La SNI finalise l’opération de cession de Centrale Laitière et de Bimo

La SNI vient de finaliser la cession du bloc de contrôle de la Centrale Laitière au Groupe Danone pour un montant de 6,1 milliards de DH ainsi que la finalisation de la cession de sa participation dans Bimo à Mondelez International (ex-Kraft Foods) pour une somme de 1,3 milliard de DH.



La SNI finalise l’opération de cession de Centrale Laitière et de Bimo
La Société nationale d’investissement (SNI) a franchi une étape importante dans la mise en œuvre de sa stratégie de réorganisation annoncée en mars 2010. Ce faisant, elle consolide sa vocation de holding d’investissement par excellence. En effet, la holding annoncée, à la fin de semaine dernière, avoir finalisé la cession du bloc de contrôle de la Centrale Laitière à la compagnie Gervais Danone pour un montant de 6,1 milliards de DH ainsi que la finalisation de la cession de sa participation dans Bimo à Mondelez International (ex-Kraft Foods) pour un montant de 1,3 milliard de DH. Ceci permettra à la SNI de se consacrer davantage à sa nouvelle mission, le groupe passant d’une vocation d’opérateur industriel et financier multi-métiers à celle d’une holding d’investissement avec un cœur de métier, en l’occurrence celui d’actionnaire professionnel, comme cela a été affiché par son management dès le lendemain du lancement de cette réorientation stratégique, il y a près de trois ans.
Les deux récentes opérations, qui viennent après celle du désengagement de la SNI du capital de Lesieur Cristal, ne profitent pas seulement à la holding, puisque l’économie nationale en ressentira aussi l’effet positif. D’abord, elles mettent en évidence l’attrait du Maroc en tant que destination d’investissements étrangers, dans une conjoncture mondiale peu favorable.

Une continuité stratégique

De plus, la concrétisation de ces opérations de cessions se traduira par une importante entrée en devises de près de 900 millions de dollars, à un moment où le pays en a besoin dans un contexte d’érosion des réserves en devises.
Rappelons que c’est le 27 en juin 2012 que la SNI a lancé sa deuxième opération de cession en annonçant son désengagement de Centrale Laitière, suite à la signature d’un protocole d’accord en vue de la vente d’une participation de 37,8% du capital au Groupe Danone. Celui-ci est appelé à devenir l’actionnaire majoritaire avec 67% du capital et l’opérateur industriel de référence. Le second volet de l’engagement de la SNI, à savoir l’élargissement du flottant en bourse, est prévu dans une phase ultérieure. La holding a annoncé qu’elle procéderait à la cession sur le marché boursier d’actions de Centrale Laitière après le closing de la transaction avec Danone. L’objectif de cette mise en Bourse est de permettre à l’épargnant d’avoir un rôle accru dans la gouvernance des entreprises marocaines cotées et d’améliorer la liquidité de leurs titres et, par là même, la liquidité et l’attractivité de la Bourse de Casablanca.
S’agissant de Bimo, c’est en septembre 2012 que la SNI a signé un contrat de cession de sa participation dans cette entreprise au groupe Kraft Foods, qui deviendra par la suite Mondelez International, ce dernier devenant l’actionnaire exclusif de Bimo. Suite à cette finalisation de l’opération de cession de Bimo, Lawrence Mac Dougall, président de la région Europe de l’Est, Moyen-Orient et Afrique (EEMEA) chez Mondelez International, affirme que Bimo est «un élément clé de sa future stratégie dans la région EEMEA».
À noter que Bimo revendique plus de 40% de parts de marché. Avec un taux de notoriété de 98%. Le biscuitier produit des marques locales leaders et bénéficie d’une grande expérience sur le marché marocain. L’entreprise dispose par ailleurs de deux sites de production modernes à Casablanca, et emploie environ 1 400 personnes.

La SNI, investisseur de référence au Maroc
Le groupe SNI ambitionne, selon son management, d’être un investisseur de référence au Maroc, créateur de valeur aussi bien pour l’économie nationale que pour ses partenaires et actionnaires. Le holding d’investissement ciblera, dans sa stratégie, les projets et les sociétés de taille significative, sur des secteurs attractifs, présentant de fortes barrières à l’entrée et des niveaux de rentabilité satisfaisants pour les actionnaires. Ceci se fera par ailleurs dans un souci d’équilibre de portefeuille aussi bien en termes d’exposition sectorielle, géographique, qu’en termes de répartition d’actifs cotés et non cotés.

Lahcen Oudoud, LE MATIN


         
 
                         
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