Le Maroc est la nouvelle destination de la délocalisation



Le Maroc est la nouvelle destination de la délocalisation
Le quotidien français +Aujourd'hui en France/Le Parisien+ consacre, jeudi, son "Fait du jour" au développement du secteur de l'offshoring au Maroc, soulignant que le Royaume est "le nouvel Eldorado de la délocalisation", notamment des entreprises françaises.

"Après la Chine ou le Brésil, le Maroc est la dernière destination à la mode. Crise aidant, les PME et les sociétés françaises du CAC 40 y affluent. Axa, BNP-Paribas, Bull, Atos Origin, Ubisoft, Bouygues Télécom...tous y sont installés ou y sous-traitent une partie de leurs activités", écrit le journal.

Pour les sociétés françaises qui "délocalisent en masse au Maroc", le pays présente des "avantages considérables: Smic horaire à moins d'un euro, semaine de 44 heures, faibles charges sociales, exonérations d'impôts"

Du coup, le coût de fonctionnement d'une entreprise dans le Royaume est jusqu'à "40 pc moins chers qu'en France", explique Youssef Chraibi, président de l'Association marocaine de la relation client, cité par le quotidien.

Autre attrait du Maroc, "les employés parlent français et sont souvent diplômés", ajoute-t-il, précisant, toutefois, que "les délocalisations ne concernent pas que les centres d'appels téléphoniques, elles accueillent aussi des services de haute technologie (maintenance informatique, développement de logiciels, etc.)".

Mettant en exergue les compétences pointues des ressources humaines marocaines, +Le Parisien+ relève que "chez Ubisoft, le géant français du jeu vidéo, c'est la recherche de compétences +rares+ qui a poussé le groupe à s'installer à Casablanca". "Le Maroc forme de bons ingénieurs", souligne la direction d'Ubisoft.

Et d'ajouter que "les entreprises privées ne sont pas les seules à goûter aux charmes du Maroc, la RATP (Régie autonome des transports de Paris) et la SNCF (Société nationale des Chemins de Fer) s'y sont mises", à travers la sous-traitance de certaines branches de leurs activités.

"Erigées au rang de priorité par le gouvernement marocain, ces délocalisations ont fait un bond de 15 pc l'an dernier et généré sur place 35.000 emplois et le chiffre pourrait atteindre les 100.000 en 2015", explique le quotidien.

Dans un reportage au quartier d'affaires casablancais "Casanearshore", les envoyés spéciaux du journal décrivent une zone franche construite pour les délocalisations qui ne cesse de séduire les entreprises françaises.

"Aux arrières à l'entrée, gardes à tous les étages, caméras de surveillance par centaines, perdu au milieu des champs, le Casanearshore a des allures de camp militaire retranché, pourtant, c'est un quartier d'affaires de 53 ha où travaillent plusieurs milliers de salariés marocains, français et espagnols", écrivent-ils.

"Mieux, le cadre de travail est royal pour des salariés marocains : restaurant d'entreprise, agences bancaires, guichet unique pour les démarches administratives (Sécu, Anapec, etc.), tout se trouve sur place", précisent-ils, soulignant que "ces infrastructures réclament de lourds investissements".

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Jeudi 11 Mars 2010


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