La chute des réserves en devises atteint plus de 14%



La chute des réserves en devises atteint plus de 14%
En cause, les réserves en devises de Bank Al-Maghrib qui ont chuté de 7.2% en trois mois et de 14.2% en un an. Malgré l'abaissement du taux directeur à 3%, les taux de refinancement sur le marché interbancaire ne se détendent pas.

L ’état des liquidités sur le système bancaire devient de plus en plus inquiétant. Il y a à peine une année, le déficit de trésorerie des banques se limitait à 16 milliards de DH. Aujourd’hui, il atteint un niveau historiquement inégalé : 66 milliards à la mi-avril ! Si Bank Al-Maghrib n’alimentait pas les banques à travers ses avances hebdomadaires, elles n’auraient pu continuer à couvrir leurs besoins en ressources au quotidien.

Lors de la séance du 18 avril, la banque centrale a en effet servi 43 milliards de DH au taux directeur de 3% pour soulager leur trésorerie. Cela dit, il y a lieu de préciser que les établissements bancaires ne sont pas tous touchés par le manque de ressources de la même manière. «Les grandes banques, comme la BCP et Attijariwafa bank, souffrent moins que celles de taille petite et moyenne», avance un banquier.

Quoi qu’il en soit, le déficit de liquidité s’aggrave globalement et cela est dû à un facteur principal : la chute des réserves en devises. En effet, les avoirs extérieurs nets de Bank Al-Maghrib, qui entrent dans le calcul du solde de liquidité du système bancaire, ont reculé de 7,2% en trois mois seulement, pour ne plus totaliser que 155 milliards de DH à fin mars 2012. Sur une année glissante, la chute atteint plus de 14%. Cette situation s’explique par le creusement du déficit de la balance commerciale, déficit que les autres recettes en devises (transferts des MRE, recettes touristiques et IDE) n’arrivent plus à combler. En 2011, le gap commercial s’est élevé à 184 milliards de DH, en aggravation de 24% par rapport à 2010. Il a ainsi dépassé le volume global des exportations qui s’élève à 173 milliards. La situation n’a pas changé au premier trimestre 2012 puisque les importations continuent d’évoluer deux fois plus rapidement que les exportations, soutenues par l’envolée des prix des produits pétroliers.

Les autres composantes de la liquidité du système bancaire évoluent aussi défavorablement mais à une moindre ampleur, comme la position nette du Trésor qui ressort à -3,5 milliards de DH à fin mars contre-2,5 milliards à fin 2011, ou encore le montant de la réserve monétaire obligatoire des banques qui a gagné 1 milliard, à 22,5 milliards de DH, sous l’effet de l’appréciation de l’encours des dépôts. Seuls les billets et pièces en circulation affichent une orientation positive, puisque leur niveau a baissé de 1%, à 165 milliards de DH.

Dans ces conditions, les taux de refinancement sur le marché interbancaire subissent une forte pression, et ce, malgré l’abaissement du taux directeur de Bank Al-Maghrib de 25 points de base, à 3%. En effet, ces taux s’affichent toujours aux alentours de 3,25%, alors qu’ils sont censés coller au niveau du taux directeur
 

Souhail Nhaili.
www.lavieeco.com

 



         
 
                         
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