La SIE démarre ses premiers projets de minicentrales photovoltaïques



La SIE démarre ses premiers projets de minicentrales photovoltaïques
L'année 2014 s’annonce chargée pour la Société d’investissements énergétiques (SIE). L’outil d'investissement de l’État spécialisé dans l’énergie devrait activer, cette année, ses premiers projets. La SIE compte, en effet, acter sa première participation au Programme national éolien intégré aux côtés de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE) et du Fonds Hassan II. Selon Ahmed Baroudi, directeur général de la société, la participation de la SIE dans ce mégaprojet se déclinera à travers des prises de participation directe ou indirecte dans le capital des sociétés de projets. Objectif, porter la capacité éolienne installée à 2 000 MW à l’horizon 2020. «En plus de la production d’électricité, ce programme entend développer la chaine de valeurs d’une industrie éolienne, la formation d’experts et de techniciens spécialisés et la recherche et développement, de sorte à permettre au Maroc d’avoir un bon niveau de maîtrise de cette filière technologique qui présente un fort potentiel pour l’économie nationale», explique le top management de la SIE. Le développement et le pilotage du projet, qui sera réalisé via des partenariats public-privé, sera assuré par l’ONEE. Le Fonds Hassan II et la SIE participeront, quant à eux, à l’élaboration des plans de financement. Les trois partenaires institutionnels détiendront en effet 35% du capital des sociétés de projet qui réaliseront les parcs éoliens de ce programme.
«Les cycles de développement des projets dans ces secteurs nouveaux sont connus des développeurs. Ils requièrent du temps compte tenu des procédures et démarches incontournables, ainsi que du cadre réglementaire qui demande à être davantage ouvert à l’investissement privé», explique Baroudi. L’investisseur énergétique public affirme n’attendre aujourd’hui que certains retours pour pouvoir engager sa participation aux côtés des opérateurs privés dans le domaine éolien. Dans la foulée, la SIE entend engager cette année des investissements pour démarrer ses premiers projets de minicentrales photovoltaïques. Ces projets devront d’ailleurs être synchronisés avec l’étude stratégique sur la moyenne tension pilotée actuellement par le ministère de l’Énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement et dont les conclusions devraient être livrées au deuxième trimestre de l’année. L’appétit de la SIE est insatiable. En plus de ces investissements, la société assure sérieusement considérer les opportunités d’investissement dans des projets hydrauliques avec la possibilité de s’engager financièrement dans certains dès 2014. L’éclairage public, voilà un autre marché qui attise l’appétit de l’investisseur public. Celui-ci affirme participer, cette année, à son premier projet-pilote avec la commune de Salé et l’opérateur privé Oksa. Ce partenariat tripartite sera concrétisé à travers une Société de développement local (SDL). «Les opérations du projet induiront la réduction de la consommation énergétique liée à l’éclairage public, et par conséquent celle de la facture d’électricité de la ville», souligne Baroudi. En parallèle, des projets similaires sont en cours de développement avec d’autres communes.

L’amont industriel, un autre créneau qui séduit la SIE

«Nous attendons de valider des modèles d’investissement dans quelques secteurs de bâtiments publics. Dans la positive, les investissements seront engagés avec l’accord de nos partenaires institutionnels bien entendu. Enfin, nous devrions engager nos actions dans l’amont industriel, par exemple la production d’unités de chauffe-eaux solaires Made in Morocco. D’autres équipements sont aussi à l'étude. Les quatre prochaines années verront la généralisation de ces actions pilotes», nous confie le DG de la SIE.
En 2013, les actifs de la société pesaient quelque 218 millions de dirhams pour un total courant frôlant les 344 millions de DH. Selon le top management de la SIE, ces investissements sont constitués essentiellement de sa participation dans MASEN (l'Agence pour l'énergie solaire). Mais comment les finance-t-elle ? Pour Baroudi, la société apporte son concours financier aux projets sous forme d’apport en capital, c’est-à-dire à travers des prises de participation. «Par ailleurs et en raison du mode de financement des projets d’énergies renouvelables, la SIE peut apporter de la dette subordonnée (prêt actionnaire). Enfin, la société peut contribuer et faciliter la levée de la dette bancaire.
À cet égard, elle dispose, par exemple, de partenariats avec des bailleurs de fonds internationaux tels que la Coopération financière allemande (KFW) et la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD)», explique le DG. Quant au montage financier des projets, ils se font au cas par cas, selon leur nature, en s’appuyant sur les différents partenaires financiers. «La SIE a globalement vocation à prendre des participations minoritaires et de surcroît ne dispose pas du capital suffisant pour adresser tous les secteurs ciblés.
Du coup, elle est donc dans l’obligation de mettre en œuvre des mécanismes de levier financier avec des partenaires opérant sur le territoire marocain», développe Baroudi. Les projets d’investissements dans les énergies renouvelables représentent un risque particulier.
Comme pour tout projet, lors de l’instruction du dossier d’investissement, la SIE s’attache à cerner deux types de risque : le risque promoteur et le risque projet, explique la direction générale.
Pour le premier risque, la SIE vérifie ses références en matière de montage de projets et ses capacités financières et de mobilisation de financements. «Et pour le risque projet, sont par exemple analysés la qualité des mesures de la ressource (vent ou rayonnement solaire), la qualité des équipements choisis (éoliennes ou panneaux PV) et les garanties dont ils bénéficient, la qualité et les références de l’entreprise de travaux en charge de la construction du parc éolien ou de la centrale solaire, le statut du foncier du site d’accueil du projet, la qualité et la solvabilité des clients-acheteurs de l’électricité produite, la prédisposition des banques à mobiliser de la dette en faveur du projet», détaille le directeur général de la société. Rien n'est donc laissé au hasard. 

