Industrie : Baisse des droits d'importation des matières premières



Industrie : Baisse des droits d'importation des matières premières
Les industries concernées pourront importer le sucre, le lait en poudre écrémé, le lait en poudre entier et la farine biscuitière à 2,5% de droits de douane.
Les industriels opérant dans le secteur de la biscuiterie, de la confiserie et de la chocolaterie vont bénéficier d'une mesure prise dans le cadre du Pacte national pour l'émergence industrielle, signé entre le gouvernement et la CGEM, concernant l'importation des matières premières entrant dans leur production à des prix bas. En fait, ces industriels viennent d'être avisés par une annonce signée par trois ministères, en l'occurrence les départements de l'Agriculture, de l'Industrie et du Commerce et du Commerce extérieur, que l'État procédera à la répartition du reliquat sur les contingents octroyés au titre des six derniers mois de l'année 2011. Les bénéficiaires de ces contingents pourront importer, dans la limite du quota qui leur sera imparti, les matières premières, en l'occurrence le sucre, le lait en poudre écrémé, le lait en poudre entier et la farine biscuitière à 2,5% de droits de douane.

Cet avantage n'est toutefois pas destiné à tous les industriels opérant dans les secteurs mentionnés, puisqu'il est assorti de conditions. En fait, seules peuvent en bénéficier les entreprises qui commercialisent leurs produits sur le marché local et dont la situation est régulière vis-à-vis du Fisc et de la CNSS. De plus, elles doivent justifier leurs besoins de ces matières premières et déposer leurs demandes auprès du ministère du Commerce extérieur avant la fin de ce mois de septembre. Les sociétés peuvent importer elles-mêmes ou le faire par l'intermédiaire d'un importateur, pour les quotes-parts de blé tendre biscuitier et de sucre. Il est à noter que cette mesure est la 53e parmi les 111 que contient ledit Pacte national. Celle-ci concerne les filières intermédiaires (produits de consommation) et vise à réduire les coûts des intrants à travers la mise en place de quotas à droits minimums. Par ailleurs, tiré vers le bas par la conjonction d'une multitude de contraintes, aussi bien internes qu'externes, le secteur de la biscuiterie-chocolaterie-confiserie croit toujours en ses chances de survivre à la déferlante des produits de l'importation et aspire à de jours meilleurs. Une étude qui avait été réalisée par l'Anpme, les professionnels et le ministère de l'Industrie avait relevé que si les menaces étaient nombreuses pour ce secteur, il ne manquait toutefois pas d'atouts qu'il pouvait exploiter, notamment s'il bénéficie d'un accompagnement des pouvoirs publics.

Mais si en général ces trois branches ont plusieurs caractéristiques communes, elles ne vivent cependant pas cette situation difficile avec la même intensité. Ainsi, la filière de la biscuiterie est la plus fragile, avec une multitude de contraintes.

Il s'agit notamment des difficultés des minoteries à fournir des farines adaptées aux besoins industriels, du prix et de la qualité du sucre raffiné peu attractifs, de la production locale d'autres intrants (glucose, additifs…) souvent de qualité médiocre, ainsi que pour fournir des emballages spéciaux. Les approches marketing de cette branche sont encore limitées, mais une réelle diversification des gammes offertes a été amorcée. De même, les produits de la biscuiterie fabriqués localement sont de qualité moyenne, en comparaison avec les produits étrangers, pas nécessairement pour des raisons de maîtrise technologique, mais plutôt en raison de la nécessité d'offrir des produits basiques aux prix les plus bas.

Coûts de production élevés

La filière de la biscuiterie pâtit des prix de revient qui restent supérieurs aux prix internationaux en raison des prix des matières premières (droits de douane inclus), des emballages et frais salariaux plus élevés, poussant certaines entreprises dans l'informel (sous-déclaration de la production réelle, sous-déclaration du prix des intrants importés, absence de facturation pour gagner sur la TVA, etc.). Surtout que les importations connaissent une explosion depuis 2004, notamment à la suite du démantèlement tarifaire sur les produits finis, plus particulièrement dans le cadre des accords de libre-échange (notamment avec les EAU, la Tunisie, la Jordanie et l'Égypte).

Actions prioritaires
• Baisse des prix pour inciter à la consommation de ces produits, identification des attentes des consommateurs et poursuite de l'innovation, développer l'export.
• Refonte du système douanier, notamment pour lutter contre la sous-déclaration à l'importation et le déclenchement des mesures de sauvegarde.
• Révision de la stratégie fiscale (réduire le taux de TVA sur les produits alimentaires, combattre l'informel de production).

Le matin


         
 
                         
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