L’Union européenne soutient le programme marocain des énergies propres

L’Union européenne a contribué activement, à travers plusieurs canaux, à la première phase de la Centrale solaire de Ouarzazate et compte soutenir également la seconde phase. Également en appoint, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.



L’Union européenne soutient le programme marocain des énergies propres
L’appui de l’Union européenne (UE) pour le Maroc en ce qui concerne son orientation stratégique dans le domaine énergétique, reposant notamment sur le développement des énergies renouvelables, ne se dément pas. Bien au contraire, l’UE ne cesse de réaffirmer son soutien à cette orientation qui s’insère dans une politique globale et plus ambitieuse de la mise en place des fondements d’un développement durable.

C’est ce qu’a indiqué récemment la porte-parole du Commissaire européen à l’énergie, Marlene Holzner, qui a affirmé que l’UE est déterminée à accentuer sa coopération avec le Maroc dans le domaine des énergies propres. L’UE soutient pleinement l’engagement du Maroc en faveur d’une économie verte et souhaite accentuer sa coopération avec le Royaume dans ce domaine, notamment en ce qui concerne la seconde phase du projet de la Centrale solaire de Ouarzazate, a indiqué Mme Holzner dans une déclaration à la MAP.

Des concours multipartites

Il est à noter, comme le rappelle Mme Holzner, que la première phase de la Centrale de Ouarzazate a bénéficié de subventions de la Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP) et de prêts concessionnels de la Banque européenne d’investissement (BEI), ainsi que d’un engagement important de plusieurs États membres de l’Union. De même, a-t-elle ajouté, cette première étape de la Centrale solaire de Ouarzazate a bénéficié de dons et de prêts de la Coopération financière allemande (KfW) et de l’Agence française de développement (AFD) via le Fonds de technologie propre (FTP) géré par la Banque mondiale. Le projet sera financé également par d’autres partenaires privés dans le cadre du partenariat public-privé.

L’UE a contribué, à travers la Facilité d’investissement pour le voisinage, au financement de la première phase de la Centrale solaire de Ouarzazate par un don de 30 millions d’euros, dont la convention a été signée en janvier dernier entre les deux parties. De son côté, la Banque mondiale a accordé deux prêts d’un montant global de 297 millions de dollars, remboursable sur une durée allant de 30 à 40 ans, avec des périodes de franchise de 5 à 10 ans.

La Banque internationale pour la reconstruction et le développement, branche du groupe de la Banque mondiale, qui octroie des prêts aux gouvernements des pays en développement, accordera un prêt de 200 millions de dollars, tandis que le Fonds pour les technologies propres fournira un prêt de 97 millions de dollars. Pour l’AFD, elle accorde au Maroc un financement de 100,3 millions d’euros pour appuyer la mise en œuvre de son plan solaire en général et la construction d’une Centrale solaire à Ouarzazate en particulier.

Ce financement, constitué d’un prêt de 100 millions d’euros et d’une subvention de 300 000 euros, a été approuvé en faveur de l’Agence marocaine de l’énergie solaire, chargée de mettre en œuvre le Plan solaire (MASEN). La Coopération financière allemande apporte, de sa part, un prêt concessionnel de 100 millions d’euros et un don de 15 millions d’euros pour MASEN. Elle compte également soutenir la deuxième phase de la Centrale Ouarzazate (340 MW) par des prêts concessionnels de l’ordre de 190 millions d’euros. La Banque africaine pour le développement contribue également au financement de ce projet. En effet, suite à l’approbation par le comité exécutif du via le Fonds de technologie propre, du projet de Centrale solaire de Ouarzazate 1, la Banque a la responsabilité de canaliser une partie des fonds «climat» concessionnels destinés au plan solaire marocain, soit 100 millions de dollars.

Repères

Outre la production électrique, le projet marocain de l’énergie solaire inclut la formation, l’expertise technique, la recherche-développement, la promotion d’une industrie solaire intégrée et potentiellement le dessalement de l’eau de mer.
 Ce projet se construira autour de partenariats publics-privés ciblés et équilibrés avec des acteurs de référence. Sa mise en œuvre est confiée à l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (Moroccan Agency for Solar Energy).


Lahcen Oudoud, Le matin


         
 
                         
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