 
Questions à : Ahmed Baroudi,

«Le Fonds Énergies renouvelables est aujourd’hui en phase de levée de fonds»

Comment la SIE préserve-t-elle ses fonds ?
La préservation des fonds de la SIE passe par une diversification de son portefeuille de participations. L’objectif étant de disposer d’actifs offrant des niveaux différenciés de risque et de rentabilité. À titre d’illustration, nous citerons l’exemple de l’éolien. Le portefeuille de la SIE peut être composé de participations dans des projets en développement – Rentabilité et risque élevés – , des projets en phase de bouclage financier – Rentabilité et risque moyens – et des projets en phase d’exploitation – Rentabilité et risque limités.
Concrètement, comment la SIE opérationnalise-t-elle ses investissements ?
Les prises de participation de la SIE se font conformément à sa politique d’investissement où sont définis des critères de risque et de rentabilité. Par ailleurs, depuis décembre 2012 qui a vu l’élargissement de son positionnement stratégique, la SIE a aussi acquis le droit de co-développer des projets avec des partenaires dans le cadre du périmètre qui lui a été assigné. À ce titre, elle intervient directement dans les développements de projets aux côtés de partenaires privés essentiellement. Fondamentalement, la SIE a pour rôle d’impulser l’investissement dans son périmètre d’activité, mais aussi d’être un «catalyseur» de développement en particulier dans les cas des secteurs nouveaux.
Pourrions-nous avoir les détails des projets d’investissement de la SIE depuis sa création à ce jour ?
À sa création en 2010, la SIE a été mandatée pour investir dans les grands projets et programmes nationaux solaires et éoliens.
C’est à ce titre qu'elle est présente dans l’actionnariat de MASEN (Agence marocaine de l’énergie solaire, ndlr) constitué par ailleurs de l’État, du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, et de l’ONEE. La SIE détient 25% du capital de MASEN. C’est également dans ce sens que la société est impliquée, avec les autres partenaires institutionnels, dans le financement du Programme national éolien intégré de 1 000 MW. En décembre 2012, dans le but d’impulser les projets énergétiques de petite/moyenne capacité, d’une part, et les projets industriels liés aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, d’autre part, la SIE a revu son positionnement stratégique. Désormais, elle intervient dans quatre axes stratégiques : les grands projets et programmes nationaux, les projets énergétiques de moyenne tension avec deux secteurs ciblés à savoir le solaire photovoltaïque et la valorisation énergétique des déchets. Sur la liste également, les projets d’efficacité énergétique avec deux secteurs cibles, l’éclairage public et le bâtiment public. Sans oublier les projets industriels visant à développer la chaîne de valeur nationale. Dans ce cadre, la SIE a contribué au lancement de plusieurs projets dont la minicentrale solaire photovoltaïque de 2 MW dans la zone franche de Kénitra, Atlantic Free Zone, en partenariat avec MedZ et la société Jet Energy. L’électricité produite est destinée à couvrir les besoins des industriels installés dans cette zone industrielle. Enfin, dans le cadre de son rôle de levier financier, la SIE a initié la création du fonds d’investissement «Fonds Energies renouvelables» (FER). Ce dernier est aujourd’hui en phase de levée de fonds.
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L'année 2014 s’annonce chargée pour la Société d’investissements énergétiques (SIE). L’outil d'investissement de l’État spécialisé dans l’énergie devrait activer, cette année, ses premiers projets. La SIE compte, en effet, acter sa première participation au Programme national éolien intégré aux côtés de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE) et du Fonds Hassan II. Selon Ahmed Baroudi, directeur général de la société, la participation de la SIE dans ce mégaprojet se déclinera à travers des prises de participation directe ou indirecte dans le capital des sociétés de projets. Objectif, porter la capacité éolienne installée à 2 000 MW à l’horizon 2020. «En plus de la production d’électricité, ce programme entend développer la chaine de valeurs d’une industrie éolienne, la formation d’experts et de techniciens spécialisés et la recherche et développement, de sorte à permettre au Maroc d’avoir un bon niveau de maîtrise de cette filière technologique qui présente un fort potentiel pour l’économie nationale», explique le top management de la SIE. Le développement et le pilotage du projet, qui sera réalisé via des partenariats public-privé, sera assuré par l’ONEE. Le Fonds Hassan II et la SIE participeront, quant à eux, à l’élaboration des plans de financement. Les trois partenaires institutionnels détiendront en effet 35% du capital des sociétés de projet qui réaliseront les parcs éoliens de ce programme.
«Les cycles de développement des projets dans ces secteurs nouveaux sont connus des développeurs. Ils requièrent du temps compte tenu des procédures et démarches incontournables, ainsi que du cadre réglementaire qui demande à être davantage ouvert à l’investissement privé», explique Baroudi. L’investisseur énergétique public affirme n’attendre aujourd’hui que certains retours pour pouvoir engager sa participation aux côtés des opérateurs privés dans le domaine éolien. Dans la foulée, la SIE entend engager cette année des investissements pour démarrer ses premiers projets de minicentrales photovoltaïques. Ces projets devront d’ailleurs être synchronisés avec l’étude stratégique sur la moyenne tension pilotée actuellement par le ministère de l’Énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement et dont les conclusions devraient être livrées au deuxième trimestre de l’année. L’appétit de la SIE est insatiable. En plus de ces investissements, la société assure sérieusement considérer les opportunités d’investissement dans des projets hydrauliques avec la possibilité de s’engager financièrement dans certains dès 2014. L’éclairage public, voilà un autre marché qui attise l’appétit de l’investisseur public. Celui-ci affirme participer, cette année, à son premier projet-pilote avec la commune de Salé et l’opérateur privé Oksa. Ce partenariat tripartite sera concrétisé à travers une Société de développement local (SDL). «Les opérations du projet induiront la réduction de la consommation énergétique liée à l’éclairage public, et par conséquent celle de la facture d’électricité de la ville», souligne Baroudi. En parallèle, des projets similaires sont en cours de développement avec d’autres communes.

