La Vision 2020 pour le secteur de la formation professionnelle dès 2013



La Vision 2020 pour le secteur de la formation professionnelle dès 2013
Le ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle travaille actuellement sur une nouvelle stratégie dédiée à la formation professionnelle qui sera présentée, en premier, au chef de gouvernement avant d’être révélée début 2013. Cette Vision 2020 de développement de la formation professionnelle, inscrite dans le programme du gouvernement, vise à mettre en place un système plus souple, plus réactif et mieux ancré dans le milieu professionnel reposant sur un mode de gouvernance plus efficace, des procédures de financement et d’allocation des ressources claires et transparentes et la définition des rôles et responsabilités des différents intervenants (État, employeurs, associations professionnelles, opérateurs de formation…). C’est ce qu’a annoncé Abdelouahad Souhail, ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la rentrée 2012/2013 aux établissements de formation professionnelle.
Cette nouvelle stratégie devra se décliner en plusieurs actions, notamment revoir le système de gouvernance, appuyer le système de partenariat public privé, mettre une régulation et évidemment attaquer le système de financement. «Nous sommes en train d’apporter les derniers ajustements à cette réforme en concertation avec les représentants du public, du privé, des syndicats et bien sûr du Conseil supérieur de l’enseignement», nous a confié Abdelouahad Souhail. Et d’ajouter : «Nous pensons que le Maroc a cumulé toute une expérience, en matière de formation professionnelle, qui reste un des moyens les plus importants afin de répondre aux besoins du marché et aux aspirations des jeunes à avoir une intégration dans le monde du travail». Le ministre a rappelé au passage que l’objectif de l’actuel gouvernement vise à former, entre 2012 et 2016, un million de jeunes, soit avec une augmentation des effectifs entre 15 et 20% chaque année.
Après les bonnes performances réalisées par l’OFPPT, l’heure est au bilan afin de mieux cerner les points forts, les contraintes et les points à améliorer dont les résultats serviront de base à la mise en place de cette nouvelle vision. Ainsi, l’année 2011/2012 a connu la formation de 327 749 stagiaires dont 34 302 apprentis. Ces jeunes sont formés dans 2005 établissements de formation professionnelle, dont 497 relevant du secteur public et 1 508 du secteur privé, dans plus de 347 filières. Le taux de participation aux concours d’accès organisés par les différents opérateurs de formation est de trois candidats par place offerte, témoignant de la grande affluence que connaît le système de formation. Quant au taux d’insertion des lauréats dans le marché de l’emploi, il s’élève à 61% pour ceux qui trouvent un job neuf mois après l’obtention du diplôme. Quant au taux d’insertion, trois années après l’obtention du diplôme, il s’est établi à 77%.
Le nombre des stagiaires au titre de l’année 2011/2012 ayant suivi une formation initiale (résidentielle et alternée) est de l’ordre de 293 477 stagiaires. L’effectif des bénéficiaires de la formation par apprentissage, assurée par les opérateurs public et privé et les ONG, a atteint 34 302 apprentis. Concernant les lauréats du dispositif de formation, leur effectif est de 177 652 dont 17 242 lauréats issus de la formation par apprentissage.
Pour la rentrée 2012/2013, elle est caractérisée par le renforcement de l’appareil de formation. Citons, à cet égard, la création de 29 nouveaux établissements de formation publics, dont 20 relevant de l’OFPPT. Ces créations couvrent différents secteurs d’activités et l’ensemble des régions du Royaume. Le nombre global des établissements de formation professionnelle publics atteint ainsi 526 établissements, dont 327 relevant de l’OFPPT. Du côté du privé, il y a lieu de citer l’autorisation d’ouverture et d’exploitation de 58 établissements de formation professionnelle pour une capacité d’accueil de 3 000 places pédagogiques pour un investissement global de l’ordre de 24 MDH ayant généré la création de près de 200 emplois permanents.
Le nombre des établissements autorisés a atteint ainsi 1 566 établissements dont 337 sont accrédités pouvant délivrer des diplômes et certificats reconnus par l’État conférant à leurs titulaires les mêmes droits que ceux reconnus aux lauréats des établissements de formation publics, affirme le ministre. Toujours dans le cadre renforcement de l’appareil de formation, il y a lieu de citer la création de 15 nouveaux internats d’une capacité globale de 3 000 lits pour renforcer la politique de proximité en matière de formation professionnelle dont 9 au sein des établissements relevant de l’OFPPT et 6 dans des centres de formation par apprentissage dans le milieu rural. Quant au nombre des stagiaires, une augmentation
de plus de 19% est attendue, soit 390 000 contre 327 749 en 2011/2012. L’OFPPT accueillera, à lui seul, 310 000 stagiaires.
In fine, le secteur de la formation professionnelle, malgré l’évolution positive qu’il enregistre, reste confronté à de multiples contraintes et défis, notamment l’accompagnement des stratégies sectorielles et des chantiers structurants du pays, d’une part, et la hausse de la demande exprimée par les jeunes et les entreprises.

Une batterie de mesures pour plus de qualité

Lors de cette rencontre, le ministre a rappelé les mesures d’accompagnement qui sont également mises en œuvre visant principalement l’amélioration de la qualité de la formation à travers notamment :
L’amélioration et la généralisation du système d’orientation professionnelle des jeunes ;
La généralisation de l’implantation de la réingénierie du système selon l’approche par compétences (APC) dans plus de 400 établissements de formation ;

La création d’un institut national de formation des formateurs dans l’objectif de doter le système de formation professionnelle de personnel qualifié ayant les compétences nécessaires à l’exercice de l’emploi de formateur et dont les compétences sont uniformément certifiées aussi bien avant la prise de service que durant l’exercice de ses fonctions ;

Le développement de nouvelles formations notamment dans les métiers de l’automobile, de l’aéronautique, du BTP, de l’agroalimentaire, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, du transport et de la logistique, des sports équestres, etc. ;

La consécration de la gestion déléguée de la formation par la création de nouveaux instituts spécialisés sectoriels notamment dans les secteurs de l’automobile, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de la logistique et l’aéroportuaire… ;

La réforme des contrats spéciaux de formation (CSF) à travers la simplification et l’assouplissement des procédures fixées par le manuel établi, à cet effet, pour permettre à un plus grand nombre d’entreprises, notamment les PME et les PMI, de bénéficier de ce dispositif (dans l’immédiat) et aussi la mise dans le circuit d’adoption du projet de loi relative à la formation en cours d’emploi et de ses textes d’application (à court terme).

Nadia Dref, LE MATIN


         
 
                         
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