Les indicateurs conjoncturels confirment la bonne orientation de l'activité économique



Les indicateurs conjoncturels confirment la bonne orientation de l'activité économique
Après un redressement de la situation économique nationale au deuxième trimestre de l’année en cours, les indicateurs conjoncturels disponibles relatifs au troisième trimestre confortent la bonne orientation de l’activité économique dans son ensemble. D’une part, la reprise progressive de l’activité de la zone euro, principal partenaire commercial du Maroc, est reflétée au niveau des exportations marocaines, particulièrement hors phosphate et dérivés, et au niveau des recettes de voyages et des transferts des MRE. D’autre part, en plus de la performance des activités primaires et tertiaires qui continuent à afficher des résultats positifs tout au long de l’année 2013, les activités secondaires ont montré, progressivement, des signes d’amélioration qui se confirment au troisième trimestre de cette année.

Afin de capitaliser sur les bons résultats atteints jusqu’alors au niveau du Plan Maroc Vert et de permettre un bon lancement de la campagne agricole 2013/2014, une série de mesures a été entreprise visant, notamment, l'approvisionnement du marché en quantités suffisantes de semences sélectionnées et d’engrais, la poursuite du programme d'assurance multirisque agricole sur une superficie de 600.000 hectares et la poursuite du programme national d'économie d'eau pour l'équipement de 50.000 hectares supplémentaires en irrigation localisée. Cette même campagne agricole sera marquée, également, par l'extension des aides financières dans le cadre du Fonds de Développement Agricole à 17 nouvelles espèces fruitières, aux équipements de pompage à énergie solaire et à la promotion des exportations agricoles.

Au niveau du secteur de la pêche, le volume et la valeur des débarquements de la pêche côtière et artisanale se sont raffermis, respectivement, de 11,1% et de 5,8% en glissement annuel à fin septembre 2013.

Les ventes de ciment, principal baromètre de l’activité du BTP, ont affiché une hausse de 3,4%, en glissement annuel, au troisième trimestre 2013, après des baisses respectives de 20,8% et de 4% au premier et au deuxième trimestres de la même année, augurant d’une relative reprise du secteur après un début d’année difficile, caractérisé par des conditions climatiques défavorables au secteur et par un ralentissement conjoncturel des activités immobilières. A fin septembre 2013, la consommation de ciment a affiché une baisse de 8,2%, après -11,7% à fin juillet 2013. De son côté, la production d’électricité a augmenté de 0,2% et de 0,6% au cours des mois de juillet et d’août de l’année 2013, respectivement, après -5,4% en juin de la même année, témoignant d’un redressement au troisième trimestre. A fin août 2013, elle a accusé une baisse de 1,9%, après un repli de 2,3% à fin juillet 2013. Pour sa part, la consommation d’électricité a diminué de 1,2% à fin août 2013, attribuable au repli de la consommation des clients de l’énergie électrique de haute tension de 7%, atténué par la hausse au niveau de la basse tension (+4,3%) et des distributeurs (+1,4%).

Sur le plan de l’activité productive du groupe OCP, la production de phosphate roche a affiché une hausse de 2,4% au cours du mois d’août 2013 par rapport au mois d’août 2012, pour clôturer les huit premiers mois de l’année en cours sur un retrait de 1,6%, après un recul de 2,2% à fin juillet 2013. Pour sa part, la production des dérivés a stagné à fin août 2013 après une hausse de 2,8% à fin juillet 2013. Sur un autre plan, la valeur des exportations de phosphates et dérivés s’est chiffrée à près de 29,4 milliards de dirhams à fin septembre 2013, en repli de 21,2% en variation annuelle.

L’indice de production des industries manufacturières a affiché une légère hausse de 0,2% au deuxième trimestre 2013, après une baisse de 0,7% au premier trimestre de la même année, augurant d’un redressement progressif de l’activité industrielle. Pour le troisième trimestre 2013, les chefs d’entreprises, interrogés dans le cadre de l’enquête de conjoncture du HCP, s’attendent à une quasi-stabilité, en glissement trimestriel, de la production du secteur manufacturier.

Le secteur touristique a montré une bonne orientation en glissement annuel, consolidée par une forte appréciation au cours du mois d’août 2013. Le nombre d’arrivées touristiques s’est renforcé de 7% et celui des nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement classés de 9% à fin août 2013. Au cours du seul mois d’août, le nombre d’arrivées a progressé de 35%, en lien avec la hausse du nombre de touristes étrangers de 15% et des MRE de 50%, et le nombre de nuitées de 28%, en rapport avec l’amélioration des nuitées des non-résidents de 16% et de celles des résidents de 55%.