L’amont industriel, un autre créneau qui séduit la SIE

«Nous attendons de valider des modèles d’investissement dans quelques secteurs de bâtiments publics. Dans la positive, les investissements seront engagés avec l’accord de nos partenaires institutionnels bien entendu. Enfin, nous devrions engager nos actions dans l’amont industriel, par exemple la production d’unités de chauffe-eaux solaires Made in Morocco. D’autres équipements sont aussi à l'étude. Les quatre prochaines années verront la généralisation de ces actions pilotes», nous confie le DG de la SIE.
En 2013, les actifs de la société pesaient quelque 218 millions de dirhams pour un total courant frôlant les 344 millions de DH. Selon le top management de la SIE, ces investissements sont constitués essentiellement de sa participation dans MASEN (l'Agence pour l'énergie solaire). Mais comment les finance-t-elle ? Pour Baroudi, la société apporte son concours financier aux projets sous forme d’apport en capital, c’est-à-dire à travers des prises de participation. «Par ailleurs et en raison du mode de financement des projets d’énergies renouvelables, la SIE peut apporter de la dette subordonnée (prêt actionnaire). Enfin, la société peut contribuer et faciliter la levée de la dette bancaire.
À cet égard, elle dispose, par exemple, de partenariats avec des bailleurs de fonds internationaux tels que la Coopération financière allemande (KFW) et la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD)», explique le DG. Quant au montage financier des projets, ils se font au cas par cas, selon leur nature, en s’appuyant sur les différents partenaires financiers. «La SIE a globalement vocation à prendre des participations minoritaires et de surcroît ne dispose pas du capital suffisant pour adresser tous les secteurs ciblés.
Du coup, elle est donc dans l’obligation de mettre en œuvre des mécanismes de levier financier avec des partenaires opérant sur le territoire marocain», développe Baroudi. Les projets d’investissements dans les énergies renouvelables représentent un risque particulier.
Comme pour tout projet, lors de l’instruction du dossier d’investissement, la SIE s’attache à cerner deux types de risque : le risque promoteur et le risque projet, explique la direction générale.
Pour le premier risque, la SIE vérifie ses références en matière de montage de projets et ses capacités financières et de mobilisation de financements. «Et pour le risque projet, sont par exemple analysés la qualité des mesures de la ressource (vent ou rayonnement solaire), la qualité des équipements choisis (éoliennes ou panneaux PV) et les garanties dont ils bénéficient, la qualité et les références de l’entreprise de travaux en charge de la construction du parc éolien ou de la centrale solaire, le statut du foncier du site d’accueil du projet, la qualité et la solvabilité des clients-acheteurs de l’électricité produite, la prédisposition des banques à mobiliser de la dette en faveur du projet», détaille le directeur général de la société. Rien n'est donc laissé au hasard. 

 
Questions à : Ahmed Baroudi,

«Le Fonds Énergies renouvelables est aujourd’hui en phase de levée de fonds»

