La consommation d'électricité s’emballe



La consommation d'électricité s’emballe
Plus 7,8% à fin juin, contre 5,6% un an plus tôt.
Les affaires et la consommation des ménages en profitent.
Une fois n’est pas coutume. L’analyse de la Direction des études et prévision financière (DEPF) l’atteste. «La bonne performance de l’économie nationale est attribuable à la poursuite de la dynamique de la consommation intérieure, favorisée par le soutien continu de l’Etat au pouvoir d’achat des ménages, l’accompagnement des secteurs touchés par la crise et à la reconduction des programmes d’investissements publics». Pas seulement, car «la poursuite de la relance de l’économie mondiale a eu un impact significatif sur la demande extérieure adressée au Maroc».

Au-delà de ces incontournables pondérables, il y a la nette appréciation de la consommation d’électricité. Au terme du premier semestre de 2011, celle-ci s’est raffermie de 7,8%, en glissement annuel, après une hausse de 5,6% un an auparavant. La raison, la hausse de la consommation de l’énergie de très haute, haute et moyenne tensions de 7,7%, particulièrement au niveau des autres abonnés dont la consommation a progressé de 10,8%. La basse tension, elle, a augmenté de 8,4%. Pour le seul mois de juillet, cette hausse avait atteint 10,3%. Cette performance dénote, s’il en est, une bonne tenue de l’activité industrielle.

Ainsi, l’activité des industries manufacturières, approchée par l’indice de la production industrielle, a progressé de 2,6% au cours du premier trimestre de l’année. C’est grâce à l’augmentation de la production du raffinage de pétrole de 36,8%, de l’industrie du tabac de 19,9%, des industries des autres produits minéraux non métalliques de 7,3%, des industries de travail des métaux de 4,9% et des industries des meubles et industries diverses de 5,8%. En même temps, les industries de l’automobile, de textile, chimiques et du bois ont enregistré des progressions comprises entre 1,7% et 3,9%. Déjà pour le second trimestre, les industriels interrogés dans le cadre de l’enquête de conjoncture du HCP, anticipent une hausse de la production du fait principalement de la bonne performance des industries agro-alimentaires, de la chimie et parachimie et de la transformation des minéraux de carrière. Le raffinage et la consommation du ciment s’inscrivent également dans la même tendance haussière.

Par ailleurs, en réponse à la forte demande des industries, l’énergie électrique appelée nette a maintenu une tendance haussière. Elle a augmenté de 8,9% après une progression de 5,9% à fin juin 2010. Ceci a été rendu possible essentiellement grâce à la hausse de la production de l’énergie électrique d’origine thermique et des importations de l’énergie électrique en provenance de l’Algérie et de l’Espagne respectivement de 57% et de 40,8%. La production de l’énergie électrique d’origine hydraulique a baissé de 44,7% après une hausse de
14% au cours de la même période de l’année dernière marquée par la disponibilité des ressources hydriques en rapport avec l’abondance de la pluviométrie.

L'economiste


         
 
                         
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