Les Espagnols construiront la première phase de la Centrale solaire Ouarzazate



Les Espagnols construiront la première phase de la Centrale solaire Ouarzazate
Le deal a été respecté jusqu’au bout. Avant de pouvoir faire une offre de prix de vente d’électricité au donneur d’ordre Masen, l’adjudicataire de l’appel d’offres pour la construction et la gestion de la phase 1 de la centrale de Ouarzazate, Acwa Power, se devait de finaliser le contrat de l’EPC, installation de la centrale clés en main, avec ses prestataires. C’est fait le lundi 29 avril. Le groupe saoudien vient ainsi d’acter, avec un consortium espagnol (Acciona-Sener-TSK), le contrat de construction de cette première phase de la centrale.

Pour l’heure, rien ne filtre sur le deal, donc sur le nerf de la guerre, les prix futurs de vente de cette énergie. Les premières estimations (SIE/Masen) font état de 1,60 DH/kWh. En tout, pour les plus avertis, le débat doit porter justement sur les prix. Sachant que jusqu’ici, le choix des politiques énergétiques est allé dans le sens d’un creusement de plus en plus prononcé de la Caisse de compensation dont l’essentiel sert à supporter les produits énergétiques. Il va sans dire que les énergies renouvelables sont un excellent choix sur le plan environnemental.

Mais force est de constater que les pays concernés par la problématique des effets de serre, de surcroît signataires des engagements de Kyoto, sont incapables de tenir ce pari. Or, ils sont les principaux pollueurs en matière de CO2. La question qui en découle, pour certains analystes experts, est de savoir pourquoi le contribuable marocain qui n’est pas concerné par les accords de Kyoto payera le prix?

La question du prix fera l’objet de longs débats. En se basant sur le calcul de coût du kWh compris entre 1,60 et 2 DH/kWh, rapporté au coût de production chez l’ONE, environ 0,65 DH/kWh, au bas mot, pour que le prix du solaire soit tenable, il faut subventionner en moyenne 1 DH/kWh. Calcul fait, si le projet va produire 4.500 GWh/an, cela veut dire qu’il faut subventionner 4,5 milliards de DH/an. Les finances publiques, déjà mal en point, en prendront un sacré coup.

Près de trois ans et six mois, après le lancement du Plan solaire marocain (PSM), en novembre 2009, les premiers coups de pioche de la construction seront donnés la semaine prochaine. La première phase de la centrale permettra la production de 160 MW durant les heures d’ensoleillement, ainsi que trois heures d’électricité pendant la nuit, grâce à une capacité installée de trois heures de stockage avec la technologie des sels fondus.

Même si le coût unitaire de l’électricité produite par la technologie CSP (celle retenue pour cette phase) est plus élevé que celui des sources fossiles, ce prix reste fixe pour une durée de 25 ans. Seul avantage: il ne sera pas soumis aux fluctuations et spéculations du cours du pétrole importé.

Reste à réussir le challenge de l’intégration de la filière industrielle des projets d’énergie renouvelable et maîtriser ainsi la technologie des parties nobles du processus (turbines, commandes…). Seule façon de monter en gamme dans la chaîne de valeurs et minimiser l’impact des intrants sur le coût de production.


         
 
                         
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