Comment la SIE préserve-t-elle ses fonds ?
La préservation des fonds de la SIE passe par une diversification de son portefeuille de participations. L’objectif étant de disposer d’actifs offrant des niveaux différenciés de risque et de rentabilité. À titre d’illustration, nous citerons l’exemple de l’éolien. Le portefeuille de la SIE peut être composé de participations dans des projets en développement – Rentabilité et risque élevés – , des projets en phase de bouclage financier – Rentabilité et risque moyens – et des projets en phase d’exploitation – Rentabilité et risque limités.
Concrètement, comment la SIE opérationnalise-t-elle ses investissements ?
Les prises de participation de la SIE se font conformément à sa politique d’investissement où sont définis des critères de risque et de rentabilité. Par ailleurs, depuis décembre 2012 qui a vu l’élargissement de son positionnement stratégique, la SIE a aussi acquis le droit de co-développer des projets avec des partenaires dans le cadre du périmètre qui lui a été assigné. À ce titre, elle intervient directement dans les développements de projets aux côtés de partenaires privés essentiellement. Fondamentalement, la SIE a pour rôle d’impulser l’investissement dans son périmètre d’activité, mais aussi d’être un «catalyseur» de développement en particulier dans les cas des secteurs nouveaux.
Pourrions-nous avoir les détails des projets d’investissement de la SIE depuis sa création à ce jour ?
À sa création en 2010, la SIE a été mandatée pour investir dans les grands projets et programmes nationaux solaires et éoliens.
C’est à ce titre qu'elle est présente dans l’actionnariat de MASEN (Agence marocaine de l’énergie solaire, ndlr) constitué par ailleurs de l’État, du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, et de l’ONEE. La SIE détient 25% du capital de MASEN. C’est également dans ce sens que la société est impliquée, avec les autres partenaires institutionnels, dans le financement du Programme national éolien intégré de 1 000 MW. En décembre 2012, dans le but d’impulser les projets énergétiques de petite/moyenne capacité, d’une part, et les projets industriels liés aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, d’autre part, la SIE a revu son positionnement stratégique. Désormais, elle intervient dans quatre axes stratégiques : les grands projets et programmes nationaux, les projets énergétiques de moyenne tension avec deux secteurs ciblés à savoir le solaire photovoltaïque et la valorisation énergétique des déchets. Sur la liste également, les projets d’efficacité énergétique avec deux secteurs cibles, l’éclairage public et le bâtiment public. Sans oublier les projets industriels visant à développer la chaîne de valeur nationale. Dans ce cadre, la SIE a contribué au lancement de plusieurs projets dont la minicentrale solaire photovoltaïque de 2 MW dans la zone franche de Kénitra, Atlantic Free Zone, en partenariat avec MedZ et la société Jet Energy. L’électricité produite est destinée à couvrir les besoins des industriels installés dans cette zone industrielle. Enfin, dans le cadre de son rôle de levier financier, la SIE a initié la création du fonds d’investissement «Fonds Energies renouvelables» (FER). Ce dernier est aujourd’hui en phase de levée de fonds.
- See more at: http://www.lematin.ma/journal/2014/energies-renouvelables_la-sie-demarre-ses-premiers-projets-cette-annee/196212.html#sthash.aMgumYtm.dpuf
L'année 2014 s’annonce chargée pour la Société d’investissements énergétiques (SIE). L’outil d'investissement de l’État spécialisé dans l’énergie devrait activer, cette année, ses premiers projets. La SIE compte, en effet, acter sa première participation au Programme national éolien intégré aux côtés de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE) et du Fonds Hassan II. Selon Ahmed Baroudi, directeur général de la société, la participation de la SIE dans ce mégaprojet se déclinera à travers des prises de participation directe ou indirecte dans le capital des sociétés de projets. Objectif, porter la capacité éolienne installée à 2 000 MW à l’horizon 2020. «En plus de la production d’électricité, ce programme entend développer la chaine de valeurs d’une industrie éolienne, la formation d’experts et de techniciens spécialisés et la recherche et développement, de sorte à permettre au Maroc d’avoir un bon niveau de maîtrise de cette filière technologique qui présente un fort potentiel pour l’économie nationale», explique le top management de la SIE. Le développement et le pilotage du projet, qui sera réalisé via des partenariats public-privé, sera assuré par l’ONEE. Le Fonds Hassan II et la SIE participeront, quant à eux, à l’élaboration des plans de financement. Les trois partenaires institutionnels détiendront en effet 35% du capital des sociétés de projet qui réaliseront les parcs éoliens de ce programme.
«Les cycles de développement des projets dans ces secteurs nouveaux sont connus des développeurs. Ils requièrent du temps compte tenu des procédures et démarches incontournables, ainsi que du cadre réglementaire qui demande à être davantage ouvert à l’investissement privé», explique Baroudi. L’investisseur énergétique public affirme n’attendre aujourd’hui que certains retours pour pouvoir engager sa participation aux côtés des opérateurs privés dans le domaine éolien. Dans la foulée, la SIE entend engager cette année des investissements pour démarrer ses premiers projets de minicentrales photovoltaïques. Ces projets devront d’ailleurs être synchronisés avec l’étude stratégique sur la moyenne tension pilotée actuellement par le ministère de l’Énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement et dont les conclusions devraient être livrées au deuxième trimestre de l’année. L’appétit de la SIE est insatiable. En plus de ces investissements, la société assure sérieusement considérer les opportunités d’investissement dans des projets hydrauliques avec la possibilité de s’engager financièrement dans certains dès 2014. L’éclairage public, voilà un autre marché qui attise l’appétit de l’investisseur public. Celui-ci affirme participer, cette année, à son premier projet-pilote avec la commune de Salé et l’opérateur privé Oksa. Ce partenariat tripartite sera concrétisé à travers une Société de développement local (SDL). «Les opérations du projet induiront la réduction de la consommation énergétique liée à l’éclairage public, et par conséquent celle de la facture d’électricité de la ville», souligne Baroudi. En parallèle, des projets similaires sont en cours de développement avec d’autres communes.