Le secteur des télécommunications poursuit son évolution favorable à fin juin 2013, en ligne avec le comportement favorable de ses principaux indicateurs. Le parc global de la téléphonie mobile s’est apprécié de 6,9% et celui d’Internet de 30,3%, tiré, en grande partie, par le renforcement du parc 3G de 32,5%. En revanche, le parc de la téléphonie fixe, fortement concurrencé par la téléphonie mobile, a accusé une baisse de 9,6%.
Au cours de l’année 2013, la consommation des ménages se serait favorablement comportée, bénéficiant, d’une part, de la relative maîtrise de l’inflation (+2,2% pour l’IPC à fin septembre 2013), et d’autre part de la bonne tenue des revenus, en rapport, notamment, avec les effets positifs de la bonne campagne agricole, escomptés, particulièrement, au deuxième semestre de cette année, avec l’amélioration de la situation du marché de travail (création de 126.000 et 165.000 postes d’emploi rémunérés au premier et au deuxième trimestres 2013 respectivement), avec la progression toujours positive de l’encours des crédits à la consommation (+2,4% en glissement annuel à fin août 2013) et avec l’évolution positive des transferts des MRE (+0,9% à fin septembre 2013). De son côté, l’effort d’investissement se serait maintenu, en lien, notamment, avec la bonne tenue des recettes des IDE (+18,3% à 28,7 milliards de dirhams à fin septembre 2013), des émissions au titre de l’investissement du budget de l’Etat (28,1 milliards de dirhams à fin août 2013), des importations des biens d’équipement (+6,6% à fin septembre 2013) et avec la reprise des crédits à l’équipement (+0,7% à plus de 135,6 milliards de dirhams à fin août 2013).

Les transactions commerciales du Maroc avec le reste du monde ont été marquées, à fin septembre 2013, par une légère atténuation du déficit commercial de 1,1 milliard de dirhams ou de 0,8%, en glissement annuel, pour se situer à plus de 147,1 milliards de dirhams, dépassant la valeur des exportations de près de 11 milliards de dirhams. Le taux de couverture des importations des biens par les exportations a accusé une légère baisse de 0,2 point par rapport à la même période de l’année précédente pour s’établir à 48,1%. Cette tendance est le résultat de la baisse de la valeur des importations de 1,2%, soit à un rythme plus élevé que celui de la valeur des exportations (-1,7%) qui a été impactée par la baisse du chiffre d’affaires à l’export du groupe OCP (-21,2%). Hors OCP, les exportations des biens sont en hausse de 5,5% par rapport à fin septembre 2012.

La situation des charges et ressources du Trésor à fin août 2013 fait ressortir une légère hausse des recettes ordinaires de 0,5% pour s’établir à 130,6 milliards de dirhams, concrétisées ainsi à hauteur de 62% des prévisions initiales de la Loi de Finances. L’évolution de ces recettes recouvre l’effet conjoint de la hausse des recettes non fiscales de 18,5% et le repli des recettes fiscales de 1,8%. Ces dernières ont été impactées par le recul des impôts directs de 3,5%, particulièrement, l’IS (-12,1%), et des droits de douane de 19,8%, atténué, toutefois, par la hausse des recettes d’enregistrement et de timbre de 9,2% et la légère hausse des impôts indirects de 0,4%. Avec un taux d’exécution de 67,9%, les dépenses ordinaires ont augmenté, en glissement annuel, de 1,8%, en relation avec la hausse des dépenses de biens et services de 8,2% et des charges en intérêt de la dette de 15,3%, conjuguée à la baisse des dépenses de compensation de 19%. De leur côté, les dépenses d’investissement ont quasiment stagné à 28,1 milliards de dirhams, enregistrant un taux de réalisation de 59,2%. Compte tenu de ces évolutions, le déficit budgétaire s’est aggravé de 5,2 milliards de dirhams pour s’établir à 39,4 milliards.

