Al-Maghrib a augmenté ses interventions sur le marché monétaire. L’institut d’émission a porté le volume de ses injections à pas moins de 45 milliards de DH (30 milliards sur le très court terme et 15 milliards sur 3 mois).
Compte tenu de l’intensification des tensions sur les trésoreries bancaires, le taux interbancaire prend un coup. Ce taux sur lequel sont indexés les crédits qu’octroient les banques ressort, à fin janvier, à 3,3% en hausse de 2 points de base par rapport à fin décembre 2011. Même tendance haussière pour les taux de bons du Trésor à court terme, émis sur le marché primaire. Ils se sont, respectivement, établis à 3,38 et 3,39% pour les bons à 38 jours et 13 semaines. Les taux de bons du Trésor à maturité plus longue s’inscrivent, à leur tour, en hausse. Les augmentations vont de 2 à 105 points de base par rapport aux dernières émissions pour les BDT à 2, 5 et 30 ans pour se situer respectivement à 3,8, 3,99 et 5,02%. Dans ce sillage, les taux créditeurs ne sont pas en reste. Le taux moyen pondéré rémunérant les dépôts à 6 et 12 mois s’est accru de 21 points de base pour s’élever à 3,73% en décembre. Cela reflète des progressions de 23 points de base du taux des dépôts à un an et de 3 points de base de celui appliqué aux dépôts à 6 mois. S’agissant des conditions débitrices, les résultats de l’enquête de BAM auprès des banques pour le quatrième trimestre 2011 font ressortir une appréciation de 34 points de base du taux moyen pondéré à 6,65%. Cela traduit «l’augmentation des taux appliqués à l’ensemble des catégories de crédit», indique BAM. La cherté des crédits n’a pourtant pas constitué un frein pour la croissance des crédits en fin d’année: plus de 10% de progression pour l’ensemble des catégories de prêts à l’exception des crédits à l’équipement. l'economiste |
Communiqués de presse
Presse
Lancement de l’Université Lean 6 Sigma au Maroc, Jeudi 24 mai 2012.
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