L’industrie pharmaceutique du Royaume perce en Afrique subsaharienne

ne convention-cadre de partenariat portant sur la mise en place d’un cadre juridique et la promotion de la coopération technique, commerciale et financière, a été signée samedi à Marrakech, en marge du 14e Forum pharmaceutique international (FPI), tenu du 30 mai au 1er juin entre les pharmaciens du Royaume et ceux de l’Afrique subsaharienne



L’industrie pharmaceutique du Royaume perce en Afrique subsaharienne
Signée en marge du 14e Forum pharmaceutique international (FPI), tenu du 30 mai au 1er juin dernier à Marrakech, autour du thème «Le médicament pour tous, tous pour le médicament : coopération Sud-Sud», cette convention porte sur la mise en place d’un cadre juridique et la promotion de la coopération technique, commerciale et financière. Les participants à ce forum se sont focalisés sur une série de thématiques telles que «La situation de l’officine et de l’industrie pharmaceutique», les «Apports économique et technique des médicaments génériques», la «Nécessité de la coopération Sud-Sud : comment l’encourager et la développer» et la «Nécessité d’industrialiser la pharmacie en Afrique : enjeux et contraintes». L’événement a rassemblé les professionnels du secteur et d’experts en la matière représentant 35 pays.
Des liens économiques orientés vers les domaines vitaux, ayant plus de valeur ajoutée et pouvant aboutir à un véritable échange de savoir-faire et d’expertise, c’est désormais l’ultime objectif des pharmaciens africains regroupés à travers des institutions de la profession pharmaceutique (IOPA, ISPHARMA, ACAME) et l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP). Pour ce faire, ils veulent, avec l’accompagnement de leurs autorités politiques respectives et l’appui des industriels marocains, créer un noyau industriel dans tous les pays membres, lit-on dans le texte de la convention, qui précise que l’AMIP est présentée comme partenaire stratégique du pôle industriel pharmaceutique et commercial. Ceci étant, en vertu de cet accord, il a été décidé à ce que les laboratoires marocains, à travers des contrats individualisés par pays, approvisionneront les distributeurs locaux publics et/ou privés et faciliteront la mise en place d’un tissu industriel pharmaceutique avec les sociétés pharmaceutiques africaines. Ils participeront aussi à la formation des techniciens dans les différents domaines d’intervention de la production comme de la distribution, assureront un accompagnement technique, et si nécessaire participeront au financement de sites industriels.
Pour leur part, les sociétés pharmaceutiques africaines s’engageront à mettre en place des unités de distribution ou de production locales. Outres les retombées positives sur l’ensemble des marchés signataires, cette convention de taille représente parallèlement une chance exceptionnelle pour les professionnels marocains. Ces nouvelles orientations vers les marchés subsahariens sont à même de donner un nouvel élan au secteur pharmaceutique du Royaume, lequel a connu une chute de 26% au terme de ce premier trimestre 2013, soit une baisse de 7 millions d’unités durant cette période. Le chiffre d’affaires, quant à lui, est passé de 847,8 millions de dirhams en janvier à 676,4 millions en mars. Selon les indications de l’IMS, spécialisée en conseils dans le secteur pharmaceutique, la crise a touché autant le segment des princeps, avec une perte estimée à 120 millions de dirhams, que le marché des génériques avec une régression de 51 millions de dirhams.


L’usine Dakaroise de Sothema
Le troisième industriel pharmaceutique du Royaume a inauguré officiellement le 18 mars dernier, sa filiale sénégalaise. Baptisée West Afric Pharma (WAPH), la nouvelle unité se spécialise dans la fabrication de médicaments, plus précisément des génériques, destinés au traitement des pathologies les plus répandues dans la région, notamment le paludisme, les diarrhées chroniques, le choléra… Ce positionnement permet désormais à Sothema d’utiliser sa filiale WAPH en guise de hub régional pour répondre aux besoins du marché de la région francophone d’Afrique de l’Ouest, notamment les pays de l’UEMOA. Pour rappel, WAPH reste la première usine pharmaceutique marocaine à prendre pied hors des frontières. Le montant de l’investissement s’élève à 6,5 millions d’euros (environ 73 millions de DH). L’usine s’étend sur 2 hectares, dont 5 800 m2 couverts.

Repères
  • Les laboratoires marocains approvisionneront les distributeurs locaux publics et/ou privés et faciliteront la mise en place d’un tissu industriel pharmaceutique avec les sociétés pharmaceutiques africaines.
  • Cette convention porte sur la mise en place d’un cadre juridique et la promotion de la coopération technique, commerciale et financière.
  • L’événement a rassemblé les professionnels du secteur et des experts en la matière représentant 35 pays.

Ilham Lamrani Amine, LE MATIN


         
 
                         
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