L'Ecole des pilotes ferme : des candidats perdent une année scolaire



L'Ecole des pilotes ferme : des candidats perdent une année scolaire
La décision entre dans le cadre du plan de restructuration de la RAM. Plusieurs candidats n'avaient déposé leur dossier de candidature qu'auprès de cet établissement.

Ils sont quelques dizaines d’étudiants qui rêvaient de devenir pilotes de ligne et s’apprêtaient à passer le concours de l’Ecole nationale des pilotes de ligne (ENPL). Certains parmi eux, après avoir suivi durant deux ans les cours de préparation au concours national commun des grandes écoles, ont même pris le risque de postuler uniquement pour le concours de l’ENPL, et ceci malgré le fait que celle-ci n’offrait pas plus de 25 places pour l’année scolaire 2011/2012. Mais, voilà que le 8 août dernier, juste un mois après la date limite de dépôts des dossiers de candidature, la compagnie nationale Royal Air Maroc (RAM)  a publié un communiqué succinct annonçant son «regret d’annoncer l’annulation des inscriptions pour l’année scolaire 2011-2012», en raison du plan de rationalisation interne et suite à la réduction de la flotte qui va en résulter.

Une vingtaine de candidats qui avaient déjà déposé leur dossier auprès de RAM Academy ont été informés de la décision directement par e mail. En fait, ces jeunes affirment qu’ils avaient déjà subi les premiers tests psychotechniques, épreuve qui précède l’entretien avec un jury. Ceci pour dire que si RAM, avec les turbulences qu’elle traverse, a le droit d’arrêter les recrutements d’élèves pilotes dont la formation nécessite certes un investissement conséquent, il n’était pas très élégant de la part de ses responsables d’aviser les candidats à la dernière minute.

L'OMDH est saisie

Contactée par nos soins, une source autorisée à la RAM estime qu’elle n’a pas de commentaire à faire à ce sujet, se contentant de nous renvoyer vers le communiqué. Auprès de la RAM on ajoute seulement que généralement les élèves qui sont en prépa passent souvent le concours de plusieurs grandes écoles et non pas une seule. Sauf que les jeunes contactés pensent pour leur part que le métier de pilote de ligne est aussi une vocation et qu’ils ont consacré de longues années à s’y préparer. «Depuis que j’étais toute petite, je rêvais de devenir pilote d’avion», explique Basma qui ne cache pas sa déception. «Je vais retourner suivre les cours de gestion à l’ISCAE, ce qui représente un changement total par rapport à ce que je voulais faire».

A signaler que ces jeunes se sont empressés de créer une page sur Facebook pour solliciter le soutien du public afin que la RAM rétablisse les inscriptions. Une page qui ne semble pas intéresser grand-monde. Ils ont saisi l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH) pour que leur cause soit défendue. C’est dire qu’ils ne savent plus à quel saint se vouer !

Mohamed Moujahid
www.lavieeco.com



         
 
                         
  Actualité   Investir au Maroc   Création d'entreprise   Vie d'entreprise   Services   Pratique  
 
  Investissement   Portrait du Maroc     Etapes de création     Gestion     Newsletter     Téléchargements
 
  Economie   Raisons d'investissement     Guide des formalités     Finance     Forum     Vidéo
 
 
  Bourse & Finances   Climat des affaires     Formes juridiques     Marketing     Guichets moukawalati     Galerie
 
    Société & Culture     Opportunités d'investissement     Aide aux PME     Ressources humaines     Liste des CRIs     Liens
 
 
  Entreprise     Fiche d'entreprise     Droits des affaires     Nouvelles technologies         Blogs
 
  Sport       Fiscalité     Emploi & Carrière