Le pouvoir et la manière dont on l'exerce



La notion de la hiérarchie en entreprise ces derniers temps est bien évoluée, et spécialement dans le cadre de son évolution vers plus de collaboration et de transversalité. Et si le mauvais usage fait du pouvoir est un fléau contre lequel les entreprises établies sont contraintes de lutter, l'idée est de partir sur de bonnes bases lors de la création d'une nouvelle entreprise, d'un nouveau service, afin de ne pas laisser s'installer les dérives que l'on a pu observer par ailleurs.

Le "chef" va en effet devoir (en fait cela fait longtemps qu'il le devrait...) coiffer une double casquette : décideur en dernier ressort et animateur le reste du temps. On ne leur demande pas en effet de produire seul, de faire le travail des autres à leur place, mais de donner aux autres les moyens de réussir, bref d'être un support pour leur équipe. Cette aspect est trop souvent éclipsé par le "j'ai le pouvoir donc je m'en sers". Et à décider pour décider, en se déconnectant de la réalité quotidienne de ses équipes on finit par aller dans le mur et braquer tout le monde contre soi.

Tout est question de l'image que l'on a de soi : on voit vite la différence entre ceux qui tirent leurs équipes vers le haut...et ceux qui se contentent de leur tirer dessus.

Bien entendu, l'affirmation du pouvoir relève du comportemental, de la manière dont on se comporte avec les autres et dont on les traite. C'est d'ailleurs ce qui permet, en plus, à des petits chefs de prendre l'ascendant sur un groupe alors même qu'ils n'ont aucun pouvoir sur lui...simplement par un comportement odieux. Une fois que les autres plient, le statut de chef est acquis.

On peut bien entendu rétorquer que peu importe la manière dont se comporte le "chef officiel" focalisé sur son pouvoir et non sur son rôle d'animateur, ou le "petit chef officieux", l'important, comme d'habitude, "c'est le business", et peu importe comment les gens se comportent, on est pas là pour cajoler ceux qui sont trop sensibles !

Oui mais figurez vous que que l'abus de "chefitude" et d'"attitudes dominantes" a un prix : stress, équipes recroquevillées et sclérosées, arrêts de travail, turnover, désengagement des équipes.

C'est d'ailleurs de sa capacité à être au milieu de son équipe pour mieux l'emmener que le chef tirera sa légitimité lorsqu'il sera amené à se positionner en décideur.

Le pouvoir est induit par le statut, l'efficacité avec lequel il s'exerce et le fait qu'il soit productif ou contre productif est par contre question de comportement. A ne pas oublier lorsqu'on reçoit une promotion ou lorsqu'on crée une équipe ou une structure ex- nihilo. Et pour ceux qui accorderaient encore trop peu d'importance au comportement de leurs managers (et de toutes leurs équipes en général) "pourvu que le business se fasse", je vous conseille de jeter un oeil sur "objectif Zéro Sale Con" de Robert Sutton. Ce professeur en management de Stanford prouve exemple à l'appui que non seulement que ce type de comportement est loin d'être rare, mais en plus qu'il a un coût qu'il vous invite à calculer.

envie d'entreprendre


         
 
                         
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