L’OCP décroche 150 millions de dollars de la Banque islamique de développement

La Banque offre pour la 1re fois un financement non souverain.
Le prêt porte sur la remise à niveau des infrastructures portuaires de Jorf Lasfar.
50% des investissements déjà réalisés.



L’OCP décroche 150 millions de dollars de la Banque islamique de développement
Encore un financement pour l’OCP. Le géant des phosphates a signé hier une convention de financement de 150 millions de dollars avec la Banque islamique de développement (BID). L’enveloppe globale porte sur près de 220 millions de dollars sur une période de 12 ans, avec deux ans de différé. «C’est la première fois que nous accordons un prêt non garanti par l’Etat», précise Birama Boubacar Sidibé, vice-président de la BID.
«Mais il faut dire que l’OCP est un acteur important qui est faiseur des prix sur le marché et auquel nous aimerions adosser notre nom», soutient le vice-président. Le prêt servira au financement du projet d’extension et de réhabilitation des infrastructures portuaires de Jorf Lasfar. «Il s’agit là d’un projet important pour les futures exportations de l’OCP, sachant que l’Office prévoit de doubler ses capacités de production de phosphate et de tripler celle des engrais et produits chimiques», précise Mohamed El Hajjouji, directeur exécutif en charge du pôle financier de l’OCP.
Mais il ne s’agira pas de la dernière collaboration entre les deux organismes. D’autres pistes de partenariat ont déjà été identifiées.

Dernièrement, l’Office multiplie les conventions de financement avec les organismes internationaux, dans le cadre de son plan d’investissement s’élevant à près de 120 milliards de DH. Selon El Hajjouji, près de 50% des investissements ont été réalisés à aujourd’hui. Toutefois, le géant du phosphate a d’ores et déjà assuré pratiquement l’ensemble de ses besoins. «Notre plan d’investissement est déjà entièrement financé, il ne reste plus que quelques ajustements», assure El Hajjouji.

Même si la conjoncture ne s’y prête pas, l’Office continuera à réaliser son plan d’investissement sur les prochaines années. En effet, le groupe prévoit un cycle baissier pour 2013-2014, avec un repli, à la fois, des cours de phosphate et de la demande. Un cycle qui aurait dû commencer au premier semestre 2012, mais qui n’a finalement débuté que cette année. «2012 a même été l’une des meilleures années de l’histoire de l’OCP», lance El Hajjouji. L’Office n’a donc pas l’intention de revoir ses ambitions à la baisse. Bien au contraire, il compte poursuivre les investissements afin d’être parmi les premiers à profiter de la reprise du marché.

 



Ahlam NAZIH, L'economiste



         
 
                         
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