Lafarge Maroc renforce ses capacités de production



Lafarge Maroc renforce ses capacités de production
· Kawasaki retenue pour concrétiser cet objectif
· Plus de 2 milliards de DH pour faire face à l’essor surprenant du marché
· Le Nord, région à croissance exponentielle, accapare la part du lion

«La saturation du marché n’est pas pour demain». Visiblement peu de choses pourraient ébranler la confiance de Jean-Marie Schmitz, administrateur directeur général de Lafarge Maroc, en l’avenir du marché marocain de ciment. Pour cause, l’essor fulgurant qu’il a connu ces dernières années. En 2006, ce marché a enregistré une croissance de 10% contre 5 et 6% prévue initialement. «Le Maroc est devenu un énorme chantier», fait observer Schmitz.
Pour faire face à cet accroissement, Lafarge a décidé de renforcer son dispositif industriel. C’est dans ce cadre que s’inscrit la signature, le 1er février, d’un contrat entre Lafarge Maroc et K-plant (filiale de Kawasaki) pour la construction d’une nouvelle ligne de cuisson à la cimenterie de Tétouan. Une extension qui ne devrait intervenir qu’en 2010, mais qui a été accélérée au vu de l’évolution surprenante du marché. D’un montant total de 1,4 milliard de DH, la construction de cette nouvelle ligne passe par trois étapes: terrassement et génie civil, construction et équipement et électricité.

· Politique de proximité régionale

La société K-plant, qui a construit la première unité tétouanaise, a été retenue pour réaliser la partie construction et équipement pour un montant de 620 millions de DH. Théoriquement opérationnelle dès la première partie de 2009, la nouvelle unité portera la production de l’usine à 2 millions de tonnes de clinker équivalent ciment par an (voir encadré). Elle permettra d’embaucher 30 personnes qui viendront s’ajouter aux 100 personnes opérant aujourd’hui sur la première ligne.
Lafarge Maroc, qui poursuit une politique de proximité régionale, entend bétonner ses capacités de broyage au Nord du pays, dont la croissance du marché cimentier, de 20%, est supérieure à la moyenne nationale. Ainsi, à Tanger, où le cimentier français dispose déjà d’une première usine (Tanger Ville), est prévue la construction d’une deuxième entité, baptisée Tanger Med, d’une enveloppe de 400 millions de DH. «La finalisation du projet est prévue pour les semaines qui viennent», selon le directeur général de la filiale marocaine. «Ce projet sera probablement attribué à la société espagnole Cemagal», poursuit-il.
En effet, Cemagal et Lafarge Maroc sont déjà partenaires dans le cadre de l’extension de l’usine de Tanger Ville, pour amener sa production annuelle à un million de tonnes. L’extension n’est, en effet, que la deuxième phase du chantier de sa modernisation, entrepris il y a six mois par l’entreprise allemande Cemage. Le budget alloué aux deux phases est de 380 millions de DH.
Privilégier le choix de partenaires qui ont déjà réalisé un premier chantier pour le groupe s’explique par le souci d’aller vite et d’assurer un niveau de qualité conforme aux normes du secteur. Dans ce registre, l’usine de Tétouan est l’une des trois meilleures usines du groupe qui compte près d’une centaine d’unités à travers le monde.
Quant à ses prévisions pour 2007, le leader marocain du ciment table sur une croissance de 6% du marché. «En nous donnant le feu vert pour l’extension de l’usine de Tétouan, la maison-mère nous a demandé de nous atteler d’ores et déjà au projet d’une autre nouvelle usine et d’en définir la localisation». Décidément, la confiance inébranlable de Schmitz est contagieuse.
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Clinker
Le clinker est le produit semi-fini servant à fabriquer du ciment. Ce dernier est obtenu par broyage de clinker, de gypse, d’ajouts et d’additifs secondaires (laitier, fumée de silice, calcaire…)
Selon les professionnels, l’étape conduisant à la fabrication du clinker est la partie la plus coûteuse et la plus technique de l’industrie cimentière.
Les coûts de construction et de maintenance sont énormes. Les relations de partenariat stable permettent de dégager des gains de productivité et réduisent le coût lié à l’incertitude, ce qui permet, in fine, d’assurer la performance des nouvelles usines.
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K-plant
La société K-plant est filiale, à 100%, de Kawasaki Heavy Industries. Elle intervient dans plusieurs secteurs, dont la construction de hauts fours pour la cimenterie. Cette dernière constitue 20% de son chiffre d’affaires annuel d’ 1 milliard de dollars. Le Maroc constitue l’un de ses principaux marchés. Elle est aussi présente dans d’autres pays comme le Vietnam, le Japon et la Chine.
Interrogé par L’Economiste sur l’éventualité de voir son entreprise développer d’autres projets au Maroc, Toshikazu Hayashi, le PDG de K-plant, précise que cela n’est pas exclu. En effet, la société étudie la possibilité d’investir dans d’autres secteurs, notamment les énergies alternatives, les infrastructures et l’environnement.


         
 
                         
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