L’amont industriel, un autre créneau qui séduit la SIE

«Nous attendons de valider des modèles d’investissement dans quelques secteurs de bâtiments publics. Dans la positive, les investissements seront engagés avec l’accord de nos partenaires institutionnels bien entendu. Enfin, nous devrions engager nos actions dans l’amont industriel, par exemple la production d’unités de chauffe-eaux solaires Made in Morocco. D’autres équipements sont aussi à l'étude. Les quatre prochaines années verront la généralisation de ces actions pilotes», nous confie le DG de la SIE.
En 2013, les actifs de la société pesaient quelque 218 millions de dirhams pour un total courant frôlant les 344 millions de DH. Selon le top management de la SIE, ces investissements sont constitués essentiellement de sa participation dans MASEN (l'Agence pour l'énergie solaire). Mais comment les finance-t-elle ? Pour Baroudi, la société apporte son concours financier aux projets sous forme d’apport en capital, c’est-à-dire à travers des prises de participation. «Par ailleurs et en raison du mode de financement des projets d’énergies renouvelables, la SIE peut apporter de la dette subordonnée (prêt actionnaire). Enfin, la société peut contribuer et faciliter la levée de la dette bancaire.
À cet égard, elle dispose, par exemple, de partenariats avec des bailleurs de fonds internationaux tels que la Coopération financière allemande (KFW) et la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD)», explique le DG. Quant au montage financier des projets, ils se font au cas par cas, selon leur nature, en s’appuyant sur les différents partenaires financiers. «La SIE a globalement vocation à prendre des participations minoritaires et de surcroît ne dispose pas du capital suffisant pour adresser tous les secteurs ciblés.
Du coup, elle est donc dans l’obligation de mettre en œuvre des mécanismes de levier financier avec des partenaires opérant sur le territoire marocain», développe Baroudi. Les projets d’investissements dans les énergies renouvelables représentent un risque particulier.
Comme pour tout projet, lors de l’instruction du dossier d’investissement, la SIE s’attache à cerner deux types de risque : le risque promoteur et le risque projet, explique la direction générale.
Pour le premier risque, la SIE vérifie ses références en matière de montage de projets et ses capacités financières et de mobilisation de financements. «Et pour le risque projet, sont par exemple analysés la qualité des mesures de la ressource (vent ou rayonnement solaire), la qualité des équipements choisis (éoliennes ou panneaux PV) et les garanties dont ils bénéficient, la qualité et les références de l’entreprise de travaux en charge de la construction du parc éolien ou de la centrale solaire, le statut du foncier du site d’accueil du projet, la qualité et la solvabilité des clients-acheteurs de l’électricité produite, la prédisposition des banques à mobiliser de la dette en faveur du projet», détaille le directeur général de la société. Rien n'est donc laissé au hasard. 

 
Questions à : Ahmed Baroudi,

«Le Fonds Énergies renouvelables est aujourd’hui en phase de levée de fonds»

Comment la SIE préserve-t-elle ses fonds ?
La préservation des fonds de la SIE passe par une diversification de son portefeuille de participations. L’objectif étant de disposer d’actifs offrant des niveaux différenciés de risque et de rentabilité. À titre d’illustration, nous citerons l’exemple de l’éolien. Le portefeuille de la SIE peut être composé de participations dans des projets en développement – Rentabilité et risque élevés – , des projets en phase de bouclage financier – Rentabilité et risque moyens – et des projets en phase d’exploitation – Rentabilité et risque limités.
Concrètement, comment la SIE opérationnalise-t-elle ses investissements ?
Les prises de participation de la SIE se font conformément à sa politique d’investissement où sont définis des critères de risque et de rentabilité. Par ailleurs, depuis décembre 2012 qui a vu l’élargissement de son positionnement stratégique, la SIE a aussi acquis le droit de co-développer des projets avec des partenaires dans le cadre du périmètre qui lui a été assigné. À ce titre, elle intervient directement dans les développements de projets aux côtés de partenaires privés essentiellement. Fondamentalement, la SIE a pour rôle d’impulser l’investissement dans son périmètre d’activité, mais aussi d’être un «catalyseur» de développement en particulier dans les cas des secteurs nouveaux.
Pourrions-nous avoir les détails des projets d’investissement de la SIE depuis sa création à ce jour ?
À sa création en 2010, la SIE a été mandatée pour investir dans les grands projets et programmes nationaux solaires et éoliens.
C’est à ce titre qu'elle est présente dans l’actionnariat de MASEN (Agence marocaine de l’énergie solaire, ndlr) constitué par ailleurs de l’État, du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, et de l’ONEE. La SIE détient 25% du capital de MASEN. C’est également dans ce sens que la société est impliquée, avec les autres partenaires institutionnels, dans le financement du Programme national éolien intégré de 1 000 MW. En décembre 2012, dans le but d’impulser les projets énergétiques de petite/moyenne capacité, d’une part, et les projets industriels liés aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, d’autre part, la SIE a revu son positionnement stratégique. Désormais, elle intervient dans quatre axes stratégiques : les grands projets et programmes nationaux, les projets énergétiques de moyenne tension avec deux secteurs ciblés à savoir le solaire photovoltaïque et la valorisation énergétique des déchets. Sur la liste également, les projets d’efficacité énergétique avec deux secteurs cibles, l’éclairage public et le bâtiment public. Sans oublier les projets industriels visant à développer la chaîne de valeur nationale. Dans ce cadre, la SIE a contribué au lancement de plusieurs projets dont la minicentrale solaire photovoltaïque de 2 MW dans la zone franche de Kénitra, Atlantic Free Zone, en partenariat avec MedZ et la société Jet Energy. L’électricité produite est destinée à couvrir les besoins des industriels installés dans cette zone industrielle. Enfin, dans le cadre de son rôle de levier financier, la SIE a initié la création du fonds d’investissement «Fonds Energies renouvelables» (FER). Ce dernier est aujourd’hui en phase de levée de fonds.
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L'année 2014 s’annonce chargée pour la Société d’investissements énergétiques (SIE). L’outil d'investissement de l’État spécialisé dans l’énergie devrait activer, cette année, ses premiers projets. La SIE compte, en effet, acter sa première participation au Programme national éolien intégré aux côtés de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE) et du Fonds Hassan II. Selon Ahmed Baroudi, directeur général de la société, la participation de la SIE dans ce mégaprojet se déclinera à travers des prises de participation directe ou indirecte dans le capital des sociétés de projets. Objectif, porter la capacité éolienne installée à 2 000 MW à l’horizon 2020. «En plus de la production d’électricité, ce programme entend développer la chaine de valeurs d’une industrie éolienne, la formation d’experts et de techniciens spécialisés et la recherche et développement, de sorte à permettre au Maroc d’avoir un bon niveau de maîtrise de cette filière technologique qui présente un fort potentiel pour l’économie nationale», explique le top management de la SIE. Le développement et le pilotage du projet, qui sera réalisé via des partenariats public-privé, sera assuré par l’ONEE. Le Fonds Hassan II et la SIE participeront, quant à eux, à l’élaboration des plans de financement. Les trois partenaires institutionnels détiendront en effet 35% du capital des sociétés de projet qui réaliseront les parcs éoliens de ce programme.
«Les cycles de développement des projets dans ces secteurs nouveaux sont connus des développeurs. Ils requièrent du temps compte tenu des procédures et démarches incontournables, ainsi que du cadre réglementaire qui demande à être davantage ouvert à l’investissement privé», explique Baroudi. L’investisseur énergétique public affirme n’attendre aujourd’hui que certains retours pour pouvoir engager sa participation aux côtés des opérateurs privés dans le domaine éolien. Dans la foulée, la SIE entend engager cette année des investissements pour démarrer ses premiers projets de minicentrales photovoltaïques. Ces projets devront d’ailleurs être synchronisés avec l’étude stratégique sur la moyenne tension pilotée actuellement par le ministère de l’Énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement et dont les conclusions devraient être livrées au deuxième trimestre de l’année. L’appétit de la SIE est insatiable. En plus de ces investissements, la société assure sérieusement considérer les opportunités d’investissement dans des projets hydrauliques avec la possibilité de s’engager financièrement dans certains dès 2014. L’éclairage public, voilà un autre marché qui attise l’appétit de l’investisseur public. Celui-ci affirme participer, cette année, à son premier projet-pilote avec la commune de Salé et l’opérateur privé Oksa. Ce partenariat tripartite sera concrétisé à travers une Société de développement local (SDL). «Les opérations du projet induiront la réduction de la consommation énergétique liée à l’éclairage public, et par conséquent celle de la facture d’électricité de la ville», souligne Baroudi. En parallèle, des projets similaires sont en cours de développement avec d’autres communes.

