|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La stratégie logistique permettra de gagner 5 points de PIB en 10 ans
Pour une révolution, c'en est une. Le Maroc a, enfin, son plan logistique, un méga projet auquel adhère, désormais, pouvoirs publics et privé. Présenté au Souverain, mercredi dernier, la stratégie de développement de la compétitivité du Maroc dans le domaine doit bénéficier d'un investissement global de 63 MMDH d'ici 2015 et 116 MMDH à l'horizon 2030.
Les chiffres se passent de tout commentaire alors que la logistique a toujours été le parent pauvre de l'économie nationale. Ce changement de cap est révélateur d'une volonté de hisser le Maroc au panthéon des pays à fort potentiel économique et industriel. Déjà en 2005, la Banque mondiale a émis ses remarques, tandis que d'innombrables rapports sur les difficultés que représente une logistique défaillante ont poussé le gouvernement à prendre la problématique à bras-le-corps. Son coût exorbitant, l'équivalent de 20% du PIB, représentait un frein non négligeable à l'investissement qu'il soit étranger ou national. L'objectif, une fois la stratégie complètement mise en œuvre, est de réduire ce taux à 15% comme c'est le cas dans des pays émergents tels le Mexique ou le Brésil. L'on se rapprochera aussi du standard européen en la matière où ce taux est de 11%. Voilà qui représente une valeur ajoutée additionnelle de 15 à 20 milliards de DH au bout de cinq ans seulement. Cela sans compter les répercussions favorables sur la circulation en ville puisque les camions à conteneurs n'y seront plus admis et la distribution sera, donc, assurée par des véhicules moins encombrants. La stratégie retient à ce propos, une baisse du nombre de tonnes par kilomètres de 30% et la réduction des émissions en CO2 de 35% en cinq ans. Quant aux opérateurs économiques, ils bénéficieront d'une gestion optimisée, sécurisée et massifiée des flux de marchandises. L'Etat et la CGEM ont signé, à cet effet, un contrat programme ainsi que son contrat d'application pour le développement des zones logistiques du Grand Casablanca. Cette première expérience donnera le ton et la manière et devra montrer le chemin à d'autres régions du Royaume. Justement c'est à Zénata qu'une immense zone logistique d'une superficie de 323 hectares est en chantier. A terme, la région doit accueillir 8 zones sur une superficie de presque 1.000 hectares en 2030 et qui seront reliées aux différents réseaux de transport avec des mesures régulatrices du trafic poids lourds dans le périmètre urbain. En tout, 70 zones logistiques sont prévues dans 18 villes sur 3300 hectares. Il s'agit-là d'une expérience pionnière dans la mesure où elle ne se limite pas à une seule région économique, mais instaure une interconnexion entre les points névralgiques d'un large réseau de plateformes. Cette dynamique sera généralisée au fur et à mesure à l'ensemble du territoire marocain, a indiqué Karim Guellab, ministre de l'Equipement et des Transports. Comme le prévoit, donc, le contrat programme Etat-CGEM, le réseau national de zones logistiques multi-flux (ZLMF) sera réparti sur une superficie de 2080 hectares à l'horizon 2015 et 3300 hectares d'ici 2030. Cette manne foncière sera mobilisée à des coûts compétitifs en privilégiant l'assiette publique pour le développement d'activités logistiques à proximité des zones de production, de consommation et des points d'import-export. Les professionnels qui avaient exprimé leur inquiétude quant à l'accès au foncier peuvent ainsi profiter de ce geste à l'instar de ce qui a été mené dans un pays comme la France. Un Schéma national intégré de zones regroupant un ou plusieurs types de plateformes est, également, dans le pipe. Il s'agit des plateformes conteneurs, de distributions et outsourcing, d'agro-commercialisation, de matériaux de construction et des céréales. Et ce n'est pas tout. L'on prévoit la formation de 61.600 personnes en 5 ans et 137.000 d'ici 2030, la création de l'Agence marocaine de développement de la logistique et un Observatoire auquel incombera la tâche de mesure et de suivi des indicateurs de performance du secteur. Financée par le Fonds Hassan II, l'étude qui a servi de base pour la stratégie jette la lumière sur un certain nombre d'aspects comme le développement des formations dans le domaine, la fonction logistique au sein des entreprises et surtout la mise en place d'une réglementation qui organise l'instauration des plateformes. Et pour une meilleure harmonisation avec les spécificités des secteurs productifs, la logistique sera mise en orbite par rapport aux différents plans économiques tels Emergence, Plan Vert, Plan Azur, Rawaj, etc. En termes d'image, le Maroc pourra incontestablement capitaliser sur cette nouvelle stratégie, en avantage concurrentiel, pour drainer encore plus d'investissements extérieurs créateurs d'emplois. lematin.ma |
Evènement
EvènementMarrakech : Le Salon « SOLAIRE EXPO » du 09 au 12 février 2012Casablanca : Electricity & Energy expo du 11 au 15 octobreCasablanca : La 1ére édition de l'E-commerce du 3 au 5 Novembre 2011Casablanca : Salon industriel des équipements, des technologies et de la sous-traitance du 14 au 17 septembre
Documents officiels
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
© 2006 entreprendre.ma : Portail Marocain de l'actualité économique
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||

Loi de finances



