3 Septembre 2010

Investissements Directs étrangers : La Cnuced table sur les investissements verts



Investissements Directs étrangers : La Cnuced table sur les investissements verts
C'est sur une note d'optimisme que les économies mondiales et en particulier celles des pays en voie de développement (PVD) entrevoient les résultats de la 20ème édition du rapport de la Cnuced sur l'investissement. Aujourd'hui, en fin d'après-midi à Rabat, la présentation dudit rapport sera assurée par Mme Nicole Moussa, économiste au bureau de la Cnuced à Genève.

Deux grandes questions rythmeront son contenu, à savoir comment les sociétés transnationales ont réagi face à l'économie globale et à la crise économique ? Et quelles sont les perspectives d'investissements étrangers à faible intensité de carbone dans les PVD ?

Il n'y pas de doute à cela, après une baisse des flux des Investissements directs étrangers (IDE) dans le monde, de l'ordre de 37% durant l'année 2009 et de 16% en 2008, la reprise est attendue dès cette année. Mieux encore, les prévisions recoupées parlent d'une hausse de ces flux durant les trois prochains exercices budgétaires. La thématique même de ce rapport qui table sur l'importance d'un investissement à faible émission de CO2 est porteuse de croissance même pour les pays développés. Ceci, dans la mesure où l'impératif d'adaptation des économies en développement aux changements climatiques représente d'inestimables opportunités en termes d'investissement pour les pays occidentaux.

Une ouverture qui s'inscrit dans la droite ligne de l'esprit même des négociations sur le changement climatique à Copenhague en 2009. L'idée est de favoriser une synergie et un partenariat mondiaux, capables de trouver la bonne dose entre investissement et atténuation des changements climatiques. Et ce ne sont pas les idées ni les projets qui manquent. Car, en 2009, les IDE à faible effet de serre, si l'on peut dire, ont totalisé pas moins de 90 milliards de dollars. Notons que, globalement, les pays en développement ont engrangé, durant l'année 2009, la moitié des flux d'IDE dans le monde. Tandis que la part du lion de ces flux concerne les services, qui continuent de séduire les investisseurs publics et privés. En Afrique, la crise n'a pas empêché les IDE venant des pays asiatiques de rester dans un trend haussier.

Certains pays comme le Maroc ou la Gambie ont adopté des mesures préventives pour continuer à drainer les IDE grâce notamment à des baisses de taxes, etc. D'ailleurs, tout récemment, un rapport sur l'investissement en Afrique a classé le Maroc dans le premier peloton, ce qui serait de nature à conforter le Royaume dans ses choix pour des horizons prometteurs.

Même tendance chez les pays du Sud-Est asiatique dans lesquels les IDE n'ont pas trop senti l'impact de la crise. Ces pays ont été les premiers à montrer une forte résilience aux effets de la récession. La reprise est attendue dans le Sud-Est européen et même dans les pays développés à partir de la fin 2010. Toutefois, avec le changement de paramètres que les politiques d'investissement connaissent dans le monde, les gouvernements sont appelés à harmoniser leurs politiques avec celles de leurs partenaires. C'est une recherche de cohérence et de complémentarité que les gouvernements sont en train de chercher grâce à des facilitations et autres encouragements.

lematin.ma

Mercredi 21 Juillet 2010