Les entrepreneurs marocains et espagnols passent à la vitesse supérieure

Les entrepreneurs marocains et espagnols notent «une évolution positive des relations économiques bilatérales». Ils s’engagent à passer à la vitesse supérieure dans leur partenariat, en appelant les deux gouvernements à renforcer davantage le cadre de développement de l’activité entrepreneuriale.



Les entrepreneurs marocains et espagnols passent à la vitesse supérieure
Les entrepreneurs marocains et espagnols sont satisfaits du rapprochement entre les deux pays, mais demandent plus. En effet, réunis, à Rabat à l’occasion de la réunion de haut niveau Maroc‐Espagne, les entrepreneurs des deux pays se félicitent volontiers du travail des deux gouvernements et de leurs «efforts importants réalisés aux fins de renforcer le cadre de développement de l’activité entrepreneuriale».
Toutefois, les patrons de deux rives de la Méditerranée appellent à faire encore plus, à cet effet, transmettant leurs observations aux gouvernements respectifs, dans leur déclaration finale.

Le constat est bien là : les deux parties notent «une évolution positive des relations économiques bilatérales» et les deux gouvernements ont engagé d’importantes réformes politiques, sociales et structurelles que ces opérateurs économiques soutiennent. Mais, il faudra, d’après eux, poursuivre et pousser ces efforts davantage avec l’objectif de «créer un environnement d’ouverture et de compétitivité accrue favorisant l’investissement, la concurrence loyale et permettant la création de richesse».

Ainsi, les deux parties n’ont pas manqué de souligner l’importance de l’entrée en vigueur le 1er mars de cette année de l’accord sur les tarifs douaniers entre le Maroc et l’Union européenne.
De même, ils ont dit manifester un grand intérêt au processus de libéralisation atteint en ce qui concerne l’échange de biens industriels et agricoles.

Toutefois, insistent les entrepreneurs des deux côtés, ce processus «doit être complété au plus vite» à travers un accord ambitieux relatif au secteur des services. Leurs revendications vont plus loin en appelant à la mise en valeur du statut avancé du Maroc avec l’UE «qui représente l’intégration progressive dans le marché intérieur européen et la convergence règlementaire marocaine avec l’acquis communautaire comme modèle clair d’intégration économique des deux marchés fondés sur la complémentarité.

Partenariat renforcé

Dans ce renforcement de partenariat, le secteur privé est bien évidemment une partie prenante incontournable, comme le relèvent ces opérateurs qui soulignent le rôle que joue ce secteur «en sa qualité de moteur du développement, de la croissance, de la compétitivité et de la création d’emploi».

De ce fait, ils s’engagent à développer leur coopération à long terme et à identifier de nouveaux mécanismes permettant de faire face aux défis lancés aux entreprises marocaines et espagnoles.
Les deux parties s’engagent également à favoriser l’émergence de nouvelles conditions économiques propices au renforcement de ce partenariat.

Pour ce faire, elles insistent sur l’instauration de la transparence qu’elles considèrent comme «un élément clé dans les relations commerciales, dans le renforcement de l’investissement et dans la réalisation d’une coopération financière efficace et compétitive». Surtout que ces opérateurs ont un important atout à mettre à profit et qu’ils ont, d’ailleurs, souligné. Il s’agit de la situation géographique respective des deux pays, dont les entrepreneurs marocains et espagnols s’engagent à tirer profit conjointement et «se positionner comme plateforme d’affaires sur des marchés tiers».

Du reste, les opérateurs ont tenu à manifester leur confiance en l’Union européenne qui, «après plus de 60 ans d’existence, a toujours été capable de profiter de toutes ses crises pour se renforcer».

Des échanges commerciaux en nette progression

Au cours de l’année 2011, les exportations marocaines vers l’Espagne se sont élevées à 32 milliards de DH, contre 25 milliards de DH un an auparavant.
Au titre du premier trimestre 2012, elles ont atteint un peu plus de 8 milliards de DH. Parmi les principaux produits exportés en 2011, figurent le textile (29%), suivi des fils et câbles électriques (11%). La troisième famille de produits exportés vers le marché espagnol est celle des crustacés et coquillages, qui constituent 10% du global de l’offre marocaine. Les importations marocaines de l’Espagne se sont élevées à fin 2011 à 39 milliards de DH contre 31 milliards
de DH en 2010.

Repères

Au terme du premier trimestre 2012, les produits importés de l’Espagne ont atteint une valeur de 11 milliards de DH. Les semi-produits divers dominent les importations marocaines d’Espagne, soit 8%, représentant 2,9 milliards de DH. Ils sont suivis des importations d’énergie électrique, qui ont totalisé plus de 2,3 milliards de DH à fin 2011.
L’Espagne se place en 2e position avec 50,48 milliards de DH (13,7%) des transactions commerciales du Maroc avec l’étranger, à fin août dernier. C’est le 2e client avec 20,07 milliards de DH (16,7%) et 2e fournisseur avec 30,41 milliards de DH (12,2%).
Les échanges commerciaux du Maroc avec l’Espagne dégagent un déficit de 10,34 milliards de DH et un taux de couverture de 66% à fin août 2012.


Lahcen Oudoud, Le matin


         
 
                         
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