La reconnaissance du métier nécessite l’établissement d’un code de bonne conduite



Nous ne pouvons que nous réjouir du développement qu’a connu le coaching ces dix dernières années, à l’étranger et au Maroc. Au niveau international, le chiffre d’affaires généré par le coaching est estimé à 1,5 milliard de dollars (environ 12,3 milliards de DH), selon l’International coach federation (IFC). Par ailleurs, l’étude, que le cabinet Cap RH Maroc vient de boucler sur le positionnement du coaching au Maroc établit une réelle prise de conscience de l’apport de cette démarche pour l’individu et pour l’entreprise.

Comme tout nouveau métier, le coaching séduit, émerveille, intrigue, épate et attire. Pour en juger, il n’y a qu’à voir les formations dédiées au coaching, les articles qui lui sont consacrés dans la presse spécialisée et généraliste, les conférences, les émissions radio et télévisées et les frémissements qu’induit ce métier, de façon générale.

Cependant, n’est pas coach qui veut. La pratique du coaching est basée sur le parcours personnel, sur une formation certifiante, sur son développement personnel et sur la supervision régulière. Par supervision, j’entendons le coaching du coach par un coach qui a l’antériorité sur lui dans la profession.

La pratique du coaching est, obligatoirement, soutenue par une solide base déontologique, car nous travaillons avec un matériau noble : l’Etre humain. L’adhésion à un code éthique et déontologique est une forme de protection de la qualité de la prestation et une garantie pour le coaché. Cela m’amène à parler des dérives de coaches. Je précise bien de coaches et non du coaching. C’est l’usage fait du coaching qui est dommageable et non le métier lui-même.

Je pense, à ce niveau, à Maximilien, le héros du film français Coach, qui brassait des séances de coaching à la queue leu leu et qui acceptait des contrats d’essence non éthique.
Cette effervescence autour de l’appellation «coach» et du terme «coaching» a été, quelque peu, galvaudée, ces derniers temps, d’où un grand besoin de régulation de la profession. Pour protéger la profession et pour parer aux dérives, deux associations européennes, ICF et European mentoring and coaching council (EMCC) ont proposé, le 5 juillet 2011, à l’Union Européenne qui l’a adopté en novembre de la même année, un code organisant les deux métiers du coaching et du mentoring.
A quand un code au Maroc ?

Les métiers de coach et de mentor sont, en effet, relativement récents, ne sont pas organisés et ne sont toujours pas reconnus par les différentes instances locales, régionales ou internationales.
ICF et EMCC collaborent, en effet, depuis plusieurs années sur différents projets. Par ce code, elles ambitionnent d’encourager et de soutenir la croissance et le développement de la profession et l’intégrité du métier de coach dans le monde entier.

Ce code vient, donc, combler un vide qui laissait la porte grand-ouverte aux «pseudo» et aux dérives, combien dommageables dans ces deux métiers. Par ce code, les deux associations européennes mettent en place les bases de l’autorégulation des deux professions en les dotant d’un code de conduite commun à titre de référence normative.

Ce code ne se contente pas d’énumérer les engagements du coach, mais aussi ceux des représentations professionnelles, sous peine de sanctions. Mieux encore, il vise à informer les clients du coaching et du mentorat et à renforcer la confiance du public (voir encadré).

Ce code est inspiré du droit européen, ce qui va faciliter son enregistrement dans la base de données de l’UE. Cette base de données, accessible au grand public, est gérée, conjointement, par la Commission européenne et par le Comité économique et social de l’UE.

Le code comprend deux grands volets. Le premier porte sur les directives pour les praticiens. Il comprend les exigences suivantes :
- compétences ;
- formation ;
- développement professionnel continu ;
- normes éthiques.

Le second concerne les directives pour les organismes professionnels  avec les exigences suivantes :
- exiger de leurs propres membres un engagement d’adhérer à des standards éthiques ;
- mise en place d’une procédure de poursuite et de sanction pour des motifs déontologiques ;
- création d’un comité indépendant pouvant contrôler et imposer des sanctions en cas de non-respect du code de conduite.

Nous ne pouvons qu’espérer que le Maroc puisse s’inspirer de ce code pour faire reconnaître, par les autorités compétentes, ce métier en devenir dans notre pays.

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