L'Industrie draine 52% de l’ensemble des IDE



L'Industrie draine 52% de l’ensemble des IDE

Pragmatique. C’est ainsi que l’on peut qualifier l’approche du nouveau ministre de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, lors de la présentation de son budget sectoriel devant la Commission de l’agriculture et des affaires économiques de la Chambre des conseillers.

Pour Moulay Hafid Elalamy, «le Maroc ne devrait pas se contenter des opportunités qu’offre l’instabilité régionale pour attirer des investissements directs étrangers (IDE)». Car, «une fois que les pays de la région sortiront du Printemps arabe, ils rentreront dans la compétition», a-t-il prévenu. Pour continuer à tenir le coup, «le Maroc devrait consolider davantage sa stabilité politique». Le défi est également de créer un environnement économique plus favorable aux IDE. 
Les établissements bancaires sont appelés à jouer un rôle prépondérant dans le financement de projets industriels. En plus de fournir davantage de liquidités, les banques devront adopter des taux d’intérêt favorables à l’investissement industriel. En attendant, le ministre s’est réjoui du trend haussier des IDE. Pour les 9 premiers mois de 2013, les flux nets ont marqué un bond de 25% par rapport à la même période de 2012, totalisant ainsi 22,45 milliards de DH. A fin juin 2013, le secteur de l’industrie a drainé 52% de l’ensemble des IDE. Il est suivi des secteurs de l’immobilier et du commerce. Le ministre a également fait preuve de réalisme quant à la concrétisation de certains objectifs, notamment ceux fixés par l’usine Renault Tanger. Selon lui, il sera difficile d’atteindre une capacité de production de 340.000 unités par an. Et pour cause, «la crise que connaît cette filière». Néanmoins, le ministre a salué l’impact de l’installation de cette usine sur le développement social de la région. Le géant de l’automobile a contribué à la lutte contre l’abandon scolaire à travers le financement du transport scolaire. S’y ajoute également un appui financier de 2,5 millions de DH pour mettre à niveau des maisons de jeunes filles.
En attendant que le secteur automobile reprenne son souffle, Moulay Hafid Elalamy semble miser sur l’aéronautique. Il ambitionne de voir s’installer de nouvelles unités industrielles, en plus de celle de Bombardier à Nouaceur. L’enjeu est de former un cluster dédié à l’aéronautique. 
En attendant, le ministère a préparé une série d’actions pour monter en cadence.
S’agissant de la filière du commerce, la tutelle veut accélérer la réforme des marchés de gros. L’objectif est «de moderniser ces espaces pour s’adapter à l’évolution de la demande des consommateurs», a dit le ministre. D’ailleurs, la tutelle veut accélérer la stratégie Rawaj 2020 pour capitaliser sur le commerce de proximité. Le département d’Elalamy planche actuellement sur un nouveau programme de modernisation des petits commerces en accompagnant notamment quelque 4.100 commerçants.
Dans le même ordre d’idées, la lutte contre l’occupation illégale du domaine public par les marchands ambulants est un autre volet qui suscite l’intérêt de ce département. Pour réglementer la profession, des espaces dédiés aux vendeurs ambulants seront mis en place. Cela devient impératif, surtout que tous les efforts déployés par les autorités publiques n’ont pas permis d’éradiquer ce fléau.

Commerce et industrie Le plan d’attaque d’Elalamy



Auto-entrepreneuriat

La promotion de l’auto-entrepreneuriat fait partie des principales préoccupations de Mamoun Bouhdoud, ministre délégué chargé des PME et de l’intégration du secteur informel. Celui-ci a insisté sur la nécessité de préparer un nouveau modèle de l’auto-entrepreneuriat. L’objectif est de réduire le poids de l’économie informelle. Il compte pas moins de 40.000 nouvelles unités informelles par an. Le ministre a rappelé qu’un projet de loi qui définit le statut de l’auto-entrepreneur est déjà prêt. Le texte, qui est actuellement au niveau du Secrétariat général du gouvernement, vise à simplifier l’acte d’entreprendre à travers un assouplissement fiscal et juridique. Il s’agit notamment de la dispense d’inscription au registre du commerce, de l’assouplissement des contraintes de domiciliation et la dématérialisation des procédures, notamment la déclaration, la cessation d’activité et la radiation.


L'économiste



         
 
                         
  Actualité   Investir au Maroc   Création d'entreprise   Vie d'entreprise   Services   Pratique  
 
  Investissement   Portrait du Maroc     Etapes de création     Gestion     Newsletter     Téléchargements
 
  Economie   Raisons d'investissement     Guide des formalités     Finance     Forum     Vidéo
 
 
  Bourse & Finances   Climat des affaires     Formes juridiques     Marketing     Guichets moukawalati     Galerie
 
    Société & Culture     Opportunités d'investissement     Aide aux PME     Ressources humaines     Liste des CRIs     Liens
 
 
  Entreprise     Fiche d'entreprise     Droits des affaires     Nouvelles technologies         Blogs
 
  Sport       Fiscalité     Emploi & Carrière