Le tramway de Casablanca a transporté 3,5 millions de voyageurs

Trois mois après sa mise en service, ce nouveau mode de transport affiche une amélioration sur tous les plans.



Le tramway de Casablanca a transporté 3,5 millions de voyageurs
«Nous avons incontestablement dépassé nos objectifs sur tous les plans. Nous sommes en amélioration constante, que ce soit au niveau de la durée du voyage, de la fréquence de passage des rames, du nombre de voyageurs ou encore sur le plan technique. C’est une amélioration qui se confirme tous les jours avec une montée en puissance constatée à tous les niveaux. Nous sommes dans une dynamique orientée vers une progression continue et, jusqu’à aujourd’hui, aucune régression n’a été enregistrée à aucun plan». C’est en ces termes que Khaled Rahmani, directeur général de «Casa Tram», fait le bilan de trois mois de service de la première ligne du tramway.
Le tram aura transporté 3,5 millions de voyageurs durant ces trois mois. Un chiffre à interpréter en nombre de déplacements par ce nouveau mode de transport. En ce sens, ce sont 55 000 voyageurs qui empruntent en moyenne le tram chaque jour. À rappeler que ce chiffre était de 35 000 en janvier. Les week-ends représentent par ailleurs les jours où la fréquentation du tram est la plus faible (30 000 en moyenne). Il faut surtout souligner que le lancement des abonnements, le 18 février dernier, a davantage boosté le nombre de voyageurs. Chez Casa Tram, l’on souligne que les trois types d’abonnement (étudiant, hebdomadaire et mensuel), réduisant de manière significative le coût du voyage, ont connu un engouement certain dès le début de leur commercialisation. Aussi, depuis le lancement du tramway, le nombre de voyageurs augmente-t-il en moyenne de 15 000 chaque mois.
Parallèlement, la durée du trajet de terminus à terminus a été réduite d’une dizaine de minutes, passant de 100 à 80 minutes en moyenne. À ce propos, la vitesse commerciale moyenne est passée de 14 au début à 17,9 km/h aujourd’hui. Cela n’a pas été sans se répercuter sur la fréquence de passage des rames au niveau des stations. Selon Khaled Rahmani, ce temps est aujourd’hui établi à 7 minutes tout au long de la journée, alors qu’au lancement du tramway, la fréquence se situait entre 15 et 20 minutes dans le meilleur des cas.
Sur le plan de la sécurité, la société en charge de la gestion du tramway arbore fièrement le chiffre «zéro» en ce qui concerne les incidents à bord du tram (vols, agressions, etc.). «Les services de police font un travail d’accompagnement remarquable à bord des rames et au niveau de toute la ligne du tramway», indique-t-on.
À ce propos, il est à souligner que la mise en service du tram a été accompagnée par la création d’une brigade spécialement dédiée à le sécuriser. Baptisée la «police du tramway», cette brigade compte un effectif qui s’élève à 70 agents à l’intérieur des rames, en plus de 250 autres dédiés aussi bien à la sécurité qu’à la circulation, le long du tracé du tram et au niveau des stations. À cela s’ajoute une autre brigade, civile celle-là, constituée de 400 agents de sécurité, dont plus de 80 femmes. Ces agents avaient préalablement suivi une formation spéciale sur la sécurité ferroviaire, dispensée par un cabinet international et par des experts de la discipline portant la casquette RATP, avant d’intégrer Casa Tram.

Ouverture prochaine d’un nouveau front

Une fois livrée la première ligne du tramway, le maître d’ouvrage Casablanca Transport s’est aussitôt penché sur la deuxième ligne. Après plusieurs étapes, notamment les études de faisabilité, comparativement au Plan de déplacements urbains (PDU) réalisé en 2004 et le réseau tracé à l’époque, il s’est avéré que l’axe prioritaire n’est autre que celui mentionné dans ledit PDU. En l’occurrence, il s’agit de l’axe reliant Mâarif à Hay Moulay Rachid, passant par les boulevards Zerktouni et Mohammed VI, les arrondissements Al-Fida Mers-Sultan, Sbata et Sidi Othmane. Le choix porté sur cet axe est justifié par le fait qu’il s’agit d’un bassin de 2 millions de personnes qui se déplacent massivement. Quant au mode de transport choisi pour cette deuxième ligne, plusieurs études ont été réalisées, notamment concernant la capacité de transport (nombre de voyageurs) et le budget. Il s’est avéré que ni la capacité réduite des bus, ou encore celle du tramway (250 000 personnes par jour au maximum), ne saurait répondre efficacement à ce besoin en déplacement de masse. Ainsi, le métro est le mode qui y répond le mieux, avec une capacité de 400 000 voyageurs par jour. Pour des raisons de coût, l’on a finalement opté pour une ligne de métro aérienne, longue de 18 km et qui nécessitera un investissement qui se situe aux alentours de 8 milliards de DH. Le premier coup de pioche pour cette ligne devrait être donné courant 2014. Celle-ci devrait être opérationnelle vers la fin de l’année 2018.

Abdelhakim Hamdane, LE MATIN


         
 
                         
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