Industrie automobile : Des synergies déjà enclenchées entre Somaca et Renault Tanger



Industrie automobile : Des synergies déjà enclenchées entre Somaca et Renault Tanger
Formation, ingénierie, pièces, logistique… les pistes explorées.
Une partie des pièces importées de Roumanie sera produite à Tanger.
Objectif: améliorer la performance économique des sites et des véhicules.

A la veille du démarrage (début 2012) de l’usine Renault Tanger Méditerranée (RTM), les préparatifs battent leur plein. Les premières synergies entre le site de Somaca et celui de Tanger sont déjà enclenchées.
Formation, ingénierie, pièces, approvisionnement, logistique… les possibilités sont multiples. Pour l’instant, Somaca a d’ores et déjà entamé une série d’actions pour faciliter le démarrage de l’usine de Tanger. Pour commencer, le site de Casablanca se sert de son statut d’outil industriel expérimenté et joue un rôle pédagogique: formation, information pour la maîtrise des circuits et process de production.
«Nous sommes amenés à former régulièrement soit des opérateurs, soit des agents de maîtrise. C’est également le cas sur le périmètre ingénierie. Nous avons en ce moment un certain nombre d’ingénieurs en formation», annonce Fabrice Delecroix, DG de Somaca.

Cette première phase correspond plus à l’apprentissage métier, à la gestion du temps et au développement de la rigueur chez les nouvelles recrues. «Nous formons les opérateurs de Tanger à apprendre le process sur les lignes de Somaca, la gestion du temps, le montage, voir comment fonctionne une usine à plein régime et développer la polyvalence…», a confié à L’Economiste Jacques Chauvet, président Euromed du groupe Renault. La complémentarité entre les deux sites repose principalement sur la production de véhicules qui ont des plateformes communes ou plutôt voisines.

D’ailleurs, pour les tests de ses tout premiers véhicules, qui se sont avérés concluants il y a quelques semaines, le site de Tanger a fait appel aux ateliers de tôlerie et de peinture de Somaca.
L’autre point fort en termes de synergies devra fonctionner dans le sens inverse. En clair, à court terme, l’usine de Tanger devra livrer en CKD les premières pièces d’emboutissage made in Maroc. Des éléments et des pièces de tôlerie importés jusque-là du site roumain de Pitesti. «C’est une opportunité énorme qui s’offre aux deux sites de Tanger et Casablanca», tient à préciser Christophe Dridi, directeur de production chez Somaca.
Après, il y aura plusieurs modalités de collaboration: cela va de la remontée d’informations au traitement et l’analyse des problématiques communes à la logistique/fret, en passant par la politique d’approvisionnement et l’expertise commune. Il est aussi question d’avoir des fournisseurs communs entre Somaca et Tanger. Bien évidemment, l’effet volume plaidera pour la réduction des coûts auprès de l’écosystème des fournisseurs locaux et étrangers.

Sur un tout autre registre, de capacité de production, le site de montage de Casablanca vient de passer à la vitesse supérieure. Les flux (montage et tôlerie) ont été dimensionnés pour monter en cadence de façon à passer de 10 à 15 véhicules par heure. Pour y arriver, l’entreprise vient de passer au mode de trois équipes (3x8). A l’origine de cette montée en régime: Somaca a été sollicitée pour venir en support et alléger la pression de production que connaît le site roumain de Pitesti.

L’usine roumaine connaît depuis quelques mois une forte demande sur Duster. Du coup, elle n’est pas en mesure de répondre à la demande à l’export des Logan et Sandero. Fort de cette actualité, le site de Casablanca compte booster ses volumes à l’export.

Globalement, l’ordre de grandeur fait que 50% de la production est destinée au marché marocain et 50% à l’export. Les volumes export, compte tenu du délestage de Pitesti, vont essentiellement vers la France, l’Espagne, la Hollande, l’Italie, le Portugal et la Turquie. La forte demande sur Duster (ndlr: produite à Pitesti) fait que ce site n’est plus en mesure de répondre à la demande commerciale de ces pays. Ce qui a permis à Somaca de produire en complément de Pitesti les véhicules Logan, Sandero et Sandero Stepway avec un volume d’activité conséquent en 2011. Mais il y a aussi les exportations vers l’Egypte, la Tunisie…
Au total, le surplus à l’export devra permettre de produire quelque 20.000 véhicules supplémentaires.
Ceci étant, le site casablancais devra réaliser un record cette année en termes de production. Le management table sur quelque 60.000 véhicules en 2011, contre 42.000 unités en 2010.
La composante logistique est l’une des problématiques majeures à laquelle seront confrontées Renault

Tanger et Somaca. C’est une contrainte assez forte puisque le coût ramené à la distance de la traversée du Détroit reste des plus chers au monde. L’un des premiers défis des deux usines consistera à faire baisser les prix de la traversée.

L'economiste
 


         
 
                         
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