La sidérurgie nationale s’attend à des mesures de protection

Le secteur national de la sidérurgie fait face à un déferlement sans précédent d’importations de rond à béton et de fils machines, notamment de certains pays du sud de l’Europe. Les professionnels marocains demandent la protection des pouvoirs publics. Une enquête est ouverte.



La sidérurgie nationale s’attend à des mesures de protection
Le secteur national de la sidérurgie pourrait bientôt bénéficier de mesures de sauvegarde synonymes d’une limitation des importations. Et pour cause : Ce secteur est au bord de l’asphyxie à cause de l’inondation du marché local par des importations de ronds à béton et de fils machines, en provenance notamment de pays du sud de l’Europe. Face à ce déferlement, les professionnels ont donc réclamé la protection des pouvoirs publics. Et ils ont eu gain de cause quant à l’examen de cette situation afin de voir s’il y a lieu d’appliquer des mesures de ce genre. Ainsi, l’Association des sidérurgistes du Maroc (ASM) a adressé au département du Commerce extérieur une requête, au nom de la branche de production nationale de ronds à béton et fils machines, par laquelle elle demande l’application des mesures de sauvegarde sur les importations de ronds à béton et fil machine conformément aux dispositions de l’Accord de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) sur les sauvegardes.

La production locale recule

Pour étayer leur requête, les producteurs nationaux ont fourni des données chiffrées sur la situation de ce marché aussi bien en ce qui concerne la production locale que l’importation. Suite à un examen des renseignements contenus dans la requête, ce département a été catégorique dans sa conclusion : «Les éléments exposés par l’ASM sont suffisants pour justifier l’ouverture d’une enquête de sauvegarde conformément à l’Accord de l’OMC sur les sauvegardes». De ce fait, il a décidé, après avis de la Commission consultative des importations (CCI), réunie le 13 septembre courant, d’ouvrir une enquête de sauvegarde sur les importations des produits en question.
Le ministère a précisé, dans son avis, que les produits importés objet de l’enquête sont le rond à béton d’un diamètre qui varie entre 5,5 et 40 mm et le fil machine d’un diamètre ne dépassant pas les 14 mm. En fait, selon les chiffres avancés par la profession, les importations de ces produits ont connu un accroissement massif aussi bien en absolu que par rapport à la production nationale. Ainsi, les achats à l’étranger de ronds à béton et de fils machines ont progressé, respectivement, de 503% et 184% au cours de la période janvier-avril de l’année 2012, comparativement à la même période de l’année 2011. Par rapport à la production nationale, ces achats ont atteint des parts respectives de 117% et 5,36%.
Cette invasion des produits importés s’explique, d’après les professionnels, par les effets de et qui est fortement liée à la crise du secteur de l’immobilier dans ces pays. Ceci a causé «un dommage grave» à la branche de production nationale de rond à béton et de fils machines, selon les professionnels. Concrètement, précise-t-on, il s’agit du recul, depuis le début de l’année 2012, de la production, de la productivité, de la capacité de production, des ventes, du niveau de l’emploi et des baisses significatives des résultats financiers de la branche nationale.
Par ailleurs, il est à noter qu’une enquête en matière de sauvegardes conformément aux règles et procédures prévues par l’Accord de l’OMC sur les sauvegardes permet, sur la base d’une enquête publique, d’appliquer des mesures de sauvegarde sur un produit quand il est prouvé, sur la base des données à collecter auprès des producteurs nationaux, des importateurs et des exportateurs vers le Maroc, qu’il est importé massivement de façon à porter préjudice à la production nationale.

Procédure de l’enquête

Afin d’obtenir les informations jugées nécessaires à son enquête, le département du Commerce extérieur adressera des questionnaires d’enquête aux producteurs nationaux de produits similaires ou directement concurrents, aux importateurs connus du produit concerné et aux exportateurs et producteurs du produit concerné ayant été cités dans la requête. Toutefois, toutes les parties intéressées peuvent demander un questionnaire ou faire connaître autrement leur point de vue, soumettre des informations et fournir des éléments de preuve à l’appui, un délai de 30 jours à compter de la date d’ouverture d’enquête, soit le 25 septembre courant. Le département du Commerce extérieur peut organiser une audition publique, d’office ou sur demande, à laquelle les parties intéressées peuvent participer.

Le matin


         
 
                         
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