Le secteur bancaire marocain poursuit son expansion malgré la crise internationale



Le secteur bancaire marocain poursuit son expansion malgré la crise internationale
Le secteur bancaire marocain a continué son expansion, y compris à l'étranger, en dépit de la crise financière internationale, souligne le cabinet international d'intelligence économique, Oxford Business Group (OBG).
Les bénéfices des banques ont enregistré une hausse record en 2010 à la faveur d'une forte demande de crédits et d'un renforcement de l'investissement, indique le think-tank dans son rapport de 2012 sur le Maroc, soulignant que cette évolution positive témoigne de la résilience du secteur face aux choques exogènes.
Immunisées contre la contagion grâce à un régime de change conservateur et un environnement régulateur strict, les banques marocaines ont maintenu leurs ambitions régionales en renforçant leur expansion en Afrique, lit-on dans le rapport, soulignant qu'au moment où les institutions financières sont devenues une source d'inquiétude pour les gouvernements et les électeurs en occident, la forte structure des capitaux dont jouissent les banques marocaines leur a permis de poursuivre le financement de l'activité économique.
"Le marché financier marocain a résisté au ralentissement enregistré dans la plupart des marchés nord-africains et européens", observe Walter Siouffi, président directeur-général à Citibank, soulignant que Bank Al-Maghrib "a réussi à mettre en place des règles qui ont réussi à protéger les fondamentaux financiers et la liquidité".
Pour Khalil El Yamani, économiste à la banque d'investissement Capital Gestion Groupe, le secteur bancaire marocain, bien capitalisé et profitable, est "le plus développé dans la région".
Un tel secteur résilient devra maintenir l'économie du pays en bonne position au moment où les autorités tentent de naviguer dans un climat économique international difficile, ajoute l'économiste.
OBG, qui appuie son analyse du secteur bancaire marocain par des chiffres fournis par des institutions nationales et internationales, note que le Maroc doit bâtir sur les succès réalisés pour renforcer sa position notamment à travers la diversification de son économie.
Au Maroc, les instruments financiers échangés sur le marché des capitaux "sont relativement basiques", indique le groupe de réflexion, soulignant que les autorités ?uvrent pour la diversification des produits, avec le lancement en 2012 d'un marché à terme.
Et le think-tank de souligner que contrairement à leurs homologues dans la région, les banques marocaines ont atteint un niveau de développement leur permettant de faire face à la concurrence étrangère, défendre leur marché des capitaux et élargir leurs activités à l'étranger.
La privatisation: impact salutaire sur le secteur, une capitalisation adéquate, un environnement régulateur moderne et une consolidation des règles de l'économie du marché ont contribué à l'essor de ce secteur, qui joue un rôle de plus en plus prépondérant dans le tissu économique du Royaume, indique le cabinet, soulignant que la réforme du marché boursier marocain opérée dès 1993 a balisé le chemin pour un désengagement de l'Etat de la gestion quotidienne des banques.
De même, le processus de privatisation, lancé dans la foulée, a encouragé les banques étrangères à investir au Maroc, renforçant, par la même, les perspectives du secteur et élargissant sa base de clientèle.
L'entrée d'acteurs internationaux sur le marché financier marocain a aidé les banques marocaines à atteindre un volume d'activité qui les a encouragées à envisager avec sérieux une expansion à l'étranger, indique la source, soulignant que les institutions financières marocaines, loin d'être intimidées par les problèmes de dette souveraine qui affecte l'occident, poursuivent leur conquête de nouveaux horizons.
OBG rappelle, dans ce contexte, qu'au summum de la crise financière internationale en 2008, la banque française Crédit Agricole a vendu en une seule transaction cinq de ses antennes africaines à la banque marocaine Attijariwafa.
Attijariwafa, au même titre que la Banque Populaire et la BMCE, sont présentes dans au moins huit pays africains.
Citant des chiffres de la banque centrale, OBG indique que les institutions financières marocaines disposent de 75 branches à l'étranger, notamment en Europe, et détiennent 19 filiales, en majorité en Afrique.
Cette expansion en Afrique devra renforcer les flux des capitaux, des biens et des services, conclut le think-tank.
MAP


         
 
                         
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