La participation des employés à la prise de décisions



Si l‘entreprise souhaite atteindre un haut niveau de performances, elle doit scrupuleusement respecter et prendre en considération les intérêts et les desiderata de ses employés. Parmi ces desiderata qui témoignent de ce respect réciproque figure la participation des employés à la prise de décisions.

Cette initiative doit soutenir la création de valeurs à long terme et de relations de travail basées sur un degré de confiance réciproque élevé d’une part, et une implication des employés dans ce processus d’autre part. Une bonne gouvernance d’entreprise profite non seulement aux actionnaires, mais également aux employés, aux autres citoyens et, dans une large mesure, à la collectivité au sens large du terme.

En effet, les dysfonctionnements constatés la plupart du temps trouvent leur origine dans l’absence de démocratie et de transparence ainsi que dans l’absence de participation des employés et des parties prenantes dans le processus de décision dans l’entreprise.

A vrai dire, un modèle de gouvernance qui motive le capital et le travail à s’entendre sur tous les éléments importants de la politique et de la gestion de l’entreprise réalisera,certainement, de meilleures performances à long terme. Ce modèle instaure aussi la stabilité et permet une orientation vers des objectifs à long terme et garantira la pérennité de l’organisation.

Il est dès lors d’une importance primordiale qu’une entreprise moderne donne aux employés le pouvoir de participer à la prise de décisions via leurs syndicats et/ou leurs comités d’entreprise et les impliquer dans les décisions pour garantir que le point de vue des représentants des employés soit obligatoirement pris en compte.

Il est indéniable que, de nos jours, les employés ne sont pas simplement des signataires de contrat de travail, mais des citoyens à part entière. Ils doivent donc à ce titre être considérés comme des participants de l’entreprise, au même titre que les actionnaires et les associés en ce sens qu’ils partagent les risques découlant des choix de l’entreprise. Ils sont par voie de conséquence concernés par les décisions de l’entreprise à différents titres à savoir :

- en tant qu’employés constituant le « capital humain » de l’entreprise cherchant une source de travail et d’emploi, pour subvenir à leurs besoins, de bonnes conditions de travail et d’emploi, le tout étant régi par la législation et les conventions collectives ;

- en tant qu’investisseurs détenant des parts, directement ou indirectement, sachant que la plupart de ces parts sont destinées à leurs revenus au moment de leur pension ;

- en tant que citoyens intéressés par la justice sociale et l’éthique des affaires, pas seulement localement mais également au niveau mondial.

Par ailleurs ,la gouvernance d’entreprise ne peut pas être réduite au problème du contrôle par les actionnaires : les employés revendiquent aujourd’hui le droit d’être impliqués même dans les choix stratégiques de l’entreprise qui les emploie.

Dans la plupart des pays développés, nous assistons en effet à une plus grande participation des employés à la prise des décisions. Les employés n’acceptent plus un rôle purement passif, en se contentant de réagir aux décisions des dirigeants.

Ce qu’on souhaite aujourd’hui, c’est connaître ce que l’on envisage et s’assurer que son point de vue est pris en compte. D’une façon ou dune autre, les employés veulent se sentir associés au processus de prise des décisions dans l’entreprise où ils exercent.

Les domaines traditionnellement réservés à des décisions unilatérales des cadres sont aujourd’hui ouverts à une certaine participation de tous les employés ou de leurs représentants. Il ne va plus de soi que le cadre décide seul des horaires de travail, de l’organisation du travail, de la répartition du travail…

Bref, les rapports du travail entre employeur et employés sont en cours de refonte dans la plupart des pays développés : les conseils du travail, les comités d’entreprise, ou des instances similaires, sont les principaux moyens de participation des employés, et la tendance est à l’élargissement et au renforcement de ce type d’activité. Généralement dans de nombreux pays, la tendance est à un partage des responsabilités dans ces instances plutôt qu’à de simples avis ou suggestion, préalables aux décisions, sur les questions économiques et financières.

Ainsi, les décisions de grande envergure sont analysées avec un soin extrême, et chacun s’efforce de recueillir les points de vue de tous ceux qui peuvent en subir les effets et de tous ceux qui peuvent influer sur leurs résultats.

La conséquence est que les désaccords sur les décisions adoptées sont réduits au minimum : le supérieur ne modifie pas l’esquisse de l’idée proposée, mais motive et aide son auteur pour l’amener à la changer et l’améliorer de telle sorte qu’un consensus puisse être atteint.

De son côté, l’initiateur de l’esquisse de l’idée la vérifie toujours avec soin pour s’assurer qu’elle ne comporte rien de susceptible d’offenser le supérieur ou d’attirer une désapprobation totale : les conflits sont ainsi évités dans une conjoncture de changements accentués par les effets de la crise financière qui sévit actuellement dans le monde entier.

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