Les cultures à haute valeur ajoutée ont la priorité

Les faits : Dans ses prévisions pour l’année à venir, le Haut Commissariat au Plan (HCP) prend pour hypothèse une production céréalière moyenne de 70 millions de quintaux. Ce postulat réduirait la valeur ajoutée de l’agriculture à l’économie nationale, comparativement à l’exercice 2013 durant lequel la production de céréale a été 97 millions de quintaux.



Les cultures à haute valeur ajoutée ont la priorité
Avec une production céréalière 97 millions de quintaux engrangés au terme de l’actuelle campagne, le HCP a estimé la valeur ajoutée de l’agriculture à l’économie nationale à 17,17%. Pour l’année écoulée, ce taux était de 7,2%. Dans ses projections, le HCP, tout en tablant sur la reconduction de la politique budgétaire, a fixé la production de céréales, toutes espèces confondues, à 70 millions de quintaux. Les conditions climatiques sont le seul facteur qui pourrait accroitre ou bien pousser à revoir à la baisse cette prévision.
En attendant le démarrage de la campagne des semailles, dont la date est également tributaire des aléas climatiques, le HCP souligne que : «Le secteur primaire devrait connaitre une baisse de sa valeur ajoutée de 3,8% (…) en baisse de 38,6% par rapport aux 97 millions de quintaux enregistrés en 2013». En moyenne, le secteur de la céréaliculture produit 50 millions de quintaux, selon les statistiques du ministère de tutelle, sur une surface totale de 5,3 millions d’hectares. Bon an mal an, le secteur de la céréaliculture contribue entre 10% et 20% à la formation du PIB agricole. «Les 1,4 million d'exploitations agricoles nationales génèrent un chiffre d'affaires de 15 milliards de dirhams. Chaque année, le Maroc importe des céréales à hauteur de six milliards de dirhams», peut-on lire sur le site Internet du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime.
Cependant, au regard de la faiblesse des rendements à l’hectare, le Plan Maroc vert prévoit, à l’horizon 2020, de faire progresser la céréaliculture d’une culture extensive à une culture intensive. Cet objectif passera par la réduction de la surface réservée à cette culture à 4,2 millions d’hectares (au lieu des 5,3 millions d’hectares actuels). À terme, le chiffre d’affaires attendu est de 20 milliards de DH (contre les 15 milliards actuels).

Le Plan Maroc vert

Avant d’arriver à l’échéance du Plan Maroc vert, le HCP prévoit que le secteur agricole : «continuerait, toutefois, de bénéficier de l’amélioration de la production des autres cultures et de l’élevage, suite au dynamisme engendré par les projets et les programmes du Plan Maroc vert». Un premier bilan, à en croire le budget exploratoire du HCP, fait état d'une progression de la superficie cultivée de 750 000 hectares depuis son lancement en 2008. Il est également fait mention de l’amélioration du rendement des principales filières de production et d’une relance des investissements qui ont pu atteindre 53 milliards de dirhams durant les cinq dernières années.
Au chapitre des cultures à forte valeur ajoutée, pilier I du Plan Maroc vert, l’oléiculture arrive en tête du peloton. En 2020, la surface plantée en oliviers devrait atteindre 1 220 000 hectares au lieu des 784 000 actuels. Pour l’heure, la filière contribue à hauteur de 5% au PIB agricole.
Les exploitations produisent 1 500 000 tonnes d’olives et 160 000 tonnes d’huile d’olive, dont 17 000 tonnes sont exportées. Pour le reste des cultures à forte valeur ajoutée, le pilier I du Plan devrait concerner 400 000 exploitants, générer 150 milliards de dirhams d’investissements autour de 900 projets. Enfin, Le HCP prévoit que le secteur des pêches maritimes devrait poursuivre sa tendance haussière enclenchée en 2012 et devrait contribuer positivement à la croissance du secteur primaire, eu égard à l’importance des programmes de modernisation de la pêche côtière et artisanale mis en œuvre dans les stratégies Ibhar et Halieutis.

Le tissu industriel de la filière céréalière est composé de 211 unités réparties comme suit :

134 minoteries industrielles de blé tendre.
58 semouleries de blé dur.
19 orgeries.
10 000 unités artisanales (35% des écrasements nationaux).

Décryptage
Selon le HCP, ce manque à gagner, si l’hypothèse venait à se confirmer, serait atténué par l’amélioration des rendements à l’hectare des autres cultures sous l’impulsion du Plan Maroc vert.
Samir Benmalek, LE MATIN


         
 
                         
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