Le partenariat public-privé est amorcé dans les activités d’irrigation



Le partenariat public-privé est amorcé dans les activités d’irrigation
Au cours des prochains mois, les pouvoirs publics devraient désigner des partenaires privés pour la gestion déléguée dans les différents périmètres de l’irrigation.
Le Maroc prend à bras-le-corps, depuis des décennies déjà, la question de l’irrigation et son impact sur le développement agricole. Toutefois, il faut bien admettre que le taux d’irrigation reste encore relativement faible. C’est ce qui a poussé à la mise en place du Programme national d’économie d’eau en irrigation (PNEEI). Parmi les appuis apportés par cette initiative, figure le Programme de partenariat public-privé (PPP) pour la gestion déléguée du service de l’eau dans les périmètres d’irrigation. Cet important outil de développement de l’irrigation devra être renforcé cette année, avec de nouvelles réalisations. Ainsi, on achève l’étude de faisabilité et d’options stratégiques du PPP concernant le périmètre de la Moulouya, alors que celle relative aux périmètres du Haouz et de Azemmour-Bir Jdid est en cours de mise en œuvre. Il est à noter que la première phase est relative aux études liées respectivement aux périmètres du Loukkos, du Tadla, des Doukkala, du Gharb (irrigation) et de Chtouka Ait Baha. Elles ont été achevées en 2011. De même, selon le ministère de tutelle, on lance la seconde phase qui concerne l’exécution de l’appel d’offres pour la désignation des partenaires privés ainsi que l’établissement des documents contractuels des différents périmètres en projets, en fonction des décisions stratégiques appelées à être prises par l’Etat, notamment au sujet de la contribution publique au financement des investissements requis pour la mise en œuvre de la gestion déléguée.

Un programme à deux volets

Il faut noter que le Programme national d’économie d’eau en irrigation s’étale sur 10 années et coûtera 37 milliards de DH. Ce programme est composé de deux volets : la reconversion collective (secteurs de la grande hydraulique) sur plus de 337 000 ha et la reconversion individuelle (irrigation privée) sur 218 000 ha. Par ailleurs, dans le cadre du programme de valorisation des ressources en eau, notamment celles à usage agricole qui représentent actuellement 90 % des eaux mobilisées, on prévoit, d’une part, de rattraper, dans le cadre du Plan Maroc vert, des retards accumulés en matière d’équipement des zones dominées par les eaux des barrages et, d’autre part, la réalisation d’économies dans les consommations d’eau par l’adoption de techniques d’irrigation appropriées.

Celles-ci consistent principalement en le remplacement progressif des systèmes actuels basés sur le gravitaire et l’aspersion par les systèmes de micro-irrigation et le goutte à goutte. Cette reconversion permettra de couvrir par l’irrigation localisée une superficie de 670 000 ha à l’horizon 2020 contre 150 000 ha actuellement.

Conversion massive de l’irrigation de surface
Le Plan Maroc vert vise l’amélioration du service de l’eau d’irrigation, la promotion des techniques d’irrigation économes et de systèmes de culture permettant une meilleure valorisation de l’eau. Le Le matinen ce qui le concerne, a pour objectif principal la conversion massive de l’irrigation de surface et par aspersion à l’irrigation localisée sur une superficie de l’ordre de 550 000 ha durant 15 ans, soit un rythme d’équipement de près de 37 000 ha/an. À préciser qu’en ce qui concerne les périmètres de grande hydraulique, on fait état actuellement de 395 090 ha avec un taux de conversion allant de 4 % pour Ouarzazate et à 81 % pour Tadla. Dans l’irrigation privée, il faut relever 160 000 ha correspondant à 50 % de la superficie totale irriguée.
Repères

La première phase du programme est relative aux études liées respectivement aux périmètres du Loukkos, du Tadla, des Doukkala, du Gharb (irrigation) et de Chtouka Ait Baha. Elles ont été achevées en 2011.
Le ministère de tutelle lance une seconde phase concernant l’exécution de l’appel d’offres pour la désignation des partenaires privés ainsi que l’établissement de documents contractuels des différents périmètres en projets.

Lahcen Oudoud, Le matin


         
 
                         
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