Le taux d’accroissement de la masse monétaire a poursuivi son amélioration entamée en avril 2013, s’établissant à +6,4%, en glissement annuel, à fin août 2013 après +5,8% à fin juillet 2013 et +4% à fin août 2012. Cette évolution a résulté, particulièrement, de la hausse des réserves internationales nettes de 4,3% après un recul de 21,5% à fin août 2012, quoiqu’en décélération comparativement au taux enregistré le mois précédent (+5,8%). Quant aux crédits bancaires, leur rythme de progression a enregistré un ralentissement, en glissement annuel, passant à +2,6% après +6,4% un an auparavant, toutefois, en amélioration comparativement à celui enregistré le mois dernier (+2,2%). Cette décélération a concerné, particulièrement, les crédits de trésorerie, les crédits à la consommation et les crédits immobiliers dont les taux d’accroissement sont passés respectivement de +9,8%, +16,5% et +7,4% à fin août 2012 à +1,2%, +2,4% et +5,5% à fin août 2013. En revanche, les crédits à l’équipement se sont améliorés de 0,7% après une hausse de 1,2% à fin juillet 2013 et une baisse de 2% l’année précédente. S’agissant des créances nettes sur l’administration centrale, leur taux de progression a décéléré, s’établissant à +21,8% après +37,7% un an auparavant.
Au niveau du marché interbancaire, le déficit de liquidité bancaire s’est accru au cours du troisième trimestre 2013 comparativement avec le deuxième trimestre 2013. Cette évolution est en relation avec l’effet restrictif induit par la hausse de la circulation fiduciaire, certaines opérations du Trésor et les opérations sur les avoirs extérieurs. De ce fait, Bank Al-Maghrib a augmenté le volume de ses interventions d’injection de liquidités, essentiellement à travers les avances à 7 jours sur appel d’offres, dont le volume moyen a avoisiné 50 milliards de dirhams contre environ 46 milliards au cours du deuxième trimestre. La Banque centrale a également porté l’encours de ses opérations de refinancement à 3 mois à 20 milliards de dirhams, dont 6 milliards au titre des opérations de prêts garantis par des effets privés représentatifs de crédits destinés aux PME et TPE. Dans ce sillage, la moyenne trimestrielle du taux interbancaire moyen pondéré au jour le jour (TIMPJJ) a reculé de 2 points de base par rapport au trimestre précédent pour s’établir à 3,04%.
Du côté du marché primaire des bons du Trésor, les levées brutes du Trésor au titre du troisième trimestre 2013 ont augmenté de 14,4% par rapport au deuxième trimestre 2013 pour atteindre 45,3 milliards de dirhams. Elles ont été marquées par la hausse du recours du trésor aux maturités à moyen et à long termes dont les parts dans les levées sont passées respectivement de 28,3% et 0,8% au deuxième trimestre à 36,1% et 16,9% au troisième trimestre. La part des maturités à court terme s’est repliée à 47% après 70,8%. Au terme des 9 premiers mois de 2013, les levées brutes du Trésor se sont raffermies de 54% par rapport à fin septembre 2012 pour s’établir à 130,8 milliards de dirhams, orientées principalement vers le court terme à hauteur de 60% après 25,8% à fin septembre 2012. Quant aux remboursements du Trésor, ils se sont appréciés, en glissement annuel, de 67,1% pour s’élever à 83,8 milliards de dirhams à fin septembre 2013. Compte tenu de ces évolutions, l’encours des bons du Trésor émis par adjudication s’est apprécié, par rapport à fin décembre 2012, de 13,2% pour s’établir à 403,8 milliards de dirhams. Concernant l’évolution des taux moyens pondérés primaires des bons du Trésor, au titre du troisième trimestre 2013, les taux à court et à moyen termes ont enregistré des baisses, alors que les taux à long terme se sont orientés à la hausse.

Les indicateurs de la Bourse de Casablanca ont maintenu leur tendance baissière au cours du troisième trimestre 2013, avant d’enregistrer un rebond technique au cours du mois de septembre. Les deux indices MASI et MADEX ont atteint leur plus bas niveaux le 29 août, enregistrant des baisses respectives par rapport à fin décembre 2012 de 10,7% et de 10,9%, avant de s’orienter à la hausse et clôturer le trimestre sur une hausse de 3,1% chacun par rapport à fin août 2013 et ramenant, ainsi, leurs replis par rapport à fin décembre 2012 à -7,3% et -7,5% respectivement. Pour sa part, la capitalisation boursière a enregistré une hausse, par rapport à fin août 2013, de 3,2%, tandis qu’elle demeure en baisse par rapport à fin décembre 2012 de 5,7% pour s’établir à 419,7 milliards de dirhams. Le volume global des transactions réalisé au titre du troisième trimestre 2013 a été faible, atteignant 4,7 milliards de dirhams, en baisse de 70,1% par rapport au trimestre précédent. Au terme des 9 premiers mois de 2013, ce volume a atteint 35,3 milliards de dirhams, en baisse de 4,8% par rapport à la même période de l’année précédente.

DEPF


         
 
                         
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