Le secteur de la distribution informatique garde intacte son attractivité

En dépit d’une petite baisse de régime conjoncturelle, le secteur de la distribution informatique reste fidèle à sa dynamique et devra se maintenir sur sa tendance haussière ou même l’accentuer. Ce qui le rend de plus en plus attractif.



Le secteur de la distribution informatique garde intacte son attractivité
Le secteur de la distribution informatique maintient le cap. Malgré une baisse enregistrée en début d’année, qui est plutôt conjoncturelle, il n’est pas près de perdre de son dynamisme et devra donc rester à terme sur sa tendance haussière.
De ce fait, les sociétés opérant dans le secteur n’ont qu’à se tenir prêtes pour profiter de ces opportunités. C’est l’une des principales conclusions d’une note de BMCE Capital Research.
Certes, l’orientation du marché au premier trimestre de l’année en cours semble indiquer un renversement de tendance dans un contexte de ralentissement économique, expliquent les auteurs de ce travail. Toutefois, le secteur des TI reste en perpétuelle mutation aussi bien en termes de produits et de marchés que de métiers et de commercialisation.
En fait, note le document, les projections d’Euromonitor anticipent un Taux de croissance annuel moyen (TCAM) des ventes d’ordinateurs de 7% pour atteindre 2 millions d’unités en 2016.
Les sociétés devront donc, pour s’arrimer à cette dynamique du marché et rester pérennes, «se doter de suffisamment de flexibilité et de réactivité pour percevoir les changements d’orientation du marché et en faire leur cheval de bataille», souligne l’étude.
À ce sujet, deux tendances sont à prendre en considération actuellement par les distributeurs informatiques, d’après BMCE Capital Research.
D’abord, la migration progressive des consommateurs vers les tablettes et Smartphones au détriment des ordinateurs fixes et portables. Les tablettes représentent, en effet, en 2012 près de 7% des ventes d’ordinateurs/tablettes contre 2% seulement une année auparavant. Ce qui permettrait d’ailleurs au marché marocain de s’aligner sur la tendance mondiale, puisque les ventes de tablettes devraient dépasser celles des ordinateurs à horizon 2017 selon les cabinets IDC et Gartner.
Ainsi, le nombre d’utilisateurs de Smartphones au Maroc a enregistré un accroissement de 4 points à près de 16% en 2012.
Et ce rythme de croissance devra s’accélérer davantage, d’après BMCE Capital Research.
En fait, des études prévoient que 90% des salariés devraient être équipés d’un téléphone intelligent à horizon 2017 et le nombre de connexions Internet via mobile devrait dépasser en 2014 celles effectuées à partir d’un ordinateur. Le lancement de la technologie 4G au Maroc annoncé pour 2014, ajoute-t-on, devra conforter cette transition.
Ensuite, les sociétés de distribution devront prendre en compte le développement de l’outsourcing et de l’offshoring. Le Maroc devient, en fait, d’après la même étude, une destination de plus en plus prisée par les entreprises désirant externaliser leurs IT ou délocaliser leurs services à la clientèle en raison d’avantages non négligeables.
Il s’agit notamment, précise-t-on, des incitations accordées par l’État, tels les exonérations fiscales, le remboursement des formations, la mise en place de zones offshores aux standards internationaux, etc.
L’on cite également des infrastructures Télécoms (Internet, téléphone, etc.) aux normes internationales et des ressources humaines attractives en termes de coût et de qualification.
Ces nouveaux métiers constituent une réelle opportunité pour le secteur des TI en raison de la nature des contrats (tailles importantes et forte valeur ajoutée en particulier pour l’outsourcing), conclut BMCE Capital Research.

Des entraves aussi !
Dans sa note sur la distribution informatique, BMCE Capital Research indique que malgré des perspectives de croissance intéressantes à moyen et long termes, certaines entraves pourraient freiner le développement du secteur en 2013.
Il s’agit en premier lieu du manque de liquidités persistant sur le marché financier national conjugué au ralentissement attendu du PIB secondaire.
Ce qui pourrait réduire la capacité d’investissement des sociétés et plus particulièrement en termes de TI. Les coupes budgétaires de 15 milliards de DH annoncées par le gouvernement, estime-t-on, devraient également se répercuter négativement sur le secteur, les appels d’offres étatiques étant une source importante de revenus pour les distributeurs.
Enfin, l’exacerbation des conditions concurrentielles est de nature à peser sur les marges notamment en période de morosité économique.

Repères
  • De nouveaux opérateurs ont investi le marché marocain, notamment le distributeur britannique SDG à travers ses filiales B’Ware Maroc et SDG Maroc, positionnés sur la grossisterie informatique et le Cloud Computing et Disty Technologie, entreprise locale, dont le lancement a eu lieu début 2013.
  • Des fonds d’investissements étrangers ont également perçu le potentiel du secteur. Le fonds espagnol Mediterrania SCR a ainsi fait son entrée dans le tour de table de la société Diffazur en 2012 en acquérant près de 34% du capital.

Lahcen Oudoud, LE MATIN


         
 
                         
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