L’Etat injectera 3 milliards de DH dans l’ONEE

Le contrat-programme de l’Office en cours de finalisation.
La structure tarifaire de la moyenne tension sera rapprochée de celle de la haute tension.
La TVA sur les importations de charbon baisserait à 10%.



Trois milliards de dirhams! C’est le montant que l’Etat va injecter au titre de la recapitalisation de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE). Le montant sera inscrit dans le contrat-programme en cours de finalisation entre l’Office et la Direction des Entreprises publiques et de la privatisation. Un premier versement de 500 millions de dirhams a déjà été effectué en octobre dernier et le second du même montant est prévu pour ce mois de novembre. Le reste, soit 2 milliards de dirhams, suivra en 2013.

L’Office, dont les tarifs sont réglementés, vend de l’électricité à perte. Le manque à gagner pour chaque kilowattheure vendu durant ce mois de novembre est de 0,32 DH! Globalement, les tarifs de l’électricité au Maroc seraient les plus bas du pourtour méditerranéen. Bien sûr la comparaison est à effectuer avec les pays qui ne sont pas producteurs de pétrole mais qui, comme le Maroc, sont de nets importateurs.
Durant les pointes du midi et du soir, l’Office a recourt aux centrales fonctionnant au fuel, ce qui revient cher même si ce produit est fortement subventionné (près de 5 milliards de dirhams par an).
Idem pour le charbon dont le prix est en hausse. Sur ce produit, une distorsion au niveau de la TVA devrait être corrigée via le contrat-programme. Aujourd’hui à 20%, la TVA sur les achats de charbon baisserait à 10%. «Le taux de 20% était appliqué pour protéger la production de la mine de Jerrada. Mais, aujourd’hui, elle n’a plus aucun sens», souligne une source proche du dossier.  Une mesure qui permettrait à l’ONEE d’éviter les problèmes de butoir qui fragilisent sa situation financière.

La structure tarifaire de l’électricité sera également revue. L’idée étant d’introduire des réajustements au niveau de grille de la moyenne tension par rapport à celle de la très haute tension.  Même si des responsables préfèrent ne pas parler d’augmentation de tarifs, ils notent qu’il est anormal  que la moyenne tension soit moins chère que la haute tension. Des scénarios sont proposés et c’est au gouvernement de trancher. En tout cas, Nizar Baraka, ministre de l’Economie et des Finances, n’a pas écarté une éventuelle hausse des tarifs de l’électricité en 2013 alors que son collègue de l’Energie et des Mines, Fouad Douiri, joue la prudence. Il parle de «propositions techniques». Douiri a également assuré lors du Club de L’Economiste du 7 novembre 2012 que «le pouvoir d’achat du consommateur sera protégé».

L’ONEE sera également amené à mettre en place un certain nombre d’actions qui devraient lui assurer près de 6 milliards de dirhams de recettes. Une cession d’actifs immobiliers sera opérée à Casablanca et un peu partout au Maroc ainsi que des actions au niveau du transport de l’électricité. Selon une source proche du dossier, les cessions d’actifs devraient rapporter 2,9 milliards de dirhams et la rationalisation des charges 700 millions de dirhams… L’Office pourrait également récupérer une partie des arriérés de paiement des collectivités locales, lesquels se chiffrent à près de 3 milliards de dirhams. Il  table aussi sur les mesures d’efficacité énergétique pour réduire la facture.

Six soumissionnaires au projet éolien

Les  futures centrales éoliennes permettront à l’ONE de réduire la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. A côté des capacités éoliennes déjà opérationnelles, l’Office compte lancer de nouvelles centrales d’une capacité totale de 1.000 MW. Ce programme sera réalisé en deux phases. La première concerne le projet de parc éolien de Taza (150 MW) pour un montant de 2,4 milliards de dirhams. La deuxième phase porte sur les capacités restantes, soit 850 MW pour un investissement prévisionnel de 14,5 milliards de DH. L’Office a d’ailleurs retenu six soumissionnaires pour participer à l’appel d’offres du programme éolien intégré de  850 MW. Le premier groupement compte «EDF Energies Nouvelles», «Mitsui&Co» et Alstom. Le second est constitué de «Nareva Holding», Taqa, Enel Green Power et Siemens. Le troisième groupement est composé de  International Power-Groupe GDF Suez» et Vestas  alors que le quatrième comprend «Acwa Power», «Gamesa Eolica» et «Gamesa Energia». Le cinquième groupement est constitué de General Electric alors que le sixième compte «Acciona Wind Power», «Acciona Energia» et «Al Ajial Funds».


Khadija MASMOUDI, L'economiste



         
 
                         
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