L'économie islamique assure des financements alternatifs pour améliorer l'offre bancaire nationale



L'économie islamique, qui a connu une évolution sans précédent ces dernières années, assure un ensemble de financements alternatifs visant à varier et améliorer l'offre bancaire nationale, ont souligné, dimanche soir à Rabat, les participants à un colloque sous le thème "dialogue ouvert autour de l'économie islamique et des financements alternatifs au Maroc".

Les problèmes dont souffre l'économie mondiale à cause de la dernière crise financière planétaire prouvent l'efficacité des produits bancaires islamiques, qui se basent sur le principe d'investissement des capitaux et rejettent le recouvrement des intérêts et le monopole, ont indiqué les intervenants à cette rencontre.

Ils ont relevé, à cet égard, les contraintes qui entravent l'économie islamique dans le monde arabe et islamique, alors que les pays occidentaux s'inspirent des principaux produits bancaires islamiques, notamment l'Ijara, la Morabaha et la Mocharaka.

Intervenant à cette occasion, M. Omar El Kettani, professeur d'économie à l'Université Mohammed V de Rabat, a indiqué que l'adoption par le Maroc d'une plateforme institutionnelle islamique en matière de transactions financières, à cô té du système financier conventionnel, est censée attirer les financements des pays du Golfe, qui refusent de conquérir les marchés européen et américain, suite à la succession des crises financières éprouvantes.

Pour sa part, M. Lahcen Daoudi, professeur universitaire d'économie, a estimé que l'économie islamique encourage et protège la propriété privée et l'intérêt général des citoyens, contrairement au système communiste, fondé sur la propriété publique, et au système capitaliste qui fait de la propriété privée un principe fondamental.

Dans la même ligne de pensée, il a souligné l'importance de la mise en place d'un cadre juridique permettant la réglementation des banques islamiques, ajoutant que celles-ci devraient répondre aussi bien aux différents standards régissant le change qu'aux orientations et principes de la Charia islamique.

De son cô té, M. Abdellah Charkaoui, un spécialiste en économie islamique, a précisé que l'installation des banques islamiques nécessite un accompagnement des docteurs de l'Islam.

A pris part à ce colloque, organisé par l'Association Marocaine d'Etude et Recherches en Economie Islamique (ASMECI), une élite de chercheurs, d'experts et de banquiers et d'entrepreneurs.

Fondée en 1987, l'Association Marocaine d'Etude et Recherches en Economie Islamique a pour objectif d'encourager les études et recherches qui mettent en valeur l'approche islamique et de renforcer les relations de coopération entre les personnes et les institutions intéressées par ce domaine.

L'ASMECI organise des séminaires, des débats, des sessions de formation et des journées d'étude sur les transactions financières islamiques et favorise la publication des recherches et des œuvres relatives à la pensée économique islamique.

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