L'usine Renault Tanger a réussi son examen de montages des préséries



L'usine Renault Tanger a réussi son examen de montages des préséries

La nouvelle usine de Renault Tanger vient de décrocher l’accord de montage des préséries (AMPS). Une étape importante dans le processus de fabrication des véhicules Renault. «Le jalon a été franchi avec brio par nos équipes et j’ai tenu à venir les féliciter en personne», déclare Carlos Tavares, nouveau directeur général délégué de Renault, lors de sa visite à Casablanca. Mieux encore, les experts ont procédé, mardi 25 octobre, à l’essai du premier véhicule présérie fabriqué par l’usine de Tanger. «La démarche a pour objectif de s’assurer que le véhicule a atteint un degré de qualité satisfaisant pour un véhicule de présérie et d’apprécier les qualités dynamiques de la voiture testée dans deux versions de motorisations différentes.

L’obtention par Renault de l’AMPS fait partie d’un processus progressif, mais ouvre déjà la voie vers la fabrication d’un nombre significatif de voitures. Ces dernières ne pourront pas être vendues, mais serviront à des tests supplémentaires. Autre objectif, le montage de ces voitures par l’usine permettra aux équipes de Renault d’être rodées à la fabrication de voitures selon les standards définis par le constructeur. Cette étape sera ensuite suivie par la délivrance de l’accord de fabrication final, puis de l’accord de commercialisation.
Tavares, qui a été nommé récemment numéro 2 du constructeur au Losange, a donc effectué sa première visite au Maroc pour s’enquérir de l’état d’avancement du projet Renault Tanger.
Selon le responsable, tout se déroule selon le calendrier de départ. D’ailleurs, l’AMPS a été décroché dans des délais conformes au planning. Quant au démarrage effectif de l’usine, il va de soi qu’en raison de la dimension du projet, aucune date précise ne pourrait être avancée à ce niveau, mais le management de Renault table sur une ouverture au cours du printemps 2012. Une date plus précise devrait être communiquée une fois les plans de production arrêtés, en relation avec les lancements commerciaux dans les différents pays. Mais dans tous les cas, «nous n’hésiterons jamais à décaler le démarrage de l’usine au profit de la protection de la qualité, qui est notre critère numéro 1», signale le dirigeant de Renault. Le challenge est d’associer dès le début le «made in Morocco» à un label de qualité, conforme aux standards internationaux. Le Maroc représente pour le constructeur son deuxième marché extérieur, puisque Renault détient cette année plus de 37% de part de marché. Soit l’une des plus grandes au monde pour le groupe. Toutefois, avec un peu plus de 100.000 voitures par an, le marché marocain demeure modeste par rapport à celui de l’Algérie, par exemple.
Au terme du premier semestre 2011, les ventes de voitures ont explosé, atteignant les 155.000. En moyenne, les ventes annuelles tournent autour de 280.000 unités. Il est donc normal que le marché suscite les appétits des constructeurs automobiles. Depuis quelque temps, des rumeurs circulent au sujet de l’implantation d’une unité Renault en Algérie. L’information est confirmée par Jacques Chauvet, senior vice-président de Renault Monde. «Des discussions sont en cours avec les officiels», déclare le responsable, sans donner plus de détails sur le format de la présence du constructeur chez le voisin de l’Est. Mais à l’évidence, une unité de production devrait bel et bien être construite pour répondre aux besoins immenses du marché algérien. Le constructeur pourrait également s’installer dans d’autres régions du monde. Une option d’ailleurs confirmée par Tavares lui-même, qui affirme que «Renault est sollicitée par plusieurs pays». Ce qui ne remet pas en cause le projet Renault Tanger. «Notre groupe maintient ses engagements d’investir près d’un milliard d’euros au Maroc comme prévu», assure Tavares. Par ailleurs, le Royaume devrait servir de plateforme pour exporter dans d’autres régions du monde, notamment l’Afrique, à la faveur du futur accord de libre-échange en discussion avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Volet RH

Plus de 1.600 personnes ont déjà été recrutées par l’usine. Et les embauches se poursuivent à raison de 200 par mois jusqu’à l’ouverture de l’usine. 25% des effectifs sont originaires de la région. Les 75% restants viennent d’autres régions du Royaume. Pour l’heure, l’unité de production est pilotée par un mix composé de cadres venus de France, de Roumanie ou d’autres sites à travers le monde. L’objectif est d’encadrer les équipes marocaines au cours de la première phase de démarrage de l’usine, mais à terme, celle-ci sera dirigée par un staff majoritairement national.Toujours au chapitre des ressources humaines, la formation des équipes est actuellement assurée par l’Institut de formation aux métiers de l’automobile de Tanger
Med. Des formations supplémentaires sont actuellement dispensées en intra-entreprise, spécifiques aux ateliers de montage, de peinture, de l’assemblage…

 



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