Les exportations des phosphates et la pêche tirent l’économie à mi-exercice

L’état de l’économie nationale, à fin juillet dernier, a fait l’objet d’une intéressante analyse que Bank Al-Maghrib vient de rendre publique. On y apprend, entre autres, que les échanges extérieurs du Royaume restent déséquilibrés, mais que certaines activités, comme la pêche, retrouvent le chemin de la croissance.



Les exportations des phosphates et la pêche tirent l’économie à mi-exercice
A l’échelle nationale, les échanges extérieurs ont enregistré, à fin juillet dernier, un déficit de la balance commerciale de 113,8 milliards de DH, en aggravation de 7,2% par rapport à la même période de 2011. De fait, le taux de couverture s’est établi à 48,4% après les 48,9% enregistrés une année auparavant. L’évolution des importations de 6,2% reflète une hausse de 4,4% des achats hors énergie et de 11,8% de celles énergétiques. Quant à l’augmentation des exportations de 5,2%, elle résulte de l’accroissement de 3,6% des ventes de phosphates et dérivés, chiffrées à 27,7 milliards de DH, ainsi que de celui de 5,8% des autres exportations à 79,1 milliards de DH. Les recettes des voyages ont baissé de 7% à 31,3 milliards de DH, contre une hausse de près de 10,5% un an auparavant. De même, les transferts des MRE ont accusé un recul de 2,5% à 32,5 milliards de DH, au lieu d’un accroissement de 8,4% observé en juillet 2011. Par ailleurs, le flux net des investissements et prêts privés étrangers s’est établi à 10,8 milliards de DH, en baisse de 11,6% d’une année à l’autre.

L’activité de la pêche en hausse

Dans un contexte de détérioration aussi bien de la conjoncture au niveau des principaux partenaires que de la performance du secteur agricole au plan interne, les derniers comptes nationaux, relatifs au premier trimestre 2012, indiquent une décélération de la croissance nationale de 4,9% à 2,8%, avec un accroissement du PIB non agricole de 4,4% au lieu de 5% et une baisse de la valeur ajoutée agricole de 8,3%. Au cours de ce trimestre, la demande intérieure a contribué à hauteur de 4,8 points de pourcentage à la croissance, tandis que la demande extérieure y a négativement participé, à hauteur de 2 points de pourcentage.

Concernant les indicateurs à haute fréquence arrêtés à fin juin 2012, ils ont connu des évolutions divergentes selon les secteurs. Au niveau des branches primaires, la production céréalière au titre de la campagne actuelle s’est établie, selon l’estimation définitive du ministère de l’Agriculture, à 51 millions de quintaux, en recul de 39% par rapport à la campagne précédente. Pour sa part, l’activité de la pêche au premier semestre 2012 a marqué une hausse de 48% des volumes débarqués et de 7% à 2,4 milliards de DH en valeur.

S’agissant des activités non agricoles, les résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib dans l’industrie indiquent une diminution de la production industrielle au mois de juillet avec un solde d’opinion négatif de 12%. Le taux d’utilisation des capacités de production est revenu de 73% à 72% au niveau global et s’est stabilisé à 70% hors raffinage. Les perspectives d’évolution de l’activité manufacturière pour les trois prochains mois restent globalement positives. Pour le secteur du bâtiment et travaux publics, les ventes de ciment ont accusé une baisse significative de 14,2% en juillet dernier comparativement à la même période de 2011. En revanche, l’encours du crédit immobilier s’est accru de 7,7%, reflétant une hausse de 10,7% des crédits accordés à l’habitat et de 2% des concours aux promoteurs immobiliers.

Quant aux indicateurs liés au secteur énergétique, la production de l’activité de raffinage a progressé de 17% à fin juin comparativement à la même période de l’année dernière, recouvrant une amélioration de 11% de la production de gasoil et de 16% de celle de l’essence. Pour sa part, la production locale d’électricité s’est accrue de 11%, tandis que la demande a augmenté de 8,7%, avec une hausse de 8,7% de la demande des industriels et de 9% de celle des ménages. Pour l’activité minière, la production marchande de phosphate s’est repliée à fin juin de 7,3%, en relation avec la contraction de 12% de la demande des unités locales de transformation et de 1,5% de la demande étrangère. Parallèlement, les exportations de phosphate en valeur ont progressé, à fin juillet, de 11,1% en liaison avec la hausse des cours internationaux.

Le déficit budgétaire se creuse

Concernant le secteur touristique, les principaux indicateurs continuent d’afficher des évolutions défavorables, le flux touristique ayant accusé une baisse de 1,6% à la fin du deuxième trimestre 2012. De même, les nuitées recensées par les établissements classés se sont repliées de 1,6%, tandis que les recettes voyages ont diminué de 7% à fin juillet.

En ce qui concerne le marché de l’emploi, les données du deuxième trimestre de l’année en cours indiquent une diminution du taux de chômage de 0,6 point de pourcentage en glissement annuel à 8,1%, recouvrant un repli du chômage urbain de 13,5% à 12,3% et une quasi-stagnation du chômage dans le milieu rural à 3,5%.

La situation budgétaire au terme du premier semestre 2012 s’est soldée par un déficit budgétaire de 21,4 milliards de DH au lieu de 15,7 milliards un an auparavant. Ce résultat reflète un accroissement de 11,3% des dépenses ordinaires et de 8,6% des recettes. Par grande catégorie, les dépenses de fonctionnement ont progressé de 13,3%, recouvrant une hausse de 16,1% de la masse salariale et de 6,7% des charges au titre des autres biens et services. En liaison avec l’ajustement à la hausse des tarifs des carburants à la pompe, les dépenses de compensation, d’un total de 26,2 milliards de DH, ont augmenté d’un milliard seulement en juin, contre une moyenne mensuelle de plus de 5 milliards au cours des cinq premiers mois de l’année. Enfin, pour ce qui le concerne, les dépenses d’investissement se sont contractées de 6,2% pour se situer à 20,4 milliards de DH. (Source : Bank Al Maghrib)

Repères

Les besoins en liquidités des banques se sont élevés à 71,1 milliards de DH à fin juillet dernier, après 60,5 milliards de DH en juin.
La croissance de la masse monétaire a été de l’ordre de 5,7% en juin contre 4,1% en mai.
Le rythme de progression du crédit bancaire, en glissement annuel, s’est accéléré de 7% en mai à 7,4% en juin 2012.


Le matin


         
 
                         
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