Les filières exportatrices s’apprêtent à souffrir



Les filières exportatrices s’apprêtent à souffrir

Voilà une mauvaise nouvelle pour la balance commerciale qui accuse un déficit de 185,5 milliards de dirhams en 2011. Un trou qui devrait donner des migraines aux responsables du Conseil national du commerce extérieur (CNCE) qui vont faire des propositions mardi 21 février pour relancer le moteur. Et plus globalement, ça l’est aussi pour l’équilibre des comptes extérieurs. Le déficit des comptes courants atteint désormais 6,5% du PIB.
Le coup de grisou de la crise des dettes souveraines sur les économies européennes a aussitôt été ressenti sur la demande adressée au Maroc. Alors que l’export a enregistré une croissance globale de 15% en 2011, sur l’Union européenne, c’est plutôt à un décrochage que l’on assiste.
La progression des exportations a reculé de 12 points l’année dernière, à 7,8% contre 19,8 en 2010, selon les données émanant du ministère de l’Economie et des Finances. Et la situation ne devrait pas s’inverser car les trois principaux débouchés des entreprises marocaines à l’international, France, Espagne et l’Italie sont en petite forme. Le voisin ibérique, deuxième client du Maroc, est plongé dans une récession sans précédent provoquée par l’explosion de la bulle immobilière et la remise en ordre des comptes publics. Le chômage y bat des records, 5 millions de demandeurs d’emploi, entraînant une contraction de la consommation des ménages, ces derniers préférant reconstituer l’épargne de précaution. Par ailleurs, la France vient de revoir à la baisse ses prévisions de croissance. Au mieux, son PIB ne croîtrait que d’un petit 0,5% cette année. Idem pour l’Italie, dégradée par Moody’s, est en train de digérer un sévère plan d’austérité dont l’objectif est de rétablir l’équilibre des finances publiques. Autant dire que la météo sur les principaux marchés s’assombrit pour les filières qui dépendent du marché européen.
A l’exception de l’aéronautique dont les ventes ont gardé le tempo avec une croissance de 19,5% au quatrième trimestre de 2011 (voir infographie) et qui profite de la reprise des commandes des compagnies aériennes, la dégradation est nette pour les autres grandes filières exportatrices vers l’Europe: le textile et habillement qui avait retrouvé des couleurs après les turbulences (amorties certes par des aides de l’Etat) des années 2008 et 2009, pâtirait durant la campagne 2012 du ralentissement de la demande en Europe.

A un degré moindre, la même baisse de régime touche aussi les composants automobiles, nouvelle star de l’industrie nationale. Et sans doute, c’est le secteur qui a le plus de visibilité aujourd’hui, grâce entre autres au démarrage de l’usine de Renault à Tanger.

Après avoir démarré en trombe avec une croissance de 14,7% et résisté jusqu’en septembre, les exportations du textile-habillement ont flanché de 10,7% au dernier trimestre de 2011 (voir tableau). Au total, le Maroc a écoulé pour 25,5 milliards de dirhams en 2011 d’articles de confection et de textile sur le marché européen. Les grands pourvoyeurs de charge des sous-traitants de l’industrie textile marocaine proviennent de l’Espagne (le plus gros étant le groupe Indutex, propriétaire de la marque Zara), de grands réseaux de magasins spécialisés et généralistes en France et en Grande-Bretagne ainsi que de quelques maisons de luxe. Le seul espoir pour limiter les dégâts tient à la bonne tenue des marques haut de gamme sur les marchés des pays émergents qui font confectionner des millions d’articles dans les usines casablancaises.
A un degré moindre, la même baisse de régime touche aussi les composants automobiles, nouvelle star de l’industrie nationale. Et sans doute, c’est le secteur qui a le plus de visibilité aujourd’hui, grâce entre autres au démarrage de l’usine de Renault à Tanger, mais aussi, à la reprise de la demande dans les pays émergents,  nouveau relais de croissance des majors mondiaux de l’industrie automobile. L’export des composants automobiles a rapporté 22,2 milliards de dirhams l’an dernier, et malgré un ralentissement au dernier trimestre de 2011
(-2,7%), le rebond devrait intervenir rapidement, pronostiquent les experts.
L’électronique enfin, connaît logiquement l’effet de correction après avoir été tirée par la croissance de grands groupes mondiaux (téléviseurs et informatiques). L’activité accuse aussi le coup de difficultés d’un certain nombre d’équipementiers de télécoms qui peinent à suivre la cadence imposée par le Coréen Samsung et l’intouchable Apple. Les exportations du secteur en Europe ont baissé de 13% au dernier trimestre de 2011. Sur toute l’année, elles se sont élevées à 330 millions de dirhams.


(Source : ministère des Finances).



         
 
                         
  Actualité   Investir au Maroc   Création d'entreprise   Vie d'entreprise   Services   Pratique  
 
  Investissement   Portrait du Maroc     Etapes de création     Gestion     Newsletter     Téléchargements
 
  Economie   Raisons d'investissement     Guide des formalités     Finance     Forum     Vidéo
 
 
  Bourse & Finances   Climat des affaires     Formes juridiques     Marketing     Guichets moukawalati     Galerie
 
    Société & Culture     Opportunités d'investissement     Aide aux PME     Ressources humaines     Liste des CRIs     Liens
 
 
  Entreprise     Fiche d'entreprise     Droits des affaires     Nouvelles technologies         Blogs
 
  Sport       Fiscalité     Emploi & Carrière