La banque mondiale accorde Un prêt de 203 millions de dollars pour le Plan Maroc Vert

La Banque mondiale vient d’accorder au Maroc un nouveau prêt, d’un montant de 203 millions de dollars, destiné au Plan Maroc Vert. Objectif : promouvoir la modernisation du secteur agricole national, en appuyant notamment la mise en place de nouveaux modèles de gestion.



La banque mondiale accorde Un prêt de 203 millions de dollars pour le Plan Maroc Vert
La Banque mondiale (BM) revient à la charge, en apportant un nouveau soutien au secteur agricole national, sous forme d’un autre prêt au Plan Maroc Vert. D’un montant de 203 millions de dollars, ce financement, qui est un Prêt de la politique de développement, vise à promouvoir la modernisation du secteur agricole au Maroc. Il est à noter, comme le rappelle la BM, dans un communiqué, qu’un premier prêt de ce genre avait déjà été approuvé en mars 2011 au profit du Maroc. Objectif : appuyer les réformes clés prévues dans le plan national afin de renforcer les marchés intérieurs, venir en aide aux petits producteurs, renforcer les services agricoles et améliorer la distribution d’eau d’irrigation.
Ce premier prêt de la série a débouché sur des résultats probants. En effet, indique-t-on, ce financement a notamment permis de mettre en place des procédures transparentes d’accès aux subventions pour la diversification et l’intensification de la production agricole et pour la commercialisation des produits, notamment au bénéfice des petits producteurs. Ainsi, révèle-t-on, pas moins de 5,6 milliards de DH (680 millions de dollars) ont déjà été accordés à plus de 200 000 petits producteurs au Maroc.

L’actuel prêt vient poursuivre cet effort, en appuyant notamment, d’après la même source, la mise en place de nouveaux modèles de gestion visant à améliorer la qualité des services des marchés de gros et des abattoirs, «permettant ainsi aux agriculteurs de mieux commercialiser leurs produits et aux consommateurs de profiter de produits de meilleure qualité».
La BM soutient également d’autres réformes qui ciblent les petits producteurs, visant notamment à favoriser leur intégration dans l’économie nationale en les aidant à collaborer avec le secteur privé. Cet appui concernera aussi les subventions à la recherche agricole, qui «est en voie d’être décentralisée», et l’amélioration de la responsabilité, de l’efficacité et de la productivité qui devrait être renforcée dans la gestion des eaux d’irrigation qui est un chantier en cours, fait-on savoir.
«Ces réformes des systèmes d’irrigation revêtent une importance particulière», déclare Xavier Chauvot de Beauchêne, chef de projet à la Banque mondiale. «Elles conduiront à la mise en place d’un nouveau modèle qui renforcera l’efficacité de la gestion et de l’utilisation de l’eau, augmentera sensiblement les revenus agricoles et aidera les petits producteurs à améliorer leurs moyens de subsistance.», ajoute-t-il.
Par ailleurs, la Banque mondiale soutient l’intégration des mesures d’adaptation au changement climatique dans la mise en œuvre de la stratégie agricole nationale, dans le but d’aider le Maroc à mieux résister aux chocs climatiques. Ce qui a donné lieu à une subvention de 4,35 millions de dollars du Fonds spécial pour le changement climatique, approuvée en 2011.
De même, une autre subvention de 6,44 millions de dollars, approuvée le 12 mars, devra aider les petits producteurs à mettre en œuvre des mesures de conservation des terres et de la biodiversité dans les zones marginales. Ce qui permettra de rendre l’intensification de l’agriculture encouragée par le plan national compatible avec la protection de l’environnement, souligne-t-on.
En outre, il est à noter que dans le cadre de son appui au Plan Maroc Vert, la BM a collaboré étroitement avec d’autres bailleurs de fonds. Il s’agit de la FAO, l’Agence belge de développement et la SFI.
 

Un soutien à la compétitivité aussi

La Banque mondiale a accordé le 12 mars courant un prêt de 160 millions de dollars qui vise à contribuer à appuyer les réformes du cadre des affaires au Maroc pour stimuler la compétitivité, la croissance et la création d’emplois. Ce programme de financement, a-t-on indiqué, est appelé à contribuer à favoriser les réformes des politiques publiques en cours visant à simplifier le cadre réglementaire et à faciliter le commerce. Le programme permettra en outre de renforcer la capacité d’institutions cruciales telles que le Comité national de l’environnement des affaires, le Conseil de la concurrence et la Commission des investissements.

Repères
  • L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a fourni un appui technique pour la réforme des abattoirs locaux.
  • L’Agence belge de développement (CTB) a contribué au financement d’une analyse économique sur la réforme du secteur de l’irrigation.
  • La Société financière internationale (IFC), l’institution de la Banque mondiale qui accorde des financements au secteur privé, a financé des travaux ayant pour but d’améliorer le cadre juridique et institutionnel des marchés de gros.

Lahcen Oudoud, LE MATIN


         
 
                         
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