Le suisse Eléphant Vert investit 275 MDH dans une usine d'engrais et de pesticides bio à Meknès

Les premiers bâtiments seront livrés avant avril 2013 et 500 emplois seront créés d'ici 2015. La production annuelle de bio fertilisants sera proche de 60 000 tonnes. Pour la R&D, Eléphant Vert coopère avec Moroccan Foundation for Advanced science, Innovation and Research (MASCIR) et l'université de Meknès.



Le suisse Eléphant Vert investit 275 MDH dans une usine d'engrais et de pesticides bio à Meknès
D’ici l’année prochaine, le Maroc sera producteur et exportateur de bio fertilisants, aussi appelés engrais biologiques, et de bio pesticides. Tel est en effet l’objectif de la société à but non lucratif Eléphant Vert, entité émanant de la Fondation suisse Antenna, qui est en train de concrétiser un projet de grande envergure au parc agro-industriel Agropolis de Meknès. «Les premiers bâtiments d’une usine de production de bio fertilisants et de bio pesticides, qui s’étend sur une surface totale de 10 ha incluant les champs tests, seront livrés d’ici avril 2013», annonce Sébastien Couasnet, DG d’Eléphant Vert. «La production de bio fertilisants démarrera dans la foulée à partir du second semestre 2013.

La deuxième unité de production chargée de produire les bio pesticides devrait commencer fin 2013 pour une mise sur le marché en janvier 2014», poursuit Sébastien Couasnet. L’ensemble de ce projet nécessite une enveloppe de 25 millions d’euros, soit environ 275 MDH, financé à hauteur de 70% par la Fondation Antenna et 30% par une banque de la place. Ces deux unités de production généreront à terme, soit d’ici 2015, pas moins de 500 emplois.


Les bio pesticides seront commercialisés aussi bien au Maroc qu’à l’export

Fabriqués à partir de déchets organiques collectés directement par Eléphant Vert dans la région de Meknès auprès de producteurs industriels, les bio fertilisants d’Eléphant Vert seront vendus uniquement sur le marché marocain chez les revendeurs habituels de ce type de produits. En plus des déchets organiques recueillis viennent s’ajouter des micro-organismes comportant des qualités fertilisantes qui font de ces engrais biologiques un compost à forte valeur ajoutée.

Près de 60 000 tonnes de ces bio fertilisants seront produites chaque année, soit une goutte d’eau dans la consommation nationale estimée à près d’un million de tonnes. De leur côté, les bio pesticides seront à la fois destinés au marché marocain et à l’export. Fabriqués quant à eux à partir d’enthomopathogènes végétaux, ces organismes parasitoïdes naturellement présents dans le sol tels que des micro-champignons, les bio pesticides d’Eléphant Vert luttent contre les ravageurs en «facilitant la rencontre entre la maladie et les ravageurs», explique Sébastien Couasnet.

S’agissant de matières actives, la capacité de production d’Eléphant Vert demeurera infime par rapport à la consommation nationale de pesticides traditionnels. Un point commun réunit tout de même les bio fertilisants et les bio pesticides d’Eléphant Vert : tous deux seront fabriqués à partir de matières premières, en majorité des micro-organismes, disponibles dans un rayon de moins de 100 km de la future usine. «Il faut que nos produits soient à la fois compétitifs et efficaces», tel est le credo d’Eléphant Vert.


Un produit de micro finance pour faciliter l’accès aux petits agriculteurs

La concrétisation de ce projet à Meknès a été rendue possible à la fois par la recherche et développement interne à la Fondation Antenna et par la conclusion de nombreux partenariats entre Eléphant Vert et divers laboratoires de recherche. Eléphant Vert s’est ainsi rapproché de laboratoires dépendant d’industriels, telle que cette PME au Kenya, mais aussi de centres de recherche indépendants, tel que l’International Institute of Tropical Agriculture (IITA), basé au Nigéria, ou encore le Centre international de la physiologie des insectes et de l’écologie (ICEPE) à Naïrobi. De la même façon, Eléphant Vert s’est allié à Moroccan Foundation for Advanced Science, Innovation and Research (MASCIR) et à l’université de Meknès. Un nouveau partenariat est en cours de validation avec l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).
Eléphant Vert ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisqu’une cellule «R&D», avec une vingtaine d’employés, sera créée sur le site de Meknès.

Une clinique des plantes, véritable interface entre le terrain, la R&D et les commerciaux, sera également constituée. Enfin, Eléphant Vert réfléchit déjà à la mise en place de produits financiers pour faciliter l’accès à ses produits, dont la grille tarifaire est actuellement en cours d’élaboration. La société est pour l’instant à la recherche d’une association de microcrédit (AMC) locale pour réaliser un test à petite échelle dès 2013 avant de généraliser le produit avec une AMC «nationale» d’ici 2014.


A noter que la Fondation suisse Antenna capitalise sur 25 ans d’expérience dans le transfert technologique à bas coût pour satisfaire les besoins primaires de l’être humain. Elle compte aujourd’hui plus de trente projets en exécution dans une vingtaine de pays. Le projet de Meknès est d’ailleurs également en cours de développement, dans une version plus artisanale, au Mali. Il le sera d’ici fin 2013 au Burkina Faso et en Côte-d’Ivoire.


Anne-Sophie Martin
www.lavieeco.com



         
 
                         
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