Le chômage et la précarité guettent les MRE en Espagne



Le chômage et la précarité guettent les MRE en Espagne
A partir du premier septembre prochain des milliers de Marocains en situation irrégulière n'auront plus la possibilité de bénéficier de la couverture médicale suite à l'annonce par le gouvernement conservateur d'un plan de rigueur pour contenir un déficit public galopant.
Parmi les mesures de ce plan qui vise à économiser 7 milliards d'euros dans la santé, figure celle de restreindre aux seuls immigrés en situation régulière, c'est à dire ceux inscrits à la sécurité sociale, l'accès au système de santé public, ce qui permettra à l'Etat de renflouer quelque 500 millions d'euros. Cette mesure concernera plus d'un demi-million de migrants sans-papiers établis en Espagne, selon le gouvernement. Parmi eux des milliers de ressortissants Marocains en situation irrégulière ou ayant perdu leurs papiers en raison du chômage.  Elle sonne la fin de l'Etat providence pour laisser la voie à l'Etat austère à la recherche du moindre centime à économiser pour équilibrer ses comptes et faire sortir le pays du marasme économique.
Le gouvernement, sous la pression de Bruxelles et d'institutions financières internationales, tente de juguler la crise économique et financière dans laquelle se trouve empêtré le pays depuis 2008 et de contenir le déficit actuellement à 8,51 du PIB, à coup de mesures d'austérité impopulaires.
Le 20 avril dernier, l'Exécutif avait adopté un plan de rigueur visant des secteurs très sensibles tels que la santé et l'éducation, après celui de l'emploi. Vendredi dernier, il a annoncé une augmentation des impôts à la consommation à partir de 2013, mesure qu'il avait pourtant écartée durant sa campagne électorale.
Les mesures adoptées par le gouvernement et celles qui seront annoncées prochainement sont nécessaires et indispensables pour faire sortir de sa situation, complexe, se défend le gouvernement attaqué par les syndicats et l'opposition sur sa politique hautement antisociale. En matière de santé en Espagne, il y aura un avant 2012 et un après 2012. Avant 2012, la loi espagnole sur les étrangers garantissait aux immigrés, en situation régulière ou pas, l'accès aux services de santé à même pied d'égalité que les Espagnols.
A partir de septembre prochain, les immigrés sans papiers ne pourront plus bénéficier de cet avantage social et la carte de santé, qui leur permet d'accéder aux centres de santé et aux hôpitaux publics leur sera retirée. Seules les femmes enceintes et les enfants seront acceptés dans les services de gynécologie et de pédiatrie. Les autres, en cas de maladie, n'auront qu'à se rendre aux urgences pour être traités.
Le problème est que parmi ces sans papiers, il y a des dizaines de milliers qui sont tombés dans la clandestinité car ayant perdu leur travail. Dans l'incapacité de trouver un contrat de travail, ils ne peuvent plus renouveler leur carte de séjour, ni cotiser à la sécurité sociale, c'est le cas de milliers de Marocains.
Après avoir contribué de longues années à la prospérité économique Espagnole, qui était donnée comme exemple en Europe et dans le monde entier, voilà que maintenant ces immigrés sont sacrifiés sur l'autel de l'austérité. Cette nouvelle mesure du gouvernement a été fortement dénoncée par les ONGs de défense des immigrés et des droits de l'Homme, comme Amnesty International, par les syndicats ainsi que par l'opposition de gauche, car elle rompt avec le principe de santé gratuite pour tous dont se targuait l'Espagne.
Cette mesure constitue une violation des droits des immigrés qu'ils ont obtenus après de longues années de lutte. L'Espagne est en train de spolier un droit fondamental qu'est celui de la santé pour tous, affirme-t-on du côté des organisations de défense des droits immigrés et des droits de l'Homme.
Pour le Parti socialiste espagnol (PSOE) principal formation politique d'opposition, cette mesure s'ajoute à d'autres mesures insensées prises par le gouvernement conservateur. Son leader, Alfredo Perez Rubalcaba, est allé même jusqu'à la qualifier de mesure «xénophobe, cruelle et inefficace».  «Cette mesure est non seulement xénophobe et cruelle car elle laisse sans assistance médicale des personnes malades, mais elle est également inefficace car de simples grippes devront être traitées dorénavant aux urgences», a-t-il averti.

MAP


         
 
                         
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