Le taux de chômage contenu à 8,1% au niveau national

La population active en chômage a un peu régressé au niveau national, passant de 1 015 000 au deuxième trimestre de 2011 à quelque 949 000 au même trimestre en 2012, soit 66 000 chômeurs en moins.
Selon le milieu de résidence, le taux de chômage est passé de 13,5% à 12,3% dans les villes et de 3,6% à 3,5% en milieu rural, soit environ 8,1% en moyenne nationale.



Le taux de chômage contenu à 8,1% au niveau national
Maintenu en dessous de la barre des 9%, le taux de chômage gravite actuellement aux alentours des 8,1%. C’est ce que vient de révéler une toute récente étude du Haut commissariat au plan (HCP). Mais cette détente ne signifie pas pour autant que sur le front de l’emploi, l’étau s’est quelque peu desserré. Dans un contexte où la population active âgée de quinze ans s’inscrit dans un trend haussier, la diversification productive de l’économie marocaine a des difficultés à offrir de nouvelles opportunités d’emploi. Des déséquilibres persistent, en effet, en dépit de la mise en œuvre d’un certain nombre d’initiatives pour la promotion de l’emploi. Selon le HCP, la population active en chômage a régressé de 6,5% au niveau national, passant de 1 015 000 au deuxième trimestre de l’année 2011 à 949 000 chômeurs au même trimestre de l’année 2012, soit 66 000 chômeurs en moins (57 000 en milieu urbain et 9 000 en milieu rural).

Un léger mieux en milieu urbain

Selon le milieu de résidence, le taux de chômage est passé de 13,5% à 12,3% dans les villes et de 3,6% à 3,5% en milieu rural. Les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées en milieu urbain, notamment parmi les femmes (-1,9 point) et les adultes âgés de 35 à 44 ans (-1,6 point). Le HCP indique que près des deux tiers des actifs chômeurs sont des diplômés (trois quarts d’entre eux dans les villes). Pour les hommes, les chômeurs ayant un diplôme de niveau moyen prédominent ; alors que pour les femmes, ce sont les diplômés de niveau supérieur qui occupent la première place. En effet, la moitié des chômeurs ayant un diplôme de niveau supérieur sont des femmes, plus de 80% d’entre elles n’ont jamais travaillé. Le chômage de longue durée constitue l’une des caractéristiques majeures du marché de l’emploi. En moyenne, il dure environ trois ans. La part de ce type de chômage (12 mois et plus) dans le volume global du chômage est relativement plus élevée chez les femmes que chez les hommes et augmente avec le niveau de diplôme.

Concernant le profil de la population active en chômage, quatre chômeurs sur cinq (80%) sont des citadins, deux sur trois (68,9%) des jeunes âgés de 15 à 29 ans, un sur quatre est diplômé de niveau supérieur (26,2%), un sur deux (55%) est primo-demandeur d’emploi (candidat pour la première fois) et près de deux sur trois (67,1%) chôment depuis plus d’une année.

Les jeunes plus nombreux sur le marché

Par ailleurs, environ 25,6% des chômeurs se sont retrouvés dans cette situation due à l’arrêt de l’activité de leur établissement ou au licenciement, 21,4% suite à l’obtention d’un diplôme et 18,2% après l’arrêt des études sans obtenir de diplôme.
Concernant le sous-emploi des actifs occupés âgés de 15 ans et plus, son volume a régressé, entre les deux périodes, de 1 139 000 à 1 027 000 personnes (de 510 000 à 475 000 personnes dans les villes et de 629 000 à 552 000 dans les campagnes) et le taux de sous emploi est passé de 10,8% à 9,6% (de 9,7% à 8,8% dans les villes et de 11,7% à 10,4% dans les campagnes). La population active âgée de 15 ans et plus a atteint, au deuxième trimestre de l’année 2012, quelque 11 656 000 personnes, soit une légère hausse de 0,4% par rapport au même trimestre de l’année 2011 (+1,8% en milieu urbain et -1,1% en milieu rural). Le taux d’activité a baissé de 06 point, passant de 49,6% au deuxième trimestre de l’année 2011 à 49,0% au cours du même trimestre de l’année 2012. En matière d’emploi, 192 000 postes d’emploi rémunérés
ont été créés au cours de la période, résultat d’une création de 148 000 postes en milieu urbain et de
44 000 postes en milieu rural.

Il faut préciser que le marché du travail subit les vicissitudes d’un faisceau de retournements de différentes natures. Celui-ci est directement impacté par la transition démographique, qui se caractérise par une espérance de vie de plus de 75 ans en 2011, impulsant un taux de croissance annuel moyen de la population active (2,4%) nettement supérieur à l’accroissement naturel de la population (1,6%). Cela a pour conséquence de distendre le volume de la population en âge d’activité qui s’accroît désormais au rythme de quelque 190 000 personnes par an. Dans une situation marquée par un renouvellement économique, le besoin de croissance est plus que jamais recherché.

Baisse de l’emploi non rémunéré

L’emploi non rémunéré, composé principalement d’aides familiales, a enregistré une baisse de 96 000 postes en zones rurales et une hausse de 16 000 postes en zones urbaines, soit au total 80 000 postes d’emploi perdus. Les pertes d’emplois non rémunérés ont été relevées principalement dans le secteur de l’agriculture, de la forêt et de la pêche (-86 000 postes dont plus des deux tiers, sont des femmes). En conséquence, le volume global de l’emploi est passé, entre les deux trimestres, de 10 595 000 à 10 707 000, soit une création nette de 112 000 postes d’emplois (plus 164 000 postes en zones urbaines et moins 52 000 postes en zones rurales), et le taux d’emploi est passé de 45,2% à 45%. Il a augmenté de 0,4 point en milieu urbain (de 37,3% à 37,7%) et a diminué d’un point en milieu rural (de 57% à 56%). Au niveau sectoriel, les créations d’emplois ont concerné les services avec 110 000 postes, soit une hausse de l’emploi dans le secteur de 2,7%.
Les nouveaux emplois ont été enregistrés essentiellement dans les branches du commerce de détail et la réparation d’articles domestiques (48 000 postes), les services à la personne (30 000 postes) et les services d’éducation (19 000 postes).

Repères

Des pertes ont été enregistrées dans les secteurs du transport terrestre (42 000 postes) et de l’hôtellerie et restauration (13 000 postes).
Alors que le secteur du bâtiment et des travaux publics a créé 34 000 postes (+ 3,4%), l’agriculture, la forêt et la pêche en ont produit 9 000 (+0,2%).
Des pertes d’emploi ont été relevées au niveau de l’industrie avec 38 000 postes, soit une baisse de 3% dans le secteur.


Abdelali Boukhalef, Le matin


         
 
                         
  Actualité   Investir au Maroc   Création d'entreprise   Vie d'entreprise   Services   Pratique  
 
  Investissement   Portrait du Maroc     Etapes de création     Gestion     Newsletter     Téléchargements
 
  Economie   Raisons d'investissement     Guide des formalités     Finance     Forum     Vidéo
 
 
  Bourse & Finances   Climat des affaires     Formes juridiques     Marketing     Guichets moukawalati     Galerie
 
    Société & Culture     Opportunités d'investissement     Aide aux PME     Ressources humaines     Liste des CRIs     Liens
 
 
  Entreprise     Fiche d'entreprise     Droits des affaires     Nouvelles technologies         Blogs
 
  Sport       Fiscalité     Emploi & Carrière