Le patronat soumet des propositions concrètes pour la réduction du chômage des jeunes



La CGEM a formulé 20 propositions pour favoriser la création d'emplois. Les entreprises devront s'investir davantage dans la formation. En contrepartie, elles veulent des réductions d'impôts et de charges sociales.

Les chiffres le prouvent clairement. Le Maroc a fait d’importants progrès en matière de création d’emplois. Mais il reste encore beaucoup à faire parce que le sous-emploi progresse et beaucoup de jeunes âgés de 15 à 29 ans, une population socialement très sensible, sont dans la précarité. Ils représentent en effet 62 % des chômeurs. C’est en faisant ce constat que la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), par le biais de sa Commission emploi et relations sociales, invite à «un Pact national pour l’emploi». Le chantier est à la hauteur du nombre de problèmes qu’il va falloir résoudre tant au niveau institutionnel que du management des entreprises. En somme, pouvoirs publics et secteur privé devront faire des sacrifices et rapprocher leurs positions pour relever le défi. C’est ce qui apparaît dans les 20 propositions présentées par Jamal Belahrach, président de ladite commission.

Certaines mesures comme la création d’un contrat d’intégration professionnelle (CIP) avec période d’essai de 3 mois renouvelable pour les titulaires d’un diplôme équivalent à Bac+3 ou le contrat première expérience (CPE) en CDD avec période d’essai de 6 mois ont un goût de déjà-vu. Dans la forme, elles ressemblent au contrat emploi-insertion toujours en vigueur. Il en est de même des mesures que sont le développement de l’orientation des élèves et des étudiants en fonction des besoins du marché du travail, l’encouragement de la formation en alternance, le développement des formations courtes (Bac + 2) dans les filières techniques, gestion et commerciales ou l’incitation des chefs d’entreprise ou les cadres à enseigner dans les écoles. Le fond du problème est de savoir comment s’y prendre.

L'Etat appelé à accorder des aides

En revanche, le patronat apporte un plus quand il suggère l’obligation du stage en entreprise lors du cursus scolaire et universitaire (étudiants et professeurs), la création d’un observatoire de l’éducation, de l’emploi, de

l’employabilité et de l’entrepreneurship, notamment pour suivre l’évolution des besoins et faire des propositions pour favoriser la création de l’emploi, et la création du contrat de développement de l’exportation. Pour la formation, sans laquelle il sera difficile d’accéder à l’emploi, l’établissement de chèques formation dans les entreprises et le financement des bilans de compétences pour les réorientations professionnelles sont aussi novateurs.
Reste maintenant à connaître la réaction de l’Etat, étant entendu que la plupart des propositions sont liées à des aides fiscales ou une réduction des charges sociales.

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