Investissement de 2,5 milliards de DH dans une nouvelle unité d'une capacité de 1,6 million de tonnes par an



Investissement de 2,5 milliards de DH dans une nouvelle unité d'une capacité de 1,6 million de tonnes par an
«IL ne suffit pas d’avoir un beau chéquier pour construire une cimenterie». La boutade d’un concurrent pourrait avoir des relents de défi.

Pour un homme d’affaires rompu aux projets titanesques, de la trempe d’Anas Sefrioui, président du groupe Addoha, c’est d’abord un challenge personnel. Le résultat: deux cimenteries jumelles, qui ont coûté pas moins de 5 milliards de DH.

La première, déjà opérationnelle à 100% depuis décembre 2010, est située dans la commune de Lahlaf Mzab à Ben Ahmed. Quant à la seconde, elle est localisée dans la commune de Ighrem Laalam, à Laksiba, près de Beni Mellal. Cette unité démarrera la production de clinker en décembre prochain.

Anas Sefrioui a fait le tour du propriétaire de son joyau à la presse, aux élus et aux autorités locales le mardi 4 octobre. «Le montant de l’investissement s’élève à 2,5 milliards de DH pour chacune des usines, dont 60% provient d’un emprunt bancaire et 40% en fonds propres. Dans d’autres projets de cimenterie, la proportion est respectivement de 70 et 30%. Le financement a été totalement bouclé et investi», explique le patron de Ciments de l’Atlas (Cimat). Cimat est une entité complètement à part. «Elle n’a aucune relation d’actionnariat avec le groupe Addoha», tient à préciser Sefrioui, président des deux structures. «C’est le premier investissement marocain dans le secteur du ciment», signale Ahmed Reda Chami, ministre du Commerce et de l’Industrie, présent lors de la présentation des deux cimenteries.

Les deux unités emploient chacune 250 personnes. «5 milliards de DH pour à peine 500 emplois!» D’aucuns pourraient effectuer un ratio entre le montant de l’investissement et le nombre de postes de travail créés, mais il faut savoir que les process ont changé.

En effet, les deux unités de Cimat sont des cimenteries de dernière génération, avec tout ce que compte l’industrie d’équipement de dernier cri. Recourant à la technologie allemande, les deux cimenteries sont entièrement automatisées. De plus, dotées en technologie allemande, elles ont été construites selon des standards internationaux en matière de respect de l’environnement. «15% du montant d’investissement de Cimat, soit environ 900 millions de DH, a été consacré à l’environnement», explique Mohamed Naciri, directeur d’exploitation. Ainsi, par exemple, les deux halls de stockage sont entièrement couverts.

L’objectif est d’éviter la pollution des eaux de la nappe phréatique et la dispersion des poussières dans l’atmosphère. Un problème dont souffrent depuis de longues années les populations riveraines de bon nombre d’unités industrielles. De plus, l’usine est équipée de station de traitement des eaux polluées, d’origine industrielle, usées ou encore pluviales. L’eau est ainsi constamment réutilisée. L’on parle d’un volume de consommation d’eau d’environ 30 litres par tonne de ciment. Ce qui est considéré faible par rapport aux autres industries.

La présence d’une cimenterie dans une région se remarque souvent par les émissions de poussière dans l’atmosphère. D’où la signature d’une convention entre le gouvernement et les cimentiers pour une norme ne dépassant pas 50 mg de poussière par m3.

Cimat se targue de faire encore mieux: -3 mg/m3. De plus, les convoyeurs de calcaire, utilisé dans la production du ciment moyennant des ajouts et de procédés chimiques, sont entièrement capotés pour éviter la dispersion des poussières. Le calcaire représente 80% de la matière première utilisée pour la fabrication du ciment. Les deux usines sont situées à proximité de deux carrières de calcaire, exploitées à ciel ouvert. La norme veut qu’une cimenterie puisse tabler sur des réserves d’un siècle. Par ailleurs, la sécurité est une priorité. Les chantiers n’ont enregistré aucun accident.

800.000 tonnes à l’export

Les deux usines sont dotées d’une capacité de production annuelle globale de 1,6 million de tonnes chacune. Soit 3,2 millions de tonnes pour les deux entités. Ce qui représente une surcapacité de 60.000 à 800.000 tonnes de ciment par an. Mais le patron de Cimat réfléchit déjà à de nouveaux débouchés. Le premier sera la Côte d’Ivoire, dont le gouvernement a signé une convention d’investissement avec Cimat. «Les contrats ont déjà été signés. Et la société qui s’implantera dans ce pays existe déjà. Elle s’appelle Cimaf pour Ciment d’Afrique», annonce Anas Sefroui, président. Pour l’heure, une première structure a été créée en Côte d’Ivoire et s’active à recruter. Après la signature du contrat d’export, les discussions sont en cours pour finaliser les démarches nécessaires à la construction d’une cimenterie sur place. Trois autres pays d’Afrique sont dans la ligne de mire de Cimat pour la construction de trois usines sous la bannière de Cimaf, mais, pour le moment, le président se refuse à en divulguer le moindre détail.

L'economiste


         
 
                         
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