Leader ou manager, ce qui fait la différence



Contrairement au manager, respecté pour ce qu’il est, un leader est respecté pour ce qu’il fait.
L’image d’un leader se construit constamment tout au long d’un parcours professionnel.
L’éducation reçue et l’environnement dans lequel il évolue favorisent son développement.


Jack Welch (ancien président de General Electric), Carlos Ghosn (Nissan), Lindsay Owen-Jones (L’Oréal) ou encore Bill Gates (Microsoft). Voici quelques managers emblématiques qui se sont démarqués durant ces dernières années par leur leadership. Ils ont autant séduit par leur charisme que par leur style de management. Ils sont aussi exigeants, intransigeants, voire autoritaires, mais ils assument jusqu’au bout leurs décisions et savent changer de cap au moment opportun. Qu’est-ce qui est exactement à l’origine de leur réussite ? Un peu tous les éléments cités à la fois. Souvent, il faut aussi du bagout, à l’image d’un certain José Bové, et un peu de flair.
Chez nous, les dirigeants talentueux ne manquent pas. On a bien vu certains d’entre eux conduire leur entreprise à travers des paris fous, partager les échecs comme les réussites avec leurs collaborateurs, insuffler l’air du changement, remettre en question leur organisation... En un mot, contrairement au manager qui subit l’environnement, le leader le maîtrise et cherche constamment ce qui peut faire avancer la situation (voir encadré). «Le premier est respecté pour ce qu’il est alors que le second est respecté pour ce qu’il fait», résume un DRH.

Le système social marocain favorise peu l’émergence de leaders.
Toute entreprise a besoin de ce genre d’hommes ou de femmes, à chaque niveau hiérarchique, surtout à une époque marquée par un perpétuel changement de l’environnement de l’entreprise.
La grande question est de savoir comment ces spécimens forgent leur personnalité. La réponse n’est pas tranchée. Et pour cause, on retrouve des leaders dans des domaines très différents (entreprise, milieu sportif ou syndical) ou aux divers stades d’une organisation. Leurs origines sociales sont tout aussi différentes.
Parfois, le charisme d’une personne ou sa capacité à convaincre un groupe à aller dans un sens et non dans l’autre, est naturel. Il n’est pas rare d’entendre dire que certaines personnes sont faites pour diriger, d’autres pour être dirigées. Le niveau intellectuel (les diplômes) n’y est donc pour rien. Si c’était le cas, il n’y aurait pas de place pour les self made men à la tête des entreprises ou autres organisations.
Mais pour l’essentiel, «le leadership se construit progressivement, tout au long d’une vie», souligne Younes Mouhib, DG du cabinet Positif conseil. A la base, il y a d’abord l’éducation, à la maison comme à l’école. Notre société favorise-t-elle son éclosion ? Très peu. «Les programmes scolaires ont davantage favorisé la soumission, à travers l’apprentissage et les comportements des enseignants, que la créativité, la responsabilité et l’épanouissement», explique Ghita Msefer, psychologue. A la maison, l’autorité parentale étouffe également toute initiative.
Bref, un tel système social développe une mentalité d’exécutant, non de gagneur. Il est souvent reproduit dans l’entreprise. Ainsi, pour éviter les réprimandes en cas d’erreur, nombre de personnes, cadres ou simples employés, cherchent le parapluie de la hiérarchie. Ils réagissent plus qu’ils n’agissent.

La capacité à prendre des risques, une des qualités essentielles du leader
Mais devenir leader, c’est possible. Il n’est pas rare de voir des personnes qui éprouvaient autrefois des difficultés, sortir de leur coquille et s’affirmer avec beaucoup d’aisance et d’autorité. Elles y sont arrivées en prenant conscience de leurs capacités. C’est une question de confiance en soi. On peut ensuite renforcer cette confiance par le coaching qui, même s’il n’est pas la panacée, peut faire surgir des talents cachés. Ce n’est pas un hasard si de plus en plus de cadres s’ouvrent à cette discipline. Ce n’est pas la seule technique de développement individuel. Les sports extrêmes, entre autres l’alpinisme, le deltaplane et le parachutisme, permettent de libérer les énergies. A l’étranger, de nombreuses entreprises décidées à former des leaders proposent ce genre de stages à leurs cadres. L’apprentissage est encore plus aisé si, à l’intérieur de l’entreprise ou d’une organisation donnée, les décideurs acceptent de responsabiliser et de partager leur expérience. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’apprendre aux «élèves leaders» à prendre des risques et à gérer des situations délicates

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