L’amont industriel, un autre créneau qui séduit la SIE

«Nous attendons de valider des modèles d’investissement dans quelques secteurs de bâtiments publics. Dans la positive, les investissements seront engagés avec l’accord de nos partenaires institutionnels bien entendu. Enfin, nous devrions engager nos actions dans l’amont industriel, par exemple la production d’unités de chauffe-eaux solaires Made in Morocco. D’autres équipements sont aussi à l'étude. Les quatre prochaines années verront la généralisation de ces actions pilotes», nous confie le DG de la SIE.
En 2013, les actifs de la société pesaient quelque 218 millions de dirhams pour un total courant frôlant les 344 millions de DH. Selon le top management de la SIE, ces investissements sont constitués essentiellement de sa participation dans MASEN (l'Agence pour l'énergie solaire). Mais comment les finance-t-elle ? Pour Baroudi, la société apporte son concours financier aux projets sous forme d’apport en capital, c’est-à-dire à travers des prises de participation. «Par ailleurs et en raison du mode de financement des projets d’énergies renouvelables, la SIE peut apporter de la dette subordonnée (prêt actionnaire). Enfin, la société peut contribuer et faciliter la levée de la dette bancaire.

À cet égard, elle dispose, par exemple, de partenariats avec des bailleurs de fonds internationaux tels que la Coopération financière allemande (KFW) et la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD)», explique le DG. Quant au montage financier des projets, ils se font au cas par cas, selon leur nature, en s’appuyant sur les différents partenaires financiers. «La SIE a globalement vocation à prendre des participations minoritaires et de surcroît ne dispose pas du capital suffisant pour adresser tous les secteurs ciblés.
Du coup, elle est donc dans l’obligation de mettre en œuvre des mécanismes de levier financier avec des partenaires opérant sur le territoire marocain», développe Baroudi. Les projets d’investissements dans les énergies renouvelables représentent un risque particulier.

Comme pour tout projet, lors de l’instruction du dossier d’investissement, la SIE s’attache à cerner deux types de risque : le risque promoteur et le risque projet, explique la direction générale.
Pour le premier risque, la SIE vérifie ses références en matière de montage de projets et ses capacités financières et de mobilisation de financements. «Et pour le risque projet, sont par exemple analysés la qualité des mesures de la ressource (vent ou rayonnement solaire), la qualité des équipements choisis (éoliennes ou panneaux PV) et les garanties dont ils bénéficient, la qualité et les références de l’entreprise de travaux en charge de la construction du parc éolien ou de la centrale solaire, le statut du foncier du site d’accueil du projet, la qualité et la solvabilité des clients-acheteurs de l’électricité produite, la prédisposition des banques à mobiliser de la dette en faveur du projet», détaille le directeur général de la société. Rien n'est donc laissé au hasard. 


 
Questions à : Ahmed Baroudi,

«Le Fonds Énergies renouvelables est aujourd’hui en phase de levée de fonds»

Comment la SIE préserve-t-elle ses fonds ?
La préservation des fonds de la SIE passe par une diversification de son portefeuille de participations. L’objectif étant de disposer d’actifs offrant des niveaux différenciés de risque et de rentabilité. À titre d’illustration, nous citerons l’exemple de l’éolien. Le portefeuille de la SIE peut être composé de participations dans des projets en développement – Rentabilité et risque élevés – , des projets en phase de bouclage financier – Rentabilité et risque moyens – et des projets en phase d’exploitation – Rentabilité et risque limités.

