La stratégie pour augmenter votre salaire



La tendance est à l’embellie de l’emploi cadres, vous surpassez vos objectifs et pourtant, votre salaire peine à décoller… Voici toutes les clés pour doper votre rémunération.

Combien valez-vous ?
Première étape, le bilan : êtes-vous vraiment mal payé ? Pour vous en assurer, vous pouvez consulter les enquêtes de salaires que publient les job boards et cabinets de recrutements, elles vous permettront de déterminer votre marge de manœuvre à l’aune des « prix » pratiqués dans votre entreprise et sur le marché, à compétences égales.
Et pas besoin d’aller loin : le baromètre Cadremploi vous propose une analyse basée sur les salaires déclarés par les internautes ayant déposés leur CV sur le site (moyenne effectuée sur les CV actifs de moins d’un an) et sur les rémunérations proposées par les recruteurs y ayant déposé leurs offres d’emploi sur le site.
Evidemment, la taille de votre entreprise (PME / grands groupes…), la santé de votre secteur d’activité et la tension plus ou moins lâche en terme de recrutement sur votre type de poste sont autant de variables à prendre en compte pour votre négociation.

Négocier avec tact
Question timing, « les entretiens annuels restent le moment le plus opportun pour parler évolution de carrière et salaires

rien n’empêche de le faire à un autre moment de l’année, surtout si vous avez réalisé un résultat exceptionnel », estime Eric Hauptmann, directeur de coachenrecutement.com et du cabinet Solution RH.
Vous êtes performant, vous aimez votre boîte et vous voulez continuer à participer à sa croissance ? N’hésitez donc pas à le faire savoir ! Il s’agit de mettre sur la table un savoir-faire spécifique, des résultats supérieurs aux attentes, votre rôle dans un projet stratégique tel le lancement d’un produit ou l’ouverture d’une usine... « Il faut des arguments spécifiques, concrets : bien faire son travail n’est pas suffisant », résume Laurence Petit-Dessaint, coach en entreprise et fondatrice de jecontacteuncoach.com.

La piste des avantages en nature
Si vous sentez que vous risquez de faire chou blanc du côté de l’augmentation salariale, ne négligez surtout pas les avantages en nature. Bonus, participation et intéressement, stock-options, retraite complémentaire, voiture familiale ou smartphone dernier cri… « Ces accessoires du salaire peuvent constituer la meilleure des rémunérations, ne serait-ce que parce qu’ils optimisent votre fiscalité », commente Pierre-Yves de Beco, directeur général adjoint du cabinet de recrutement Hudson.
En outre, si la direction refuse de céder du terrain sur le revenu brut, invoquant des salaires gelés, des difficultés ou des contraintes de grille de rémunération, « elle peut en revanche se montrer plus flexible sur l’octroi d’un bonus, d’un variable et d’accessoires du salaire », ajoute ce dernier.

Entrer en formation
Cela s’engage mal ? Peut-être est-ce le moment de mettre une corde de plus à votre arc ? L’acquisition d’une expertise ou d’une double compétence à l’issue d’un MBA, par exemple, peut vous permettre de doper votre rémunération. Ces formations haut-de-gamme, qui visent les cadres de 7 à 15 ans d’expérience souhaitant évoluer (en interne ou en externe) ou se reconvertir, se révèlent à moyen terme d’excellents accélérateurs de carrière.
« Si vous envisagez un MBA pour acquérir une double compétence tout en y ajoutant une touche internationale, vous pouvez même doubler votre salaire », estime Bernard Belletante, président du Chapitre qui représente les 38 plus importantes écoles de management. Ces dernières peuvent être financées, du moins en partie, par votre employeur et via vos droits à la formation (DIF ou CIF).

Changer de boîte ?
En cas de fin de non recevoir, selon Fabrice Coudray, directeur chez Robert Half France, mieux vaut éviter le bras-de-fer. Votre entreprise « pourrait devenir plus méfiante et exigeante à votre égard », prévient ce dernier. L’effet boomerang d’une contre-offre, par exemple, peut même être très douloureux si vos résultats s’écroulent par la suite. Surtout, « accepter un bonus peut permettre de patienter… Mais, une fois que vous avez envisagé d’aller voir ailleurs, il y a de fortes chances pour que l’état d’esprit soit le même un an après », estime-t-il.
Si la frustration est trop grande, mieux vaut véritablement « préparer » - et discrètement -votre plan B, soit votre sortie de l’entreprise. « Le refus de l'augmentation peut légitimement générer frustration et démotivation chez le salarié », conçoit Laurence Petit-Dessaint.
Alors, les cabinets de recrutement et de coaching peuvent se révéler des partenaires utiles pour évaluer vos prétentions et négocier un accord avec l’entreprise visée. En cas de mobilité externe, estime le cabinet Robert Half, la plus-value peut atteindre 10 ou 12% en moyenne pour un poste identique, et 15-20% pour un changement de périmètre de fonctions.
 
Cadremploi.fr

 



         
 
                         
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