Concrètement, comment la SIE opérationnalise-t-elle ses investissements ?
Les prises de participation de la SIE se font conformément à sa politique d’investissement où sont définis des critères de risque et de rentabilité. Par ailleurs, depuis décembre 2012 qui a vu l’élargissement de son positionnement stratégique, la SIE a aussi acquis le droit de co-développer des projets avec des partenaires dans le cadre du périmètre qui lui a été assigné. À ce titre, elle intervient directement dans les développements de projets aux côtés de partenaires privés essentiellement. Fondamentalement, la SIE a pour rôle d’impulser l’investissement dans son périmètre d’activité, mais aussi d’être un «catalyseur» de développement en particulier dans les cas des secteurs nouveaux.

Pourrions-nous avoir les détails des projets d’investissement de la SIE depuis sa création à ce jour ?
À sa création en 2010, la SIE a été mandatée pour investir dans les grands projets et programmes nationaux solaires et éoliens.
C’est à ce titre qu'elle est présente dans l’actionnariat de MASEN (Agence marocaine de l’énergie solaire, ndlr) constitué par ailleurs de l’État, du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, et de l’ONEE. La SIE détient 25% du capital de MASEN. C’est également dans ce sens que la société est impliquée, avec les autres partenaires institutionnels, dans le financement du Programme national éolien intégré de 1 000 MW. En décembre 2012, dans le but d’impulser les projets énergétiques de petite/moyenne capacité, d’une part, et les projets industriels liés aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, d’autre part, la SIE a revu son positionnement stratégique. Désormais, elle intervient dans quatre axes stratégiques : les grands projets et programmes nationaux, les projets énergétiques de moyenne tension avec deux secteurs ciblés à savoir le solaire photovoltaïque et la valorisation énergétique des déchets. Sur la liste également, les projets d’efficacité énergétique avec deux secteurs cibles, l’éclairage public et le bâtiment public. Sans oublier les projets industriels visant à développer la chaîne de valeur nationale. Dans ce cadre, la SIE a contribué au lancement de plusieurs projets dont la minicentrale solaire photovoltaïque de 2 MW dans la zone franche de Kénitra, Atlantic Free Zone, en partenariat avec MedZ et la société Jet Energy. L’électricité produite est destinée à couvrir les besoins des industriels installés dans cette zone industrielle. Enfin, dans le cadre de son rôle de levier financier, la SIE a initié la création du fonds d’investissement «Fonds Energies renouvelables» (FER). Ce dernier est aujourd’hui en phase de levée de fonds.

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L'année 2014 s’annonce chargée pour la Société d’investissements énergétiques (SIE). L’outil d'investissement de l’État spécialisé dans l’énergie devrait activer, cette année, ses premiers projets.

La SIE compte, en effet, acter sa première participation au Programme national éolien intégré aux côtés de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE) et du Fonds Hassan II. Selon Ahmed Baroudi, directeur général de la société, la participation de la SIE dans ce mégaprojet se déclinera à travers des prises de participation directe ou indirecte dans le capital des sociétés de projets. Objectif, porter la capacité éolienne installée à 2 000 MW à l’horizon 2020. «En plus de la production d’électricité, ce programme entend développer la chaine de valeurs d’une industrie éolienne, la formation d’experts et de techniciens spécialisés et la recherche et développement, de sorte à permettre au Maroc d’avoir un bon niveau de maîtrise de cette filière technologique qui présente un fort potentiel pour l’économie nationale», explique le top management de la SIE. Le développement et le pilotage du projet, qui sera réalisé via des partenariats public-privé, sera assuré par l’ONEE. Le Fonds Hassan II et la SIE participeront, quant à eux, à l’élaboration des plans de financement. Les trois partenaires institutionnels détiendront en effet 35% du capital des sociétés de projet qui réaliseront les parcs éoliens de ce programme.

«Les cycles de développement des projets dans ces secteurs nouveaux sont connus des développeurs. Ils requièrent du temps compte tenu des procédures et démarches incontournables, ainsi que du cadre réglementaire qui demande à être davantage ouvert à l’investissement privé», explique Baroudi. L’investisseur énergétique public affirme n’attendre aujourd’hui que certains retours pour pouvoir engager sa participation aux côtés des opérateurs privés dans le domaine éolien. Dans la foulée, la SIE entend engager cette année des investissements pour démarrer ses premiers projets de minicentrales photovoltaïques. Ces projets devront d’ailleurs être synchronisés avec l’étude stratégique sur la moyenne tension pilotée actuellement par le ministère de l’Énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement et dont les conclusions devraient être livrées au deuxième trimestre de l’année. L’appétit de la SIE est insatiable. En plus de ces investissements, la société assure sérieusement considérer les opportunités d’investissement dans des projets hydrauliques avec la possibilité de s’engager financièrement dans certains dès 2014. L’éclairage public, voilà un autre marché qui attise l’appétit de l’investisseur public. Celui-ci affirme participer, cette année, à son premier projet-pilote avec la commune de Salé et l’opérateur privé Oksa. Ce partenariat tripartite sera concrétisé à travers une Société de développement local (SDL). «Les opérations du projet induiront la réduction de la consommation énergétique liée à l’éclairage public, et par conséquent celle de la facture d’électricité de la ville», souligne Baroudi. En parallèle, des projets similaires sont en cours de développement avec d’autres communes.
L’amont industriel, un autre créneau qui séduit la SIE

«Nous attendons de valider des modèles d’investissement dans quelques secteurs de bâtiments publics. Dans la positive, les investissements seront engagés avec l’accord de nos partenaires institutionnels bien entendu. Enfin, nous devrions engager nos actions dans l’amont industriel, par exemple la production d’unités de chauffe-eaux solaires Made in Morocco. D’autres équipements sont aussi à l'étude. Les quatre prochaines années verront la généralisation de ces actions pilotes», nous confie le DG de la SIE.
En 2013, les actifs de la société pesaient quelque 218 millions de dirhams pour un total courant frôlant les 344 millions de DH. Selon le top management de la SIE, ces investissements sont constitués essentiellement de sa participation dans MASEN (l'Agence pour l'énergie solaire). Mais comment les finance-t-elle ? Pour Baroudi, la société apporte son concours financier aux projets sous forme d’apport en capital, c’est-à-dire à travers des prises de participation. «Par ailleurs et en raison du mode de financement des projets d’énergies renouvelables, la SIE peut apporter de la dette subordonnée (prêt actionnaire). Enfin, la société peut contribuer et faciliter la levée de la dette bancaire.

À cet égard, elle dispose, par exemple, de partenariats avec des bailleurs de fonds internationaux tels que la Coopération financière allemande (KFW) et la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD)», explique le DG. Quant au montage financier des projets, ils se font au cas par cas, selon leur nature, en s’appuyant sur les différents partenaires financiers. «La SIE a globalement vocation à prendre des participations minoritaires et de surcroît ne dispose pas du capital suffisant pour adresser tous les secteurs ciblés.
Du coup, elle est donc dans l’obligation de mettre en œuvre des mécanismes de levier financier avec des partenaires opérant sur le territoire marocain», développe Baroudi. Les projets d’investissements dans les énergies renouvelables représentent un risque particulier.

Comme pour tout projet, lors de l’instruction du dossier d’investissement, la SIE s’attache à cerner deux types de risque : le risque promoteur et le risque projet, explique la direction générale.
Pour le premier risque, la SIE vérifie ses références en matière de montage de projets et ses capacités financières et de mobilisation de financements. «Et pour le risque projet, sont par exemple analysés la qualité des mesures de la ressource (vent ou rayonnement solaire), la qualité des équipements choisis (éoliennes ou panneaux PV) et les garanties dont ils bénéficient, la qualité et les références de l’entreprise de travaux en charge de la construction du parc éolien ou de la centrale solaire, le statut du foncier du site d’accueil du projet, la qualité et la solvabilité des clients-acheteurs de l’électricité produite, la prédisposition des banques à mobiliser de la dette en faveur du projet», détaille le directeur général de la société. Rien n'est donc laissé au hasard.

 

Questions à : Ahmed Baroudi,
«Le Fonds Énergies renouvelables est aujourd’hui en phase de levée de fonds»

Comment la SIE préserve-t-elle ses fonds ?
La préservation des fonds de la SIE passe par une diversification de son portefeuille de participations. L’objectif étant de disposer d’actifs offrant des niveaux différenciés de risque et de rentabilité. À titre d’illustration, nous citerons l’exemple de l’éolien. Le portefeuille de la SIE peut être composé de participations dans des projets en développement – Rentabilité et risque élevés – , des projets en phase de bouclage financier – Rentabilité et risque moyens – et des projets en phase d’exploitation – Rentabilité et risque limités.

Concrètement, comment la SIE opérationnalise-t-elle ses investissements ?
Les prises de participation de la SIE se font conformément à sa politique d’investissement où sont définis des critères de risque et de rentabilité. Par ailleurs, depuis décembre 2012 qui a vu l’élargissement de son positionnement stratégique, la SIE a aussi acquis le droit de co-développer des projets avec des partenaires dans le cadre du périmètre qui lui a été assigné. À ce titre, elle intervient directement dans les développements de projets aux côtés de partenaires privés essentiellement. Fondamentalement, la SIE a pour rôle d’impulser l’investissement dans son périmètre d’activité, mais aussi d’être un «catalyseur» de développement en particulier dans les cas des secteurs nouveaux.

Pourrions-nous avoir les détails des projets d’investissement de la SIE depuis sa création à ce jour ?
À sa création en 2010, la SIE a été mandatée pour investir dans les grands projets et programmes nationaux solaires et éoliens.
C’est à ce titre qu'elle est présente dans l’actionnariat de MASEN (Agence marocaine de l’énergie solaire, ndlr) constitué par ailleurs de l’État, du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, et de l’ONEE. La SIE détient 25% du capital de MASEN. C’est également dans ce sens que la société est impliquée, avec les autres partenaires institutionnels, dans le financement du Programme national éolien intégré de 1 000 MW. En décembre 2012, dans le but d’impulser les projets énergétiques de petite/moyenne capacité, d’une part, et les projets industriels liés aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, d’autre part, la SIE a revu son positionnement stratégique. Désormais, elle intervient dans quatre axes stratégiques : les grands projets et programmes nationaux, les projets énergétiques de moyenne tension avec deux secteurs ciblés à savoir le solaire photovoltaïque et la valorisation énergétique des déchets. Sur la liste également, les projets d’efficacité énergétique avec deux secteurs cibles, l’éclairage public et le bâtiment public. Sans oublier les projets industriels visant à développer la chaîne de valeur nationale. Dans ce cadre, la SIE a contribué au lancement de plusieurs projets dont la minicentrale solaire photovoltaïque de 2 MW dans la zone franche de Kénitra, Atlantic Free Zone, en partenariat avec MedZ et la société Jet Energy. L’électricité produite est destinée à couvrir les besoins des industriels installés dans cette zone industrielle. Enfin, dans le cadre de son rôle de levier financier, la SIE a initié la création du fonds d’investissement «Fonds Energies renouvelables» (FER). Ce dernier est aujourd’hui en phase de levée de